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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 11:45

Mon blog et ma présence sur les réseaux sociaux m'ont très certainement aidé à décrocher mes derniers emplois. Lorsque je postule pour des boulots liés au net, je mentionne sur mon CV mon compte Twitter comme un autre mentionnerait une voiture ou un enfant.


Mettre en avant mon blog et les bêtises que je raconte sur l'internet mondial, c'est bien au moment de l'embauche mais quand on est en poste, ça l'est un peu moins…

… Parce qu’une fois embauchée, patrons comme employés, et bien on reste tous à cohabiter sur les réseaux sociaux et il devient un peu plus délicat de demander à ses followers une bonne recette contre la gueule de bois.

Depuis que j'ai commencé mon nouvel emploi je me suis retrouvée face à des situations un peu gênantes par rapport à mon blog ou à Twitter.  Le blog, c'est une activité que l'on fait dernière son écran, une tasse de thé entre les doigts en se disant que ça sera peut-être lu ou pas, par une personne elle aussi derrière son écran une tasse de thé entre les doigts.

A chaque fois que je me suis retrouvée en face de quelqu'un dans la vraie vie qui lisait mon blog, je me suis toujours sentie un peu gênée de me dire « elle devait pas m'imaginer comme ça » ou alors « mince là j'ai pas grand chose à raconter ».

Voilà pour situer un peu mon état d'esprit par rapport à tout ça. Passons maintenant aux choses concrètes.

Il y a de ça quelques semaines je me trouvais en réunion avec un de mes boss, un client et un ordinateur portable relié à un projecteur. Pour me présenter au client, mon boss commence par dire que je suis une blogueuse et très présente sur les réseaux sociaux.

Patati et patata.

Je le regardais écouter ma présentation faite par un autre sans me rendre compte de ce qui était en train de se passer sur le mur blanc de l'autre côté de la pièce. Mon boss, tout en parlant, était en train de chercher les preuves sur le net et mon blog s'afficha en 2 mètres sur 3 sur le mur de la salle de réunion. Non pas que je n'assume pas mon blog, bien au contraire mais se retrouver en train de faire un semblant de bisous à  une serpillière (cf. la bannière) face à deux personnes en costard est … comment dire … un chouïa gênant.

Je me sentais me liquéfier en transpiration sur place au fur et à mesure que mon boss scrollait pour montrer un petit peu de quoi j'étais capable. Tout cela paraissait fort amusant et coloré et je m’en serais tenu à juste envisager la crise cardiaque si le premier article n'était pas celui où je raconte que tout le monde parle en franglais.

 

Article qui est surtout un des seuls que j'orne d'une photo...


... Et pas n'importe quelle photo.Non.Celle d'une Mia Frye façon Drag Queen visiblement en panne d'inspiration vestimentaire ce jour là.

La conversation se faisait sans moi, mon boss expliquant au client le fonctionnement d'un blog tout en continuant de me présenter tout en scrollant entre moi qui embrasse une serpillière et Mia Frye. Moi qui embrasse une serpillière et Mia Frye. Moi qui embrasse ... vous avez compris.


Ce ne fut que lorsqu'il cliqua sur la croix rouge que je pu enfin recommencer à respirer.

Je venais de passer le Vietnam.

Enfin c'est ce que je croyais jusqu’à ce que j’y arrive vraiment.

Soit jusqu’à ce que mon boss entreprenne de lui montrer mon profil Twitter.

Sur Twitter mes propos ne volent pas bien haut, je m'amuse beaucoup sur ce média avec ce qui me passe par la tête. Sur la page d’accueil de Twitter, pour situer à ceux qui ne s’y sont pas encore mis, il y a les tweets des personnes que l’on suit qui s'affichent, sa photo d’avatar et son dernier tweet à soi.

Alors que je regardais mon avatar de profil trié sur le volet je n'osais laisser glisser mes yeux vers mes dernières paroles ayant trop peur de ma découverte. Puis mes yeux ont glissé et j'ai fait en même temps que mes deux geôliers la découverte d'un très sérieux « Nanarland  est mon antidépresseur, ma bible, mon passe-temps ».  J'étais soulagée car je suis capable de bien pire.

Une deuxième délivrance vint lorsqu’il ferma la page.

Voici comment j’ai découvert ma présence sur le net façon « salle de ciné ». J’étais très gênée sur le moment mais je pense que cela m'a aidé à ce que je m’assume de plus en plus.

Et vous, vous vous êtes déjà retrouvé dans des situation gênantes à cause de votre blog ?

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 11:59

 

Lors de mes diverses expériences professionnelles, j'ai souvent été amenée à former les employés sur leurs nouvelles fonctions, notamment en boutique.

J'ai toujours aimé ça. Même si je suis une pitoyable pédagogue et abrège les blablas au strict minimum de peur de saouler mon interlocuteur, ces journées passées à former mes futurs collègues étaient au moins des heures que je ne passais pas à travailler.

Celui qui a dit « feignasse » est prié de sortir s’il-vous-plait.
Car former un nouvel employé n’est pas une mince tâche.

Tout d’abord il faut faire copain copain avec le nouvel employé qui pourrait se méprendre et me considérer comme la lèche pied du patron. Ma technique est de me faire perdre illico du galon en scellant un pacte de complicité avec le futur employé lui certifiant "je suis comme toi frérot."

Une fois la confiance du nouveau acquise j’explique les choses comme j'aurais aimé qu'on me l'explique en entrant parfois dans des détails dont le futur employé n'en a peut être rien à cirer. "Tu vois la porte à droite c'est les toilettes et ne t'en fais pas il y a TOUJOURS du papier". C’est vrai il faut anticiper les questions qu’il n’osera pas poser par timidité.

Puis pour pas le dégouter de suite à ce jeune, je lui montre aussi les côtés positifs du boulot : "tu vois le samedi y a du monde ok mais dès qu'il y a personne on se cale derrière la caisse pour manger des chips ou on sort à tour de rôle faire du shopping."

J'ai eu de la chance de ne jamais tomber sur la nièce de la patronne qui serait là incognito pour se faire former pour un boulot de vacances.

Il faut aussi leurs faire tout voir et pas seulement les trucs chiants que l’on voudra qu’ils fassent en priorité du type passer la serpillière avant de fermer. Non il faut aussi leurs montrer comment on encaisse et tout ce genre de chose. Et la caisse ça plait bien aux nouveaux, surtout si la dernière qu’ils ont touché était en plastique avec des billets de Monopoly dedans.

Alors quand ils me demandent "Dis je peux encaisser le prochain achat" je réponds telle une grande sœur aimante "Oui bien sûr" en pensant à ma patronne qui me disait 30 minutes auparavant "Par contre surtout je ne veux pas que le nouveau encaisse".

C’est pas facile de former, il faut gérer les états d’âme du petit tout en réprimant un ulcère en le voyant manier les billets. C’est la formatrice qui est responsable. Et ça, la formatrice n’oublie jamais.

J’ai donnée ma dernière formation la semaine dernière. Mais attention rien de ce que j’avais connu jusqu’à présent. Non, une vrai formation avec une journée dédiée, un ordinateur, le resto le midi et tout et tout. Le genre de formation où quand tu y assistes tu aimes bien te pelotonner dans ton siège en cuir en pensant à ce que tu feras à manger en rentrant et boudiou ce que c’est long.

Je ne sais pas si j’ai été chiante comme un épisode de Derrick mais toujours est-il que j’ai bien aimé faire ça.
Et vous, vous avez déjà été amené à former des personnes ?

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 14:32

" Eh ben ça se voit que tu travailles dans une agence ". La remarque de mon brun me coupa net la parole, me mettant face à la phrase que je venais de prononcer et qui devait ressembler de prêt ou de loin à un élégant : " tu ne peux pas checker ce que tu fais car vu que c'est en stand by il faut te préparer à tout refaire step by step ".

Oups. Où est passé le temps où mes anglicismes se limitaient à " ok " et à " week end " ?
 
Je travaille depuis 2 semaines dans une agence. Avant une agence pour moi, c'était une agence immobilière, une agence intérim ou une agence tout risque, bref, un truc que l'on appelait de temps en temps quand on en avait besoin et qui était là pour rendre service. Ca résonnait aussi en moi comme un monde où l'on a un attaché case en guise de main droite et une oreilette en guise de tympan gauche.
 
Bref j'en avait une vision un peu réductrice si l'on rajoute à cela que je les imaginais employer un franglais (vocabulaire composé d'anglicisme parfois inventé) assez poussé.

Pas si réductrice que cela ma vison en fait.

D'une manière générale chaque nouveau boulot que je débute comporte son lot d'anglicismes. Dans les "call center" on avait le droit au "floor", "outbound" et "inbound", qui signifiaient respectivement "plateau", "ceux qui (font chier et) appellent les gens à leur domicile", "ceux qui (pètent un câble et) reçoivent les appels".
 
Enfin je crois...
 
A la boutique de collant toutes les couleurs et les noms des produits étaient in english ce qui donnait des situations assez cocasses avec les clientes :
- Je voudrais un satin touche narliblac s'il vous plait. Dit la cliente
- Ah vous voulez sûrement parlez du satine teuch nirli black ? Répond la vendeuse.
 
Une anglophone aurait sans doute eu un bon fou rire en nous entendant massacrer sa langue pour nommer un collant satiné noir ou presque.

Toujours est-il qu'à chaque nouveau job j'apprends de nouveaux mots en anglais même si savoir dire " mi-bas avec le bout de pied renforcé " ne me sera pas d'une grande utilité si je décide de m'établir en Angleterre.
J'ai beau faire de la résistance au départ essayant de tout traduire, je finis par moi aussi faire des phrases en franglais vu que de toute façon c'est le wording de l'entreprise.
Y a même des mots que dont je ne connais pas la traduction en français ... c'est pour dire.

J'essaie de faire attention histoire de ne pas agacer mon entourage et je leur explique ce que je fais comme si je l'expliquais à ma grand-mère lorsque les anglicismes ressortent façon Gille de la Tourette : " alors je gère plusieurs communautés sur les réseaux sociaux en essayant de transformer les membres en client … tout en donnant un FEED BACK de mes actions à la WAB AGENCY".

Aahhhhhhhhhhhhhh Mia Frye sort de ce corps !

 

Mia-Frye-copie-1.jpg

 

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 06:48


Ca y est j'ai retrouvé du boulot.
Ouai, déjà.
Je ne pourrai même pas vous raconter mes déboires avec Pôle emploi, les entretiens foireux, l'attente interminable...
Tout à formidablement bien marché depuis l'envoi de mon premier CV le mois dernier.

Même pas drôle.

Passé l'angoisse de me re-re-retrouver au chômage, je commençais à en voir les avantages, bien décidée à en profiter :  apprendre l'anglais, me refaire une culture cinématographique et musicale laissée en friche depuis Queen of the stone age et Titanic me perfectionner en cuisine, écrire un billet par jour, apprendre à coudre mes ourlets …
J'avais des projets de glande plein la tête.

Pour mon karma de chercheuse d'emploi j'avais néanmoins envoyé quatre CV, de quoi faire taire les inquiétudes de mon brun quand à mon soudain attrait pour la vie de femme au foyer.

J'ai donc sauté sur les annonces orientées web et localisée sur Toulouse que j'ai trouvé.  J'ai toutefois fait une petite entorse en envoyant un CV pour une association culturelle qui réveillerait la saltimbanque qui est en moi.

Le bilan de ces premières candidatures était plutôt bon : trois entretiens de prévu dans des belles boites toulousaines.

Inutile de dire que n'étant ni éligible au CAE, ni issue d'un quartier difficile, ni prête à me déplacer partout en bagnole et à mes frais pour 900 euros, l'association culturelle à dû se frotter les fesses avec mon CV.

Je vous raconterai plus précisément la prochaine fois le pourquoi du comment des trois entretiens mais aujourd'hui j'ai un nouveau job.

Je suis community manager pour une agence web.
J'ai laissé tomber à mon grand dam le SEO. Cela me permettra peut être d'arrêter de me dire « tiens il a bien choisi son titre » lorsque je vois une enseigne dans la rue :

                            « Pharmacie saint Michel ouvert 24h/24h »

Les référenceurs obsédés par les backlinks et le pagerank me comprendront. Enfin j'espère.

Je ne pourrais pas apprendre l'anglais ni la couture, je suis quand même contente d'avoir retrouvé si rapidement. Et puis maintenant j'ai une bonne raison de passer ma journée sur Facebook !



 




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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 16:51

Parce qu'il n'y a pas que le boulot dans la vie. Par contre si une personne de ma famille lit ces lignes, arrête-toi là.

Ma soirée mec


J’ai fait une soirée mec. Du genre une vrai où j’ai presque senti me pousser de la moustache. Pourquoi ce choix ? Les mots « strip-tease » et le nom de mon copain ayant été étrangement associé, je réussi à négocier ma présence non pas pour faire ma chieuse mais à des fins purement sociologique.

Une soirée mec c’est quoi ? Je savais ce qu’étaient les soirées filles, bien loin des échanges sur les chaussures nous racontions notre vie sexuelle et celle de notre entourage en insistant sur les détails. Tout en descendant l’équivalent d’une grosse vigne en vin.

Mais la soirée mec restait un mystère, Je sais pour avoir assisté à des retours de mon homme, que les soirées mecs sont toujours très alcoolisées et que suivant les récits il ne se passe pas grands chose à part « qui finira sa bouteille de whisky en premier ».

Je m’attendais vaguement à ça, ayant préparé mon foie en buvant du thé détox toute la journée et en mangeant du radis noir. Un savant mélange d’antidote à la gueule de bois tout droit sorti de ma propre interprétation de ce que je lis sur les magazines féminins.

J’avais tort.

J’arrive à la soirée avec mon mec, étant presque gêné de faire la bise à l’assistance alors que tous se serrent la poigne et se tapent l’épaule. L’espace d’une bonne demi-heure, je me suis demandé ce que je foutais là, enquillant des bières sur le perron d’un pavillon de banlieue en évitant de me faire dégommer par les moustiques. Je ne trouvais pas de sujet de conversation qui m’allait et restais donc silencieuse, évitant soigneusement les coups d’œil que me jetait mon brun « a t’as voulu être là ma vieille… »

L’ennui commençait à me gagner quand le maitre de maison déclara qu’on allait passer à l’intérieur. Tant mieux, je pourrais au moins parler de la déco, donner quelques conseils et me réchauffer un peu. Je suis donc tout le monde direction… le garage.

Le garage.

Entre  la concession automobile et le musée, le garage était orné de motos, mini-moto, moto neige et autre mot en to.

Je vois les 5 gars prendre place debout, dans des positions que seuls les mecs peuvent reproduire, une jambe plié l’autre tendu sur le côté, une main calée dans la poche du jean prête à gratter ce qui grattera si le besoin s’en fait sentir. Ils peuvent rester ainsi des heures sans ressentir la moindre once de fatigue.

Je commençais à m’installer sur un bout de canapé, le canapé de garage d’Hélène et les garçons mais en moins propre. C’est un peu comme si il avait servi d’obstacle lors d’une course de bagnole. J’étais habillée en clair je ne savais pas où me mettre sans avoir une trace de pneu.

Je décidais de prendre mon mal en patience et attaquait le pastis, qui me laissait étrangement sobre pour une fois. Après avoir contemplé en long et en large tous les 2 roues se trouvant là, les garçons commencèrent à parler de dents et de leurs expériences de dentiste. Tiens marrant, les gars entre eux parlent de dent. Je commençais à tirer des généralités sur les soirées mecs en entendant un des gars commander des pizzas.

Les grandes absentes de cette réunion à 80 pour cent testostérone.

La conversation commençait à dériver vers la raison pour laquelle j’étais là. La lap dance que devait « subir » mon mec.

Elles font quoi exactement pendant la lap dance ?

J’avais pensé tout haut et tous me regardaient.

« Beh on t’en paie une et si ça te plait pas ton mec la fera pas ok ? »

Ok.



Quelques freins à main en bagnole plus tard, nous pénétrons dans le bar à strip tease et ma raideur me fit penser que je me sentais comme un poisson dans l’eau au milieu du garage et des pneus. J’ose à peine lever les yeux, des filles en string pailletés partout, sur scène, derrière le bar et dans l’assistance. Oh mon dieu c’est exactement comme dans les films. La musique, les vicelards qui assument au premier rang, les vicelards qui assument pas au bar avec moi au milieu. Je dois ressembler à une vicelarde. Ça me plait moyen.

Je continue à baisser la tête comme à l’église quand le curé boit dans sa coupe. Enfin j’ai toujours supposé qu’il faisait ca car je baissais toujours la tête comme les autres résistant à la curiosité de voir ce qu’il pouvait bien faire de si honteux pour que nous fasse regarder par terre. Bref.

Fin de la parenthèse religieuse.

Je commençais à regarder un peu autour de moi et à voir les filles en string, que j’espérais du staff entrain de tortiller de la fesse vers les vicelards du milieu.

« Brune ou blonde on me demande »

Et pour une raison que j’ignore encore je m’entendis répondre « blonde »

Ni une ni deux une blonde probablement née châtain, s’avance vers moi et me prend par la main. Mon visage doit se confondre avec le spot rouge fluo du fond de la scène et je reste sur place alors qu’elle me tire et qu’un des gars me pousse. Je regarde mon copain d’un œil implorant et je peux lire sur son visage un autre « T’as voulu venir ma vieille ».

Je suis la Barbie dans les tréfonds du bar, me demandant si j’allais ressortir vivante, si je n’allais pas pleurer, si je n’allais pas appeler la police.

J’avais peur.

On entre dans un espace minuscule recouvert de miroir et de moumoute. Tout le bon goût résumé en 3 m carré. Elle allume le poste et j’entreprends de lui dire que je fais jamais ça d’habitude, m’excusant à moitié d’être là mais vous comprenez c’est purement sociologique.

Elle a l’air de se foutre de ce que je raconte comme de ses premières règles et enlève son haut de maillot.

Mais elle fait quoi là ????

« Tu vas voir ça va bien se passer. » Cette phrase qui se veut rassurante a sûrement été prononcée au moment où je commençais à devenir bien pâle.

Je commence à me raidir en la voyant s’approcher de moi. Je n’ai pas écrit mon testament, est-ce que j’ai mis assez à manger aux chats, et puis qu’est-ce que je fais là déjà.

La strep-teaseuse/danseuse me ramène à des choses plus essentielles en me fourrant littéralement ma tête entre ses seins.

Brrrrrrllllppppp. Je me retrouve, les joues pleines de poudre qui sent bon, il faudra penser à lui demander ce qu’elle met. Telle une mère nourricière un peu maladroite, elle me laboure le visage avec ce qui m’a l’air d’être un bonnet D. Je n’ai pas le temps de voir ce qui m’arrive qu’elle fait demi-tour et s’assoit sur mes genoux. Elle doit avoir l’impression de se frotter à un tronc d’arbre vu que je suis au bord de la raideur cadavérique.

Je pensais avoir connu le plus gênant, c’est alors qu’elle commence à onduler du bassin et là je me sens très très très mal. Ne sachant pas quoi faire et un tantinet admirative, je lui demande comment elle arrive à faire ça alors que quand j’essaie ça bouge des épaules jusqu’aux orteils.

« C’est de l’entrainement, avant j’étais comme toi. »

Ah ce petit échange me met à l’aise et je commence alors à parler, à raconter ma vie pour justifier ma présence ici.

Elle exécute sa chorégraphie en m’écoutant gentiment.

« Et il y a souvent des filles qui viennent ici ? »

« Oui et c’est des grosses cochonnes alors que toi t’es carrément coincée »

Un peu vexée, je regrette presque de ne pas être une grosse cochonne.
Presque.
Notons que je suis à nouveau la tête entre ses D jumeaux alors de loin l’illusion y est.

Heureusement la chanson est courte et c’est les au-revoir sont là.

Je reviens un peu choquée me descendre une bière au bar pendant que mon mec me regarde en me disant « raconte » plusieurs fois.

« Beh tu verras c’est ton tour maintenant. »

J’ai survécu à une soirée mec.





 




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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 10:06


Souvenez-vous mon questionnement au sujet de la prétention salariale. Ce n'est pas une question que l'on m'a posé bien souvent, m'attribuant toujours d'office le smic en vigueur.

La première fois que l'on m'a demandé quelles étaient mes prétentions salariales j'ai été prise au dépourvu. "Euh … pfiou … c'est queeee …. Je pose 2, je retiens 1 ah et combien je paie de transport déjà ?"

Entre deux gouttes de transpiration j'ai répondu à petite voix "le smic".

Lorsque j'annonçais cela à mon brun il me sermonna comme quoi je me vendais au rabais, et pourquoi pas "payez moi en cailloux et en feuilles de salade" aussi tant que j'y étais.

Une fois prononcée ces 4 lettres fatidique, l'employeur exécuta les souhaits et me dit "va pour un smic" vu que j'y tenais tant.

Je suis du genre à ne faire les conneries qu'une seule fois me laissant le privilège d'en découvrir d'autre tout en évitant de me sentir trop stupide face à la répétition d'un mauvais scénario.
C'est alors qu'avant mon dernier entretien, je révisais mes prétentions, bien décidée à faire passer le mot "smic" aux oubliettes.
En bref il fallait que je me trouve une valeur.

Combien je vaux au boulot ? … difficile question.
Ne pas se surestimer ni se sous estimer tout en restant cohérent face aux autres concurrents est un questionnement assez compliqué lorsque l'on est une très mauvaise négociatrice.

Vint le moment où j'ai dû répondre récemment à cette question et, avec l'aplomb d'une adolescente qui vient de piquer un mascara chez Séphora je regardais le crépis en annonçant "entre 1350 et 1400 euros". Net of course. Je n'aime pas parler en brut. Et je n'aime pas regarder les prix au kilo aussi mais c'est une autre affaire.

J'ai enfin accouché d'une prétention salariale. Une prétention salariale de province certes mais une prétention salariale quand même.
Vous en pensez quoi ? Pas la peine d'en faire des caisses pour si peu ou avec les temps qui courent c'est déjà cher payé ma p'tite demoiselle ?


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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:11

Lorsque l'on m'a annoncé mon licenciement je crois que mon premier frisson d'horreur a été lié à l'idée de remettre le nez dans mon cv. Souvenez-vous lorsque j'ai commencé à lui refaire une beauté j'ai passé pas mal de temps à m'arracher les cheveux et à me manger la peau autour des ongles à essayer de faire obéir Word qui te calle des interlignes quand tu l'as pas demandé et te fout en l'air toute ta belle mise en page.

Bref en tout cas à moins de rester au chômage toute ma vie il me faut obligatoirement un cv pour postuler.

Faire un cv dit original et hors du commun m'a traversé l'esprit mais en voyant défiler sur Twitter des cv plus originaux les uns que les autres cela m'a rappelé que je savais utiliser seulement paint et encore à moitié. Ne voulant pas être la risée du net, je me contenterai d'un cv à l'ancienne où les seules fantaisies consisteront à mettre des mots en gras et des mots en italiques.
J'ai donc décidé de dépoussiérer mon cv de compet', celui qui m'a permis de décrocher deux boulots, en y rajoutant des tirets et en priant pour que Word coopère.

En l'ouvrant mon je suis retombée sur mon ancienne photo. Ouch. J'avais picolé le jour où je l'ai choisie ? Ma première action à donc été de la supprimer et d'en choisir une où je n'avais pas l'air de sortir d'un jacuzzi.
Le reste de mon cv respirait une certaine cohérence, il ne manquait plus qu'à intégrer mon expérience de référenceuse et de community manager plus mes chroniques hebdomadaires.
C'est là que je me suis souvenu qu'il fallait donner des intitulés à mes tâches, qui soient assez pompeuses pour dire « moi je sais faire » mais assez claires pour être comprises.

Un jeu d'enfant quoi.

Et puis je me suis souvenue que ne n'avais pas actualisé mon cv sur le blog depuis longtemps, alors j'ai tout laissé de côté pour sortir une version chômage 2010 de mon fabuleux cv que je vous invite à venir voir !

 

NDLR : Ce n'est bien sûr pas le cv que je réserve aux employeurs, faut pas déconner on rigole pas avec une candidature.

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 19:06

 
Il y a quelques semaines je m'asseyais à une table afin d'assister à une réunion classique.
"Je n'irais pas par quatre chemin pour vous annoncer une mauvaise nouvelle, on doit vous licencier".
 
Mes dents sont venues imprimer le capuchon de mon stylo, mes muscles se sont contractés jusqu'à la crampe et mon cœur a cessé de battre quelques secondes. Mes oreilles par contre sont restées grandes ouvertes, cherchant à entendre le "mais non je rigole" de la bouche de mon boss.
 
Le "mais non je rigole" tardait a arriver et la blague continuait, on développait à l'oral la procédure classique d'un licenciement économique. Mes oreilles commençaient à ne plus rien entendre, gêné par un bourdonnement où tourbillinaient les mot "Pole-emploi", "indeminités", "chômage", "découvert ".
 
Chômage.
Je compris que le "mais non je rigole" ne viendrait pas le saligot.
 
Vu que je ne comptais pas le rouler par terre en salle de réunion en criant "noooooooooon, stepléééééé" je pris sur moi avec une capacité à masquer mes émotions que je ne me connaissais pas : le licenciement, ouai et alors, même pas mal.
 
Pendant deux jours je n'ai pensé qu'à ça, n'écoutant les autres qui me parlaient qu'à demi-mot, je n'en avais rien à faire vu que de toute façon j'étais licenciée. Je mangeais comme une licenciée, je me douchais comme une licenciée … A quoi ça ressemble une licenciée qui se douche ? A une fille qui a un job mais le sourire et la motivation en moins.
 
Je n'avais pas l'intention d'en parler, vivant ce licenciement comme un échec. Mais ne pas parler de son boulot ce n'est pas facile lorsque l'on a passé huit mois a clamer que celui-ci était le paradis sur terre. J'ai du donc faire face assez rapidement aux questions de mes amis :
"Et ton boulot ça va ?"

Je fais mine de ne pas avoir entendu.

"Ca va à ton boulot ?"

Je pourrais lui verser ma bière sur la tête comme ça on se fâcherait à vie et je n'aurais pas à répondre.

"T'es sourde ? Et puis tu fais quoi avec ta bière ?"
- Il est beau le mec à la table d'à côté !" Il fallait bien basculer sur un sujet hautement important pour prendre le pas sur cette question si banale.
 
Mais il n'y a pas tout le temps des beaux mecs dans les parages, j'ai donc du leurs parler de ma situation.

" Accroche toi bien … je suis licenciée
  - Beh qu'est-ce que t'as fait?
  - Rien ! Absolument rien c'est purement économique (Manquerait plus qu'on croit que c'est de ma faute)
  - Bah au moins t'auras de la matière pour tes chroniques  (NDLR j'écris des chroniques sur la recherche d'emploi, ça au moins je vais être inspirée).
  - Moui c'est vrai
  - Et tu pourras reprendre ton blog aussi !
  - Oui en plus j'en ai très envie
  - Beh tu vois ! Allez mouche toi un bon coup "

 

Snif !

 

Voyons le côté positif de la chose ... j'en aurais de nouveau des choses à raconter ...

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:58

Il y a une raison toute simple qui fait que je n'écris plus depuis l'annonce de mon départ en vacances : l'annonce de mon départ en vacance.

Voir "en vacance" écrit en haut de page me donnerait presque l'impression d'y être encore. Je n'ai pas changé non plus mon annonce de répondeur qui envoie paitre les gens qui m'appelle "je reviens le 12 juin donc ne me laissez pas de message car je ne les écouterais pas".

 

Mon banquier peut penser que j'ai quitté les lieux jusqu'au mois de juin 2011 ce qui n'est pas plus mal.

 

Le Québec est une région merveilleuse pas seulement parce que l'on peut s'y goinffrer de Poutine mais aussi parce que les habitants sont détendus et incroyablement gentils. Et ce même si ils distribuent des bourrelets à tours de plats...

Donc voilà je suis de retour.

 

 

poutine.jpg

 

 

Donc voilà, je suis de retour même si je ne me suis jamais complètement remise du repas ci-dessus ...

 

 

 

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 22:26

 

Je donne peu de nouvelles en ce moment mais c'est que j'ai de bonnes raisons : je m'en vais en vacances.

Depuis que j'ai commencé à travailler j'ai jamais ou peu pris de vacances. 1 jour par-ci pour aller au mariage de machin ou 1 jour par là pour aller voir mon brun lorsque je vivais à Barcelone. J'ai bien pris quelques jours pour partir l'été dernier mais pas grand chose, juste histoire de faire 3000 kilomètres de bagnole en 4 jours top chrono.

Bref je ne suis pas une férue de vacances.

Lorsque j'étais à l'école, la perspective des vacances ne me faisait pas rêver, je faisais même la tête fin juin parmi tout mes camarades en train de danser le yéyé dans la cour. Je n'aimais pas me dire que j'allais passer deux mois à la piscine municipale entre le bassin des grand et celui des petits, la pelouse pleine d'insectes et le béton.

Je ne suis jamais trop partie en vacances à la mer et n'ai jamais été en colo, « Les vacances de la petite Brune » ce ne seront donc pas un récit en vogue dans quelques années.

Et puis j'ai commencé à travailler et les vacances sont devenus pour moi synonyme de remplissage de poche. J'allais travailler à l'endroit où les autres se prélasser, bref, j'achevais de me dégouter.

Ca c'était jusqu'il y a peu lorsque je commencer m'interroger sur ce qui pouvait bien se passer outre atlantique. Mon brun m'a dit « aller on le fait ». Mais à une condition, ce serait Montréal pour lui et New York pour moi. A être si prêt l'une de l'autre il était impossible que l'on ne fasse pas le trajet qui les sépare. Lorsque l'on est à des milliers de kilomètres, quelques centaines de plus c'est du pipi de chat.

Et puis le départ approchant je n'ai pas eu le temps d'écrire car j'avais plein de boulot à boucler. Si l'année dernière je me serais dit que dans quelques moi je dirais « vite vite j'ai une tonne de boulot à boucler avant de partir en vacances en Amérique du nord » je ne l'aurais pas cru.

Vous pouvez continuer de me lire pendant ce temps sur maviepro.fr tous les mardis !

A bientôt !




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Published by La Brune
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