Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:24

« C’est prévu pour quand ? »

C’est fort étrange de répondre à cette question par « la semaine prochaine ».

La semaine prochaine j’embraye sur le boulot le plus connu, celui occupé par le plus de monde, toutes classes sociales confondues, le moins bien rémunéré et sans congé : celui de parent.
Est-ce que je suis prête ?

Matériellement oui.

Psychologiquement…

Je me console en me disant que j’ai commencé des tas de boulots sans savoir exactement de quoi il retournait. J’ai été téléopératrice en étant terrorisée par le téléphone, vendeuse sans avoir la moindre notion commerciale, chargée SEO sans savoir ce qu’était un « page rank » ou un « linkbaiting ». Chaque fois, on m’a fait confiance et surtout on m’a offert une formation plus ou moins longue afin de pallier mes lacunes.

Et des lacunes pour ce nouveau travail, j’en ai en masse. J’ai bien eu des petits frères et une nièce comme modèle mais il faut savoir qu’à la base, je ne suis pas le genre de personne qui se jette sur les êtres humains de moins de 5 ans. Et si on m’en met un dans les bras, je deviens raide comme un piquet regardant la chose se tortillonner pour me donner toutes les difficultés à ne pas la faire tomber à terre. Puis j’attends alors qu’elle pleure, ce qui arrive à toutes personnes se retrouvant aux prises avec un être raide et stressé.

C’est bien pour ça que sur mon CV il n’y a aucune expérience comme baby sitter et que mon seul entretien en la matière s’est soldé par un échec.

Pendant ces 9 mois, j’ai donc tenté de me former à sa fabrication et à en prendre soin. Comme toutes les futures mamans, j’ai été quelques fois lire des horreurs sur des forums où  l’on parle avec des termes étranges comme « BB1 » et « gygy » (traduire en langage normal « premier enfant » et « le médecin qui me suit pendant ma grossesse »). Puis j’ai arrêté de les lire assez rapidement, la fois où une des participantes s’est mise à décrire la texture de la substance qui tapissait le fond de sa culotte en demandant à la populace « A votre avis C normal ? Lol ».
J’en frémis encore.

Ensuite, j’ai essayé les blogues  triés sur le volet et les livres spécialisés recommandés par mon entourage. Au final, les conseils se contredisent selon l’époque ou le pays où ils sont écrits. Le seul conseil que l’on peut en retirer si on lit entre les lignes : tous les mouflets sont différents.

Mon copain et moi-même n’avons pas eu envie de suivre les cours prénataux de groupe offerts au centre de notre quartier. Lui parce qu’il est traumatisé par cette image dans les films où les couples sont assis par terre à faire la respiration du petit chien en changeant les couches d’une poupée en plastique. Moi parce que je pensais ne rien apprendre de majeur au niveau de la théorie par rapport à toutes les lectures que j’avais faites.

C’est la pratique qui me manque. Alors pour me former, je regarde des  vidéos tutoriels, ce qui fait que mon historique YouTube trouve sa place entre celui de l’apprentie puéricultrice et de celui l’apprenti pédophile : « Donner le bain à un bébé », « nettoyer le nez d’un bébé », « érythème fessier »… et autres réjouissances qui ne me sauveront pas du ridicule mais qui m’éviteront peut-être d’appeler mes copines mamans en panique.

De toutes manières, comme dans tous mes boulots, les premiers jours seront un peu comme des OVNIS, comme dans tous mes boulots, au début, je tâtonnerai, ferai quelques erreurs, me remettrai en question puis rapidement je prendrai mes marques, m’intégrant rapidement et prenant le tout trop à cœur.

Le plus gros boulot de ma vie je sens.

 

preparation-naissance-copie-1.JPG

Partager cet article

Published by La Brune - dans Humeur
commenter cet article
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 15:21

Et maintenant ?

C’est ce que je me suis dit tout de suite après m’être retrouvée dans la rue, 30 minutes après avoir appris que je devais « crisser mon camp » comme on dit ici.

Les yeux rouges, le nez écarlate, le mouchoir en papier trop mouillé et transpercé à maintes reprises par mes doigts, je saisi mon téléphone.

Première étape : prévenir mon copain. Il est à plus de 6000 kilomètres en ce moment et je ne pourrai pas morver sur son épaule en rentrant.

Message texte : « je suis virée et ce n’est pas une blague ».  (Car, oui, ironiquement nous étions le 1er avril)

Il m’appelle et éponge mes pleurs au téléphone.

Et maintenant ?

J’avais prévu d’aller à la salle de sport après le travail. J’ai mes affaires dans mon sac, aller courir sur un tapis me fera peut-être du bien. Je débarque dans les vestiaires, à 15h. Peu de monde, juste 3 retraitées sortant de la piscine, 1 étudiante en première année si j’en crois l’absence de cellulite et la femme de ménage.

Je me rends à la salle et monte sur le tapis roulant, vitesse 8.0. Direct. Sans passer par l’échauffement avec ma marche rapide habituelle à 6.5. Je monte la vitesse sur le tapis à 9.0. Mes foulées s’accélèrent, je ne vais jamais aussi vite. Un instant j’oublie mon sort, me rends compte que je n’ai pas fait de double nœuds à mes lacets et me concentre sur les conséquences d’une chute éventuelle à cette vitesse. Est-ce que mes dents viendraient cogner le tableau de bord ou bien le tapis va tellement vite que je me retrouverais le dos projeté contre le vélo stationnaire derrière ?

J’arrête le tapis et vais me rhabiller. Je sors de la salle de sport 8 minutes après y être rentrée.

Et maintenant ?

Je retrouve une amie à la sortie de son travail. Du trajet du bus jusqu’à ce que l’on se sépare, je répète en boucle l’évènement. Sans pleurer. C’est un premier soulagement. On est sur la bonne voie.

Et maintenant ?

Quelques anciennes adorables collègues me ramènent mes affaires. Et m’offrent une boîte de macarons. Et m’invitent au resto. Et font traîner le départ en discutant à côté de la voiture, les portières ouvertes, à une heure tardive. Elles vont me manquer.

Et maintenant ?

J’ai ressassé l’histoire avec la moitié de la ville pendant 3 jours.

Et maintenant ?

Mon copain rentre enfin. Il achète des billets pour Las Vegas et San Francisco afin de me changer les idées. « On part, tu réfléchiras après » me dit-il. Je ne le changerai pour rien au monde.

Et maintenant ?

De retour de voyage, je réfléchis. Quoi faire maintenant ? Rechercher un nouvel emploi va être compliqué. En effet, 3 jours avant de perdre mon emploi j’ai appris une belle nouvelle. Qui a rendu la chose à la fois plus dure et plus facile. Une nouvelle qui viendra balayer toutes les autres mauvaises nouvelles de l'année.

Je suis enceinte.

Sauf qu'avec le congé parental pouvant atteindre 52 semaines ici, je présume que personne ne voudra m’embaucher.

Et maintenant ?

Je décide alors de me mettre à mon compte. Est-ce que c’est le bon moment ? Probablement pas, mais si on attend que les planètes soient parfaitement alignées on ne ferait jamais d’enfant ni ne prendrions jamais de décisions difficiles.

Alors maintenant? Je vais faire un petit séjour en dehors de ma zone de confort!

Partager cet article

Published by La Brune - dans A mon compte
commenter cet article
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 15:26

« Tu peux venir dans mon bureau s’il te plait ? ». Le ton enjoué de la personne des RH me demande de venir la voir. Peut-être est-ce pour m’aider à préparer ma rencontre d’évaluation de jeudi prochain. J’étais justement en train de compiler mes stats, j’ai quelques questions à lui poser.

J’arrive dans le bureau où je la retrouve elle… et le directeur général. Une lettre fait face au 3eme siège vide. Le temps de m’asseoir j’entrevois les mots « abolition de poste » et « restructuration » qui ressortent en gras.

Aïe.

Le directeur débute ses 5 minutes de figuration en commençant la lecture de la copie qu’il a dans ses mains. Je le coupe d’un geste de la main. J’ai l’impression d’être un malfaiteur à qui on lit ses droits. « Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que… »  Eh! J’ai pas envie de garder le silence. Sauf que je n’arrive pas à parler.

Je mets à contribution les muscles de ma gorge pour qu’ils écrabouillent cette boule qui empêche les sons de sortir, je prie mes yeux de garder les vannes fermées, il y aura un tas d’autres raisons dans la vie pour qu’ils se lâchent, je demande à mes lèvres de cesser ce mouvement de tremblotement ridicule. La RH, quant à elle, a la main prête à dégainer la boîte de Kleenex spécial mauvaises nouvelles. Pleurera ? Pleurera pas ?

J’aimerais être de celle qui d’un coup renverse la table et la chaise en gueulant. « Non mais vous vous foutez de moi ? Là comme ça sans préavis ! Sans explication ! Alors que vous êtes en train de recruter une nouvelle personne pour l’équipe ? »

Mais non je suis de celles qui piochent dans les Kleenex que lui tend la RH.

« On a des sacs ou des boîtes en cartons si tu veux »

Quoi ? Qu’est-ce qu’elle raconte ? Tu penses qu’un sac ou un carton va me consoler ? Est-ce j’ai l’air d’être un chat ?

Et puis j’ai lu entre les lignes : tu prends tes affaires et tu te tires.

Comme dans les films américains où l’employé déchu décroche son tableau, ramasse sa plante verte, met tout ça dans une boite en carton avant de se diriger, la tête basse, vers sa Dodge garée sur le parking.

Sauf que moi j’ai 4 paires de chaussures dont 2 bottes, une tasse, des tas de papiers, des baumes à lèvres, du thé, 150 000 Tupperware et que je suis en métro. Désolée mais je n'ai pas prévu le coup. A l’européenne.

  a l americaine

 

Ça s’est fini comme ça. J’ai pris mon manteau et je suis partie. Mes fabuleuses ex-collègues ont finalement pris mes affaires et me les ont apportées le soir.

Comment je me sens ? Comme si j’avais passé toute la soirée avec un beau mec sympa à danser, à discuter et à m’amuser et qu’à la fin de celle-ci, il m’aurait dégueulé sur les chaussures.

Sauf que la soirée a en fait duré plus de 2 ans.

Allez, utilisons un concept appris dans mes études de cinéma, la catharsis, avec le visionnage de la première scène de Up in the air.

Partager cet article

Published by La Brune - dans Cap sur Montréal
commenter cet article
3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 11:17

Ils sont là. Il y a 5 ans, je ne les voyais pas pointer le bout de leur nez, ils n’arrivaient pas encore à m’atteindre, devant étoffer leurs CV à coup de stage non rémunérés et d’année sabbatique pour apprendre l’anglais.

Mais ça fait deux ans qu’ils sont là. Humbles, ils commencent par des petits contrats, des postes en dessous de leurs ambitions mais ils te toisent avec leur jeunesse, et leurs yeux qui ne connaissent pas les cernes te lancent un regard qui en dit long sur qui sera le boss de qui dans quelques années.

Ils ont l’âge de nos neveux, sortent de l'université et sont bourrés d’ambition. La relève.

Ils percent le marché avec leurs CV créatifs. Wo… Wor quoi? Word? C’est sooooooooo 2000. Une génération qui a eu un ordinateur avant d’avoir ses premiers poils sous les bras ne fait pas les mêmes CV que celle qui devait se rendre dans des cyber-cafés et appelait sans arrêt à l’aide ce bon vieux Trombi. (Si tu ne sais pas qui est Trombi, c’est que tu es le sujet de ce post, ou que tu es le grand-parent du sujet de ce post. Dans les 2 cas, bienvenue).

Leur CV, en plus d’être plus design et plus hot, sont aussi mieux garnis. Tout d’abord les formations. On a inventé des nouvelles formations adaptées au marché du travail avec un nom qui pourraient inspirer George Lucas s’il se décidait à faire Star Wars 7-8 et 9 « Bachelor Management des dispositifs de communication branding et ROI » ou encore « Bachelor Community management & contents» (plus de noms barbares ici).

Je me suis retrouvée l’autre fois à parler de web avec un jeune de 24 ans, chacun de ses anglicismes et théories appris en cour étaient des coups d’épée à mon autodidactisme de l’époque.

Mais encore plus dangereuses que les formations, ce qui fait le plus mal ce sont les expériences professionnelles.  «Après un voyage ressourçant de 3 mois en Inde  je suis allée aider à bâtir une école au Sri Lanka, puis j’ai rencontré un Argentin qui m’a embauché 6 mois pour l’accompagner dans son entreprise de cyclotourisme en Mongolie. »

À ton âge, moi je partais à Dublin pour le week-end et le défi était de savoir qui boirait le plus de pintes de bière par jour (le record est de 11. Bravo JC).

Hormis leur CV étoffé, et parfois leur insoutenable beauté juvénile qui agace forcement, ils ont d’autres qualités les bougres. Leur nouveauté sur le marché du travail leur confère un enthousiasme pétillant qui jure avec l’air désabusé de leurs aînés et leur intégration du mot «syndicat» 3 fois par phrases.

Trop jeune pour être une vieille de la vieille.

 

trombi.jpg

Partager cet article

Published by La Brune - dans Humeur
commenter cet article
4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:28

J’ai donné mes 3 premiers cours "Faire son marketing sur les médias sociaux". Vu que je ne suis pas en train d’écrire d’outre-tombe ça veut dire que ça s’est plutôt bien passé.

Ce qui est bizarre, c’est que mes doutes, mes stress et mes facilités ne venaient pas du tout de là où je pensais. Comme quoi tant qu’on ne s’est pas retrouvée dans la situation on ne peut pas savoir si on va aimer ou pas.

Mes 3 appréhensions majeures étaient :

-          Je n’arriverai pas à parler devant du monde

-          Je n’arriverai pas à répondre aux questions

-          Je n’arriverai pas à y arriver

Le jour J je me suis réveillée tout d’abord étonnée d’avoir bien dormie. Moi qui pensais passer une nuit blanche, stressée, et bien j’ai dormi comme un bébé. Petite parenthèse, je m’endors tous les soirs comme un bébé sous prozac, n’importe où je me trouve, de préférence au milieu d’un film passionnant et avec des témoins.

Je suis arrivée au boulot vers 9h détendue. Le cours débutant à 13 h, j’attendais en vain que le stress vienne me tordre les intestins. La matinée se passe. Rien. J’arrive même à me concentrer sur mes autres tâches. Le midi, l’appétit est bizarrement là et j’engloutis la totalité de mon tupperware micro-ondé.

12h40. Je vais dans la salle pour tester le matériel car on n’est jamais à l’abri d’un souci technique avec le projecteur et l’ordinateur. J’attends le trac. Toujours rien. Le premier entrepreneur/élève arrive, je salue, je dis bonjour et lui souhaite la bienvenue en souriant.

Je me retrouve en 15 minutes devant une classe pleine de 19 entrepreneurs prêts à écouter ma présentation.

Ma présentation parlons-en. Sous forme obligatoire de Powerpoint, que j’exècre, j’ai voulu en faire une présentation qui me ressemble, sans petits bonhomme blanc avec des ampoules éclairées sur la tête et sans termes powerpointients du genre : « Différenciation positionnelle ». J’ai essayé de ne pas trop en mettre de façon à privilégier l’oral et l’interaction.

Tout le monde est là, en face de moi, en train plus ou moins de se taire pour me laisser parler.

Et là je commence à parler.

À parler

À parler.

Aucun problème particulier d’élocution, si ce n’est un accent du sud plutôt prononcé face aux Québécois qui m’écoutent.

Je parle, j’écoute, j’interagis 3h durant et ma préoccupation principale sera de ne pas laisser ma sècheresse buccale faire apparaître 2 horribles paquets blanchâtres aux commissures de mes lèvres.

Voilà pour mes premières impressions (les autres vont vite arriver). J’ai bien sûr des progrès à faire comme apporter une bouteille d’eau, arriver à finir le cours, ne pas passer trop de temps avec les 2 ou 3 qui interagissent trop ou mieux gérer mes transitions « bon voilà, alors maintenant », mais dans l’ensemble c’est plutôt positif.

 


 

 ppt.jpg

 

 

Partager cet article

Published by La Brune - dans Cap sur Montréal
commenter cet article
29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:30

Demain, je vais donner mon premier cours.

Il y a quelques semaines de cela, un des directeurs de l’entreprise est rentré dans mon bureau : « j’ai besoin d’une personne pour monter et donner un cours sur les médias sociaux ». Étant la personne responsable des médias sociaux dans l’entreprise, qui adore ça, et qui aime bien transmettre ma vision de la chose, je me sentais étrangement visée par cette question. J’allais répondre un « Oh là non sûrement pas moi, par contre je connais une très bonne consultante externe qui… » et c’est alors que les mots « défi », « challenge », « ultimatum » « chômage » tournaient dans ma tête.

Je travaille dans une entreprise où l’on forme, coach et accompagne des centaines d’entrepreneurs que l’on encourage à se mouiller toujours plus, ce n’était pas le moment de faire ma frileuse, de renoncer.

« Bien sûr je peux le donner, ça me dit bien! »

Mon nez a grandi de 2 cm.

« Et puis le cours dure combien? 3h! À la suite? Ah mais c’est super! »

Mon nez commençait à toucher le mur du fond.

J’ai pas mal de copines profs ou instit. Je me suis toujours demandé pourquoi avoir choisi cette carrière. C’est vrai avec tous les métiers qui existent,pourquoi avoir choisi celui dont on a pu en observer les travers pendant toutes nos années de scolarité. Il faut être un peu kamikaze pour vouloir affronter une classe de boutonneux pré-pubert aux hormones bouillonnantes, des parents persuadés que leur enfant turbulent est un génie qui dort… On a tous été des élèves et on sait bien que la chose la moins intéressante dans une classe, c’est le prof. Ce qui est intéressant en revanche, c’est la copine d’à côté à qui on raconte notre passionnante soirée devant la télé jusqu’à 21 h 30, c’est le garçon que l’on aime en secret et que l’on préfèrerait boire de l’eau de javel que quelqu’un le sache, c’est les petits mots que l’on s’envoie sur des morceaux de papier chiffonnés.

Mais le vieux mal habillé devant le tableau noir qui essaie faire rentrer les verbes irréguliers…on s’en câlisse comme on dirait par ici.

Par chance, on limite les dégâts vu que pour le premier cours, ma collègue sera là pour assurer mes arrières, par exemple si je me mets en boule parce que l’on m’aura posé une question à laquelle je ne saurais répondre elle sera là pour me faire rouler en dehors de la classe et prendre la relève.

Je pense que je vais avoir beauuuuuuuucoup de chose à raconter si je survis à ça.

 

 

 

Partager cet article

Published by La Brune
commenter cet article
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 00:32

Je viens d’avoir 30 ans. J’aime bien faire des bilans. Quand je fais le ménage, je fais à chaque fois un bilan à mi-parcours de ce que j’ai fait (chiottes, salle de bain, cuisine) et de ce qu’il me reste à faire (lessive, repassage, vider le lave-vaisselle). Là où certains se décourageraient du travail qu’il reste à faire je me félicite plutôt du travail accompli.

Alors à 30 ans je me félicite de quoi?

Je me félicite de m’impliquer réellement pour la cause animale. Du ramassage de crottes dans les litières du refuge, à mon implication au comité de commination de celui-ci, je me bats comme je peux pour faire évoluer la situation des chats abandonnés ainsi que le bien-être des bénévoles. Il y a un travail colossal à faire mais on tient le bon bout.

Je me félicite de me contrefoutre de passer pour une dame aux chats.

Je me félicite d’être une bonne travailleuse, d’aller au travail avec le sourire et de faire mes tâches du mieux possible, depuis mon premier job.

Je me félicite d’avoir fait mon grand trou à Montréal avec un beau et grand appart, des amis géniaux et un compte en banque plus jamais en dessous de 0.

Je me félicite d’être toujours avec le  brun qui m’a arrachée à Barcelone.

Je me félicite de mon parcours et si je pouvais taper dans la main de mon moi de 21 ans qui vendait des fiches de cuisines par téléphone, ou à mon moi de 26 ans qui refermait des attaches de soutien-gorge sur des poitrines pas toujours bien jeunes, je me dirais « t’inquiètes, tout cela va te servir un jour ». Car oui, toutes mes expériences me servent aujourd’hui, j’y reviendrais plus tard.

Je me félicite également d’avoir un métabolisme me permettant de m’empiffrer comme j’aime le faire tout en continuant à rentrer dans mes pantalons de jeune fille.

Je me félicite de tout le chemin parcouru et je ne me décourage pas de celui qu’il reste à faire. Allez, je termine avec la psychologie de comptoir :

Je ne me décourage pas quand je me dis qu’à mon âge certains sont déjà parents, mariés, proprios.

Je ne me décourage pas quand je pense que je n’ai pas envie de me marier ni d’être proprio.

Je ne me décourage pas de ne pas arriver à mettre de côté pour la retraite.

Je ne me décourage pas de dépenser jusqu’à mon dernier dollars pour profiter du moment présent. (Le moment présent étant souvent une bière à proximité d’un babyfoot, ma nouvelle passion)

Je ne me décourage pas d’avoir encore une date de fin sur le permis de travail dans mon passeport.

Je ne me décourage pas d’avoir encore un travail temporaire.

Donc à 30 ans j’aime ma situation actuelle et pourvu que ça dure !

 

 

 

 

Partager cet article

Published by La Brune - dans Humeur
commenter cet article
2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 23:54

5 mois de silence !

 

J'aimerais donner une raison valable de type "je me suis noyée dans le sirop d'érable", "no se hablar frances", "on m'a coupé les doigts" pour ne pas avoir écrit depuis si longtemps mais je n'en ai pas. C'était de la pure flemme !

 

Mais vu que des choses à raconter j'en ai des milliers, j'annonce officiellement que je relance la machine dès demain !

 

Alors à demain !

 

Partager cet article

Published by La Brune
commenter cet article
1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 22:58

Voici THE liste des sites que j’ai fréquentés plusieurs fois par jour pendant plusieurs semaines.
J’espère qu’elle servira à tous ceux qui compte venir s’expatrier sur Montréal à la condition de ne pas avoir peur d’être ENCORE en hiver un 1er avril :


Isarta
Espresso-jobs
Grenier
Infopresse
Adminjobs
Arrondissement
La CDEC de mon quartier
Emploi Québec
Jobboom


Pour les agences de placement, je ne connais pas une seule personne qui n’ai pas été rappelée par http://www.braylarouche.com/.
Je l’ai jamais dit mais si vous avez besoin de conseils ou de renseignement concernant le Permis Vacances Travail, la vie sur Montréal ou autre n’hésitez pas !

Partager cet article

Published by La Brune - dans Cap sur Montréal
commenter cet article
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 14:10

J’ai trois hantises dans ma vie : les araignées, Etienne Daho et parler devant du monde. Quand j’étais petite, j’étais atteinte de timidité maladive, terrorisée entre autre, à l’idée que le professeur me fasse parler devant la classe. Je sursautais à chaque fois qu’il prononçait le mot « quatre » ou « carton » ayant peur d’entendre venu de nulle part « Carole au tableau ».


Car la Carole qui va au tableau est un phénomène à lui tout seul.


Tout d’abord tout le sang de mon corps se dirige d’un coup vers ma tête ce qui fait que j’ai les jambes aussi résistantes qu’une feuille de papier et la tête rouge comme une serviette hygiénique que l’on aurait laissé un peu trop longtemps.
Bon appétit en passant.


Un parkinson chronique s’empare alors de moi me rendant incapable de faire un trait droit à la craie.


Ça commence mal donc.


Ajoutons-y un sentiment de ne plus rien savoir et on obtient un très bon moment.


Je me souviens d’un professeur particulièrement tordu qui, les jours de récitage de poésie, nous les faisait mimer, sans doute par sadisme de voir des enfants timides et gênés oublier leur poésie en tentant de mimer des agneaux bouffés par des loups, des soldats découverts morts et autres choses qui plaisent aux enfants.


C’est sans doute pour ça que mon unique expérience théâtrale à l’Université fut un échec. Nous avions nous-même monté un semblant d’histoire, et j’interprétais une enfant, chose relativement aisée et naturelle quand on a 19 ans et que l’on a été traumatisée par un professeur sadique quelques années plus tôt. Je ne conviais aucun de mes amis, pour ne pas avoir de témoin en cas désastre… Ce fut un désastre, mais au moins j’ai pu m’en aller digne et seule comme une artiste maudit.


Puis après j’ai eu des boulots où on parlait derrière un téléphone, derrière un clavier ou en face à face avec une cliente… jusqu’à aujourd’hui : « Bon ça ira pour cette fois mais la prochaine fois c’est toi qui animera l’évènement a et aussi n’oublie pas de passer dans les salles de cours pour présenter ce que tu fais ».


J’en transpire d’avance.


Affaire à suivre.

Partager cet article

Published by La Brune - dans Cap sur Montréal
commenter cet article