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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:17

Ils sont là. Il y a 5 ans, je ne les voyais pas pointer le bout de leur nez, ils n’arrivaient pas encore à m’atteindre, devant étoffer leurs CV à coup de stage non rémunérés et d’année sabbatique pour apprendre l’anglais.

Mais ça fait deux ans qu’ils sont là. Humbles, ils commencent par des petits contrats, des postes en dessous de leurs ambitions mais ils te toisent avec leur jeunesse, et leurs yeux qui ne connaissent pas les cernes te lancent un regard qui en dit long sur qui sera le boss de qui dans quelques années.

Ils ont l’âge de nos neveux, sortent de l'université et sont bourrés d’ambition. La relève.

Ils percent le marché avec leurs CV créatifs. Wo… Wor quoi? Word? C’est sooooooooo 2000. Une génération qui a eu un ordinateur avant d’avoir ses premiers poils sous les bras ne fait pas les mêmes CV que celle qui devait se rendre dans des cyber-cafés et appelait sans arrêt à l’aide ce bon vieux Trombi. (Si tu ne sais pas qui est Trombi, c’est que tu es le sujet de ce post, ou que tu es le grand-parent du sujet de ce post. Dans les 2 cas, bienvenue).

Leur CV, en plus d’être plus design et plus hot, sont aussi mieux garnis. Tout d’abord les formations. On a inventé des nouvelles formations adaptées au marché du travail avec un nom qui pourraient inspirer George Lucas s’il se décidait à faire Star Wars 7-8 et 9 « Bachelor Management des dispositifs de communication branding et ROI » ou encore « Bachelor Community management & contents» (plus de noms barbares ici).

Je me suis retrouvée l’autre fois à parler de web avec un jeune de 24 ans, chacun de ses anglicismes et théories appris en cour étaient des coups d’épée à mon autodidactisme de l’époque.

Mais encore plus dangereuses que les formations, ce qui fait le plus mal ce sont les expériences professionnelles.  «Après un voyage ressourçant de 3 mois en Inde  je suis allée aider à bâtir une école au Sri Lanka, puis j’ai rencontré un Argentin qui m’a embauché 6 mois pour l’accompagner dans son entreprise de cyclotourisme en Mongolie. »

À ton âge, moi je partais à Dublin pour le week-end et le défi était de savoir qui boirait le plus de pintes de bière par jour (le record est de 11. Bravo JC).

Hormis leur CV étoffé, et parfois leur insoutenable beauté juvénile qui agace forcement, ils ont d’autres qualités les bougres. Leur nouveauté sur le marché du travail leur confère un enthousiasme pétillant qui jure avec l’air désabusé de leurs aînés et leur intégration du mot «syndicat» 3 fois par phrases.

Trop jeune pour être une vieille de la vieille.

 

trombi.jpg

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 12:28

J’ai donné mes 3 premiers cours "Faire son marketing sur les médias sociaux". Vu que je ne suis pas en train d’écrire d’outre-tombe ça veut dire que ça s’est plutôt bien passé.

Ce qui est bizarre, c’est que mes doutes, mes stress et mes facilités ne venaient pas du tout de là où je pensais. Comme quoi tant qu’on ne s’est pas retrouvée dans la situation on ne peut pas savoir si on va aimer ou pas.

Mes 3 appréhensions majeures étaient :

-          Je n’arriverai pas à parler devant du monde

-          Je n’arriverai pas à répondre aux questions

-          Je n’arriverai pas à y arriver

Le jour J je me suis réveillée tout d’abord étonnée d’avoir bien dormie. Moi qui pensais passer une nuit blanche, stressée, et bien j’ai dormi comme un bébé. Petite parenthèse, je m’endors tous les soirs comme un bébé sous prozac, n’importe où je me trouve, de préférence au milieu d’un film passionnant et avec des témoins.

Je suis arrivée au boulot vers 9h détendue. Le cours débutant à 13 h, j’attendais en vain que le stress vienne me tordre les intestins. La matinée se passe. Rien. J’arrive même à me concentrer sur mes autres tâches. Le midi, l’appétit est bizarrement là et j’engloutis la totalité de mon tupperware micro-ondé.

12h40. Je vais dans la salle pour tester le matériel car on n’est jamais à l’abri d’un souci technique avec le projecteur et l’ordinateur. J’attends le trac. Toujours rien. Le premier entrepreneur/élève arrive, je salue, je dis bonjour et lui souhaite la bienvenue en souriant.

Je me retrouve en 15 minutes devant une classe pleine de 19 entrepreneurs prêts à écouter ma présentation.

Ma présentation parlons-en. Sous forme obligatoire de Powerpoint, que j’exècre, j’ai voulu en faire une présentation qui me ressemble, sans petits bonhomme blanc avec des ampoules éclairées sur la tête et sans termes powerpointients du genre : « Différenciation positionnelle ». J’ai essayé de ne pas trop en mettre de façon à privilégier l’oral et l’interaction.

Tout le monde est là, en face de moi, en train plus ou moins de se taire pour me laisser parler.

Et là je commence à parler.

À parler

À parler.

Aucun problème particulier d’élocution, si ce n’est un accent du sud plutôt prononcé face aux Québécois qui m’écoutent.

Je parle, j’écoute, j’interagis 3h durant et ma préoccupation principale sera de ne pas laisser ma sècheresse buccale faire apparaître 2 horribles paquets blanchâtres aux commissures de mes lèvres.

Voilà pour mes premières impressions (les autres vont vite arriver). J’ai bien sûr des progrès à faire comme apporter une bouteille d’eau, arriver à finir le cours, ne pas passer trop de temps avec les 2 ou 3 qui interagissent trop ou mieux gérer mes transitions « bon voilà, alors maintenant », mais dans l’ensemble c’est plutôt positif.

 


 

 ppt.jpg

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 13:30

Demain, je vais donner mon premier cours.

Il y a quelques semaines de cela, un des directeurs de l’entreprise est rentré dans mon bureau : « j’ai besoin d’une personne pour monter et donner un cours sur les médias sociaux ». Étant la personne responsable des médias sociaux dans l’entreprise, qui adore ça, et qui aime bien transmettre ma vision de la chose, je me sentais étrangement visée par cette question. J’allais répondre un « Oh là non sûrement pas moi, par contre je connais une très bonne consultante externe qui… » et c’est alors que les mots « défi », « challenge », « ultimatum » « chômage » tournaient dans ma tête.

Je travaille dans une entreprise où l’on forme, coach et accompagne des centaines d’entrepreneurs que l’on encourage à se mouiller toujours plus, ce n’était pas le moment de faire ma frileuse, de renoncer.

« Bien sûr je peux le donner, ça me dit bien! »

Mon nez a grandi de 2 cm.

« Et puis le cours dure combien? 3h! À la suite? Ah mais c’est super! »

Mon nez commençait à toucher le mur du fond.

J’ai pas mal de copines profs ou instit. Je me suis toujours demandé pourquoi avoir choisi cette carrière. C’est vrai avec tous les métiers qui existent,pourquoi avoir choisi celui dont on a pu en observer les travers pendant toutes nos années de scolarité. Il faut être un peu kamikaze pour vouloir affronter une classe de boutonneux pré-pubert aux hormones bouillonnantes, des parents persuadés que leur enfant turbulent est un génie qui dort… On a tous été des élèves et on sait bien que la chose la moins intéressante dans une classe, c’est le prof. Ce qui est intéressant en revanche, c’est la copine d’à côté à qui on raconte notre passionnante soirée devant la télé jusqu’à 21 h 30, c’est le garçon que l’on aime en secret et que l’on préfèrerait boire de l’eau de javel que quelqu’un le sache, c’est les petits mots que l’on s’envoie sur des morceaux de papier chiffonnés.

Mais le vieux mal habillé devant le tableau noir qui essaie faire rentrer les verbes irréguliers…on s’en câlisse comme on dirait par ici.

Par chance, on limite les dégâts vu que pour le premier cours, ma collègue sera là pour assurer mes arrières, par exemple si je me mets en boule parce que l’on m’aura posé une question à laquelle je ne saurais répondre elle sera là pour me faire rouler en dehors de la classe et prendre la relève.

Je pense que je vais avoir beauuuuuuuucoup de chose à raconter si je survis à ça.

 

 

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 23:32

Je viens d’avoir 30 ans. J’aime bien faire des bilans. Quand je fais le ménage, je fais à chaque fois un bilan à mi-parcours de ce que j’ai fait (chiottes, salle de bain, cuisine) et de ce qu’il me reste à faire (lessive, repassage, vider le lave-vaisselle). Là où certains se décourageraient du travail qu’il reste à faire je me félicite plutôt du travail accompli.

Alors à 30 ans je me félicite de quoi?

Je me félicite de m’impliquer réellement pour la cause animale. Du ramassage de crottes dans les litières du refuge, à mon implication au comité de commination de celui-ci, je me bats comme je peux pour faire évoluer la situation des chats abandonnés ainsi que le bien-être des bénévoles. Il y a un travail colossal à faire mais on tient le bon bout.

Je me félicite de me contrefoutre de passer pour une dame aux chats.

Je me félicite d’être une bonne travailleuse, d’aller au travail avec le sourire et de faire mes tâches du mieux possible, depuis mon premier job.

Je me félicite d’avoir fait mon grand trou à Montréal avec un beau et grand appart, des amis géniaux et un compte en banque plus jamais en dessous de 0.

Je me félicite d’être toujours avec le  brun qui m’a arrachée à Barcelone.

Je me félicite de mon parcours et si je pouvais taper dans la main de mon moi de 21 ans qui vendait des fiches de cuisines par téléphone, ou à mon moi de 26 ans qui refermait des attaches de soutien-gorge sur des poitrines pas toujours bien jeunes, je me dirais « t’inquiètes, tout cela va te servir un jour ». Car oui, toutes mes expériences me servent aujourd’hui, j’y reviendrais plus tard.

Je me félicite également d’avoir un métabolisme me permettant de m’empiffrer comme j’aime le faire tout en continuant à rentrer dans mes pantalons de jeune fille.

Je me félicite de tout le chemin parcouru et je ne me décourage pas de celui qu’il reste à faire. Allez, je termine avec la psychologie de comptoir :

Je ne me décourage pas quand je me dis qu’à mon âge certains sont déjà parents, mariés, proprios.

Je ne me décourage pas quand je pense que je n’ai pas envie de me marier ni d’être proprio.

Je ne me décourage pas de ne pas arriver à mettre de côté pour la retraite.

Je ne me décourage pas de dépenser jusqu’à mon dernier dollars pour profiter du moment présent. (Le moment présent étant souvent une bière à proximité d’un babyfoot, ma nouvelle passion)

Je ne me décourage pas d’avoir encore une date de fin sur le permis de travail dans mon passeport.

Je ne me décourage pas d’avoir encore un travail temporaire.

Donc à 30 ans j’aime ma situation actuelle et pourvu que ça dure !

 

 

 

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 21:54

5 mois de silence !

 

J'aimerais donner une raison valable de type "je me suis noyée dans le sirop d'érable", "no se hablar frances", "on m'a coupé les doigts" pour ne pas avoir écrit depuis si longtemps mais je n'en ai pas. C'était de la pure flemme !

 

Mais vu que des choses à raconter j'en ai des milliers, j'annonce officiellement que je relance la machine dès demain !

 

Alors à demain !

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 20:58

Voici THE liste des sites que j’ai fréquentés plusieurs fois par jour pendant plusieurs semaines.
J’espère qu’elle servira à tous ceux qui compte venir s’expatrier sur Montréal à la condition de ne pas avoir peur d’être ENCORE en hiver un 1er avril :


Isarta
Espresso-jobs
Grenier
Infopresse
Adminjobs
Arrondissement
La CDEC de mon quartier
Emploi Québec
Jobboom


Pour les agences de placement, je ne connais pas une seule personne qui n’ai pas été rappelée par http://www.braylarouche.com/.
Je l’ai jamais dit mais si vous avez besoin de conseils ou de renseignement concernant le Permis Vacances Travail, la vie sur Montréal ou autre n’hésitez pas !

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 12:10

J’ai trois hantises dans ma vie : les araignées, Etienne Daho et parler devant du monde. Quand j’étais petite, j’étais atteinte de timidité maladive, terrorisée entre autre, à l’idée que le professeur me fasse parler devant la classe. Je sursautais à chaque fois qu’il prononçait le mot « quatre » ou « carton » ayant peur d’entendre venu de nulle part « Carole au tableau ».


Car la Carole qui va au tableau est un phénomène à lui tout seul.


Tout d’abord tout le sang de mon corps se dirige d’un coup vers ma tête ce qui fait que j’ai les jambes aussi résistantes qu’une feuille de papier et la tête rouge comme une serviette hygiénique que l’on aurait laissé un peu trop longtemps.
Bon appétit en passant.


Un parkinson chronique s’empare alors de moi me rendant incapable de faire un trait droit à la craie.


Ça commence mal donc.


Ajoutons-y un sentiment de ne plus rien savoir et on obtient un très bon moment.


Je me souviens d’un professeur particulièrement tordu qui, les jours de récitage de poésie, nous les faisait mimer, sans doute par sadisme de voir des enfants timides et gênés oublier leur poésie en tentant de mimer des agneaux bouffés par des loups, des soldats découverts morts et autres choses qui plaisent aux enfants.


C’est sans doute pour ça que mon unique expérience théâtrale à l’Université fut un échec. Nous avions nous-même monté un semblant d’histoire, et j’interprétais une enfant, chose relativement aisée et naturelle quand on a 19 ans et que l’on a été traumatisée par un professeur sadique quelques années plus tôt. Je ne conviais aucun de mes amis, pour ne pas avoir de témoin en cas désastre… Ce fut un désastre, mais au moins j’ai pu m’en aller digne et seule comme une artiste maudit.


Puis après j’ai eu des boulots où on parlait derrière un téléphone, derrière un clavier ou en face à face avec une cliente… jusqu’à aujourd’hui : « Bon ça ira pour cette fois mais la prochaine fois c’est toi qui animera l’évènement a et aussi n’oublie pas de passer dans les salles de cours pour présenter ce que tu fais ».


J’en transpire d’avance.


Affaire à suivre.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 01:28

Vu que mon nouveau boulot se passe super bien et que je n'ai donc pas grand chose à raconter de rigolo je reviens à mon fond de commerce : mes histoires de petits jobs, car j'en ai encore plein en stock.

 

Quand je travaillais en boutique, une de mes plus grandes peurs était de croiser les clientes « dans la vraie vie ». Car le rapport de courbette et faux compliments débités intra-muros ne fonctionnait plus dans la jungle hostile de la rue.

Or, il était très fréquent de croiser les clientes vu qu’elles vivaient toutes dans le centre-ville. Je me souviens de la fois où j’ai croisé une cliente dans un café. Elle s’assoit à la table d’à côté. Elle me fixe, elle m’a reconnue, mais ne me remet pas. Est-ce que c’est la fille de ma femme de ménage ? La voisine du dessous ?

Moi je la remets. C’est une finalement-je-ne-prends-rien. Cousine germaine de la je-repasserai-demain. Quand elle vient, elle essaie tout, en 3 couleurs, s’admire longuement devant la glace en demandant « vous êtes sûre que ça me va bien » alors qu’elle est au bord de l’orgasme à se reluquer. La première fois que l’on sert ce spécimen de clientes, on met le paquet, car on a l’impression qu’elles vont exploser le chiffre d’affaire de la journée. On leur sert du « Quelle ligne splendide » réservée aux meilleures clientes, on leur promet une petite ristourne réservée aux plus fidèles.

Jusqu’à ce que « Bon beh finalement je ne prends rien ». Ça fait l’effet d’une rupture. Mais qu’ai-je fait ? Tout se passait si bien entre nous ? Je te réglais les bretelles de ton soutien-gorge, te faisais passer la taille en dessous, tu riais, tu avais l’air contente ? Alors que se passe-t-il ?

Elle claque la porte en guise de réponse.

Elle revient quelques jours après. Forcément  elle reçoit un accueil un peu froid. Mais elle s’excuse, elle est partie trop vite la dernière fois, elle devait aller chercher Mélissa au foot et Kevin à la danse ou le contraire. Peut-elle essayer cette magnifique robe en vitrine ? Alors, on replonge, on cède à tous ces désirs, aujourd’hui elle a le temps, les mouflets sont à l’école. Alors on se réconcilie, on complimente à outrance on propose des nouveaux vêtements, on fait même chauffer un petit café parce qu’elle le mérite et…

« Bon beh finalement je ne prends rien »

Elle sort trop vite et je n’ai pas le temps de me remettre de ma paralysie temporaire pour l’attraper par les cheveux et la traîner vers la caisse.

Puis la finalement-je-prends-rien revient. Ose revenir. Une troisième, quatrième, dixième fois. C’est toujours le même scénario sauf que maintenant on la laisse se débrouiller seule, l’assénant de temps en temps d’un « nan pas ce pantalon, ça te fais ressortir tes gros bourrelets» bon ok dans la réalité c’est plutôt « Je préfère l’autre », mais le ton est le même.

On sait qu’elle va retourner la boutique, laisser les vêtements à terre dans la cabine pour repartir bredouille, mais on ne peut rien faire.

Mais je ne peux pas lui en vouloir car je suis moi aussi une finalement-je-ne-prends-rien…

Et vous quel catégorie de clients affreux êtes-vous ? Et soyez honnêtes !

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 01:16

J’ai toujours mis l’adresse de mon blog sur mon CV. Je pensais que mon blog pouvait donner un peu de capital sympathie à mon CV austère et ordinaire. C’est vrai que mes talents de graphiste se limitant à modifier une photo sur paint, mon CV est basique voire moche. Et pour ce qui est du contenu, il est moins bien que certains, ce qui est déjà suffisant pour ne pas me faire sortir du lot. Quand j’ai commencé à postuler dans les métiers du web, il arrivait haut sur la page vu que c’était la seule chose en relation avec le domaine. Et au fil de mes expériences, il est redescendu jusqu’à n’être aujourd’hui qu’une ligne en bas de la catégorie divers.

En général j’ai toujours eu de bons retours, les employeurs qui m’ont convoqué en entretien ne se sont jamais offusqués de mes gentilles moqueries sur mes expériences professionnelles. Jusqu’à il y a quelques mois...

 « J’ai trouvé votre CV et votre lettre de motivation très intéressants ... et puis je suis allé sur votre blog. Et pour être honnête vous n’êtes pas la personne que l’on recherche ».

Je ramassais mes dents. Canines, molaires, couronnes argentées… Toutes. Je me retrouvais face à deux options : soit je lui demandais quel était la raison de ce retournement et prendrais le risque de me faire laminer l’égo. Soit je concluais la conversation fermement « ok merci, n’hésitez pas à me recontacter si jamais vous avez de nouvelles offres d’emplois ».

C’est vrai que si on lit mon blog en diagonal on peut déduire que je suis une mauvaise vendeuse, que j’ai des relations conflictuelles avec les imprimantes, que j’ai débouché des chiottes, que j’ai fait des études qui avaient rien à voir et que j’ai déjà eu la tête coincée dans un 95D.

Ok ça a de quoi refroidir.

C’est vrai que j’ai eu un peu peur en naviguant sur les blogs super pro des autres. Photo de profil corporate, nom de domaine propre, textes positifs,  CV peaufiné aux petits oignons et slogans chocs… le contraire du mien. Je pense que ces blogueurs se font rappeler plus souvent que moi. L’idée m’a même traversé l’esprit de faire quelque chose de plus propre, de passer sur Wordpress tout ça … Mais à quoi bon ?

Alors j’ai conservé mon blog en l’état au moins ça fait aussi le tri au niveau des employeurs pour conserver ceux qui ont le sens de l’humour.

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 12:39

Pendant deux ans j’ai écrit des chroniques pour le site maviepro.fr. On m’a proposé d’écrire sur la recherche d’emploi. Ça tombait bien… je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite.

Ça a commencé d’une manière un peu atypique. Un jour j’ai postulé à un concours de blog emploi. Je déteste les concours mais j’imagine que le community manager du site organisateur avait dû bien faire son travail et j’ai répondu favorablement au bout du 5ème mail. Après tout hein. Pensant que j’allais recevoir un mail « désolé vous avez perdu mais l’important c’est de participer » je n’en ai pas parlé. Et puis un jour je reçois un mail de félicitation. Pour une fois je n’avais pas gagné à la loterie 1 000 000 000 dollars ni une augmentation du pénis gratuite mais j’avais reçu le prix du jury de ce fameux concours. J’étais fière comme un pou que des textes aussi peu prétentieux que les miens reçoivent un prix. Et je dois avouer que de tous les prix en général le prix le plus gratifiant pour moi est celui du jury.

Mais les retombées furent minces, Sarkozy ne m’a pas invité à manger au Fouquets, et je continuais à habiter mon T2 bis à Toulouse à combiner mes 2 mi-temps.

Puis, il s’est passé quelques semaines jusqu’à ce qu’un ami de mon brun m’appelle, chose rare. Car en général les amis de mon brun ne m’appellent que pour me dire après minuit « viens chercher Nico il peut pas rentrer tout seul ».


Sauf que là il était 13h30.


« Je travaille dans les même locaux qu’un magazine en ligne, et j’ai parlé de ton blog à la machine à café. Il s’avère que les filles qui gèrent le magazine le connaissent et adorent. Elles voulaient savoir si tu aimerais écrire pour le site. »

J’étais en pleine période « Sex and the city », autant dire que me rapprocher de près ou de loin de Carrie Bradshaw était un rêve… même si porter des talons ne fut pas un franc succès.


C’est ainsi que j’ai commencé à écrire des chroniques. Des vraies de vraies avec des « contraintes » de longueur, des lettres de commande et des droits d’auteurs.

J’ai adoré faire ça. 

Malheureusement le magazine a dû cesser cette fin d’année. C’est un grand regret, car c’était une vraie source d’information réunie dans un seul et même endroit. Voilà je voulais rendre un petit hommage à Corinne Dillenseger, rédactrice en chef et Fanny Bonnin, journaliste et illustratrice du site, car il est certain qu’on entendra à nouveau parler d’elle ! Merci les filles et plein de succès pour 2012 !

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