Le fait que j'ai mal compris le remboursement de mes lunettes lorsque j'ai appelé la mutuelle il y a trois semaine n'a rien à voir la dedans. Enfin presque. Se faire plaisir avec une belle paire de lunettes que l'on ne met jamais et qui se révèleront au final à moitié remboursées est stupide mais j'assume.
Je fais partie des gens qui ont toujours peur qu'on leurs disent : « le chômage, mais vous n'y avait pas le droit ! » pour une raison ou pour une autre.
J'y suis donc allée un peu septique, persuadée que je me ferais refouler à coup de balai car je ne m'étais jamais présentée à ma dernière convocation, datant d'il y a plus d'un an, avant que je ne travaille à la boutique.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque l'on me reçu avec le sourire dans les algeco qui leur tient de lieu de travail. Ils ne me tenaient pas rigueur de mon lapin, c'était déjà une bonne chose.
J'ai eu mon rendez-vous et comme d'habitude il y a un truc qui n'allait pas car il me manquait un papier. Je n'ai donc pu « ouvrir mes droits ». Le fait que je sois auto-entrepreneur ne me rend pas service non plus, car à entendre mon statut de « chef d'entreprise », la conseillère à ouvert de gros yeux ronds et s'en est allée voir sa collègue de l'algeco d'à côté voir si j'avais le droit à quelque chose. J'étais tout de même un « patron », je n'avais pas les mêmes droits que les autres non? Que j'insiste pour lui dire que je n'avais jamais gagné 1 centime avec ce foutu statut n'y changea rien, septique elle était, septique elle restera.
Je suis donc repartie de là sans savoir si j'allais pouvoir payer mes lunettes avec l'argent du chômage ou en vendant un organe.
C'est à ce moment là que j'ai reçu sur le bonnet mes premiers flocons de neige. Chaque fois qu'il neige, je marche en tirant la langue car j'aime gober les flocons.
Fin de la parenthèse hivernale.
C'est sous la neige que je me suis rendue à mon nouveau travail. Je commence réellement mes fonctions début janvier mais je travaille jusqu'à la fin du mois pour les dépanner au service client.
Je travaille en free lance. Au moins mon statut d'auto-entrepreneur m'aura servi à quelque chose.
Je reviendrais plus tard sur mes premiers jours mais pour aujourd'hui je n'ai qu'une chose à dire : ça fait du bien de reprendre la vie active.
J'ai l'impression de rentrer dans une nouvelle ère. C'est pompeux comme pas deux mais c'est l'impression que j'ai.J'ai même fait ma première soupe ce soir, excellente recette trouvée sur le très bon blog de Marie.
J'ai même acheté un aspirateur.
On arrête pas le progrès.



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