Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 22:58

Voici THE liste des sites que j’ai fréquentés plusieurs fois par jour pendant plusieurs semaines.
J’espère qu’elle servira à tous ceux qui compte venir s’expatrier sur Montréal à la condition de ne pas avoir peur d’être ENCORE en hiver un 1er avril :


Isarta
Espresso-jobs
Grenier
Infopresse
Adminjobs
Arrondissement
La CDEC de mon quartier
Emploi Québec
Jobboom


Pour les agences de placement, je ne connais pas une seule personne qui n’ai pas été rappelée par http://www.braylarouche.com/.
Je l’ai jamais dit mais si vous avez besoin de conseils ou de renseignement concernant le Permis Vacances Travail, la vie sur Montréal ou autre n’hésitez pas !

Par La Brune - Publié dans : Cap sur Montréal
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 14:10

J’ai trois hantises dans ma vie : les araignées, Etienne Daho et parler devant du monde. Quand j’étais petite, j’étais atteinte de timidité maladive, terrorisée entre autre, à l’idée que le professeur me fasse parler devant la classe. Je sursautais à chaque fois qu’il prononçait le mot « quatre » ou « carton » ayant peur d’entendre venu de nulle part « Carole au tableau ».


Car la Carole qui va au tableau est un phénomène à lui tout seul.


Tout d’abord tout le sang de mon corps se dirige d’un coup vers ma tête ce qui fait que j’ai les jambes aussi résistantes qu’une feuille de papier et la tête rouge comme une serviette hygiénique que l’on aurait laissé un peu trop longtemps.
Bon appétit en passant.


Un parkinson chronique s’empare alors de moi me rendant incapable de faire un trait droit à la craie.


Ça commence mal donc.


Ajoutons-y un sentiment de ne plus rien savoir et on obtient un très bon moment.


Je me souviens d’un professeur particulièrement tordu qui, les jours de récitage de poésie, nous les faisait mimer, sans doute par sadisme de voir des enfants timides et gênés oublier leur poésie en tentant de mimer des agneaux bouffés par des loups, des soldats découverts morts et autres choses qui plaisent aux enfants.


C’est sans doute pour ça que mon unique expérience théâtrale à l’Université fut un échec. Nous avions nous-même monté un semblant d’histoire, et j’interprétais une enfant, chose relativement aisée et naturelle quand on a 19 ans et que l’on a été traumatisée par un professeur sadique quelques années plus tôt. Je ne conviais aucun de mes amis, pour ne pas avoir de témoin en cas désastre… Ce fut un désastre, mais au moins j’ai pu m’en aller digne et seule comme une artiste maudit.


Puis après j’ai eu des boulots où on parlait derrière un téléphone, derrière un clavier ou en face à face avec une cliente… jusqu’à aujourd’hui : « Bon ça ira pour cette fois mais la prochaine fois c’est toi qui animera l’évènement a et aussi n’oublie pas de passer dans les salles de cours pour présenter ce que tu fais ».


J’en transpire d’avance.


Affaire à suivre.

Par La Brune - Publié dans : Cap sur Montréal
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 02:28

Vu que mon nouveau boulot se passe super bien et que je n'ai donc pas grand chose à raconter de rigolo je reviens à mon fond de commerce : mes histoires de petits jobs, car j'en ai encore plein en stock.

 

Quand je travaillais en boutique, une de mes plus grandes peurs était de croiser les clientes « dans la vraie vie ». Car le rapport de courbette et faux compliments débités intra-muros ne fonctionnait plus dans la jungle hostile de la rue.

Or, il était très fréquent de croiser les clientes vu qu’elles vivaient toutes dans le centre-ville. Je me souviens de la fois où j’ai croisé une cliente dans un café. Elle s’assoit à la table d’à côté. Elle me fixe, elle m’a reconnue, mais ne me remet pas. Est-ce que c’est la fille de ma femme de ménage ? La voisine du dessous ?

Moi je la remets. C’est une finalement-je-ne-prends-rien. Cousine germaine de la je-repasserai-demain. Quand elle vient, elle essaie tout, en 3 couleurs, s’admire longuement devant la glace en demandant « vous êtes sûre que ça me va bien » alors qu’elle est au bord de l’orgasme à se reluquer. La première fois que l’on sert ce spécimen de clientes, on met le paquet, car on a l’impression qu’elles vont exploser le chiffre d’affaire de la journée. On leur sert du « Quelle ligne splendide » réservée aux meilleures clientes, on leur promet une petite ristourne réservée aux plus fidèles.

Jusqu’à ce que « Bon beh finalement je ne prends rien ». Ça fait l’effet d’une rupture. Mais qu’ai-je fait ? Tout se passait si bien entre nous ? Je te réglais les bretelles de ton soutien-gorge, te faisais passer la taille en dessous, tu riais, tu avais l’air contente ? Alors que se passe-t-il ?

Elle claque la porte en guise de réponse.

Elle revient quelques jours après. Forcément  elle reçoit un accueil un peu froid. Mais elle s’excuse, elle est partie trop vite la dernière fois, elle devait aller chercher Mélissa au foot et Kevin à la danse ou le contraire. Peut-elle essayer cette magnifique robe en vitrine ? Alors, on replonge, on cède à tous ces désirs, aujourd’hui elle a le temps, les mouflets sont à l’école. Alors on se réconcilie, on complimente à outrance on propose des nouveaux vêtements, on fait même chauffer un petit café parce qu’elle le mérite et…

« Bon beh finalement je ne prends rien »

Elle sort trop vite et je n’ai pas le temps de me remettre de ma paralysie temporaire pour l’attraper par les cheveux et la traîner vers la caisse.

Puis la finalement-je-prends-rien revient. Ose revenir. Une troisième, quatrième, dixième fois. C’est toujours le même scénario sauf que maintenant on la laisse se débrouiller seule, l’assénant de temps en temps d’un « nan pas ce pantalon, ça te fais ressortir tes gros bourrelets» bon ok dans la réalité c’est plutôt « Je préfère l’autre », mais le ton est le même.

On sait qu’elle va retourner la boutique, laisser les vêtements à terre dans la cabine pour repartir bredouille, mais on ne peut rien faire.

Mais je ne peux pas lui en vouloir car je suis moi aussi une finalement-je-ne-prends-rien…

Et vous quel catégorie de clients affreux êtes-vous ? Et soyez honnêtes !

Par La Brune
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 02:16

J’ai toujours mis l’adresse de mon blog sur mon CV. Je pensais que mon blog pouvait donner un peu de capital sympathie à mon CV austère et ordinaire. C’est vrai que mes talents de graphiste se limitant à modifier une photo sur paint, mon CV est basique voire moche. Et pour ce qui est du contenu, il est moins bien que certains, ce qui est déjà suffisant pour ne pas me faire sortir du lot. Quand j’ai commencé à postuler dans les métiers du web, il arrivait haut sur la page vu que c’était la seule chose en relation avec le domaine. Et au fil de mes expériences, il est redescendu jusqu’à n’être aujourd’hui qu’une ligne en bas de la catégorie divers.

En général j’ai toujours eu de bons retours, les employeurs qui m’ont convoqué en entretien ne se sont jamais offusqués de mes gentilles moqueries sur mes expériences professionnelles. Jusqu’à il y a quelques mois...

 « J’ai trouvé votre CV et votre lettre de motivation très intéressants ... et puis je suis allé sur votre blog. Et pour être honnête vous n’êtes pas la personne que l’on recherche ».

Je ramassais mes dents. Canines, molaires, couronnes argentées… Toutes. Je me retrouvais face à deux options : soit je lui demandais quel était la raison de ce retournement et prendrais le risque de me faire laminer l’égo. Soit je concluais la conversation fermement « ok merci, n’hésitez pas à me recontacter si jamais vous avez de nouvelles offres d’emplois ».

C’est vrai que si on lit mon blog en diagonal on peut déduire que je suis une mauvaise vendeuse, que j’ai des relations conflictuelles avec les imprimantes, que j’ai débouché des chiottes, que j’ai fait des études qui avaient rien à voir et que j’ai déjà eu la tête coincée dans un 95D.

Ok ça a de quoi refroidir.

C’est vrai que j’ai eu un peu peur en naviguant sur les blogs super pro des autres. Photo de profil corporate, nom de domaine propre, textes positifs,  CV peaufiné aux petits oignons et slogans chocs… le contraire du mien. Je pense que ces blogueurs se font rappeler plus souvent que moi. L’idée m’a même traversé l’esprit de faire quelque chose de plus propre, de passer sur Wordpress tout ça … Mais à quoi bon ?

Alors j’ai conservé mon blog en l’état au moins ça fait aussi le tri au niveau des employeurs pour conserver ceux qui ont le sens de l’humour.

Par La Brune - Publié dans : Recherches de boulots
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 13:39

Pendant deux ans j’ai écrit des chroniques pour le site maviepro.fr. On m’a proposé d’écrire sur la recherche d’emploi. Ça tombait bien… je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite.

Ça a commencé d’une manière un peu atypique. Un jour j’ai postulé à un concours de blog emploi. Je déteste les concours mais j’imagine que le community manager du site organisateur avait dû bien faire son travail et j’ai répondu favorablement au bout du 5ème mail. Après tout hein. Pensant que j’allais recevoir un mail « désolé vous avez perdu mais l’important c’est de participer » je n’en ai pas parlé. Et puis un jour je reçois un mail de félicitation. Pour une fois je n’avais pas gagné à la loterie 1 000 000 000 dollars ni une augmentation du pénis gratuite mais j’avais reçu le prix du jury de ce fameux concours. J’étais fière comme un pou que des textes aussi peu prétentieux que les miens reçoivent un prix. Et je dois avouer que de tous les prix en général le prix le plus gratifiant pour moi est celui du jury.

Mais les retombées furent minces, Sarkozy ne m’a pas invité à manger au Fouquets, et je continuais à habiter mon T2 bis à Toulouse à combiner mes 2 mi-temps.

Puis, il s’est passé quelques semaines jusqu’à ce qu’un ami de mon brun m’appelle, chose rare. Car en général les amis de mon brun ne m’appellent que pour me dire après minuit « viens chercher Nico il peut pas rentrer tout seul ».


Sauf que là il était 13h30.


« Je travaille dans les même locaux qu’un magazine en ligne, et j’ai parlé de ton blog à la machine à café. Il s’avère que les filles qui gèrent le magazine le connaissent et adorent. Elles voulaient savoir si tu aimerais écrire pour le site. »

J’étais en pleine période « Sex and the city », autant dire que me rapprocher de près ou de loin de Carrie Bradshaw était un rêve… même si porter des talons ne fut pas un franc succès.


C’est ainsi que j’ai commencé à écrire des chroniques. Des vraies de vraies avec des « contraintes » de longueur, des lettres de commande et des droits d’auteurs.

J’ai adoré faire ça. 

Malheureusement le magazine a dû cesser cette fin d’année. C’est un grand regret, car c’était une vraie source d’information réunie dans un seul et même endroit. Voilà je voulais rendre un petit hommage à Corinne Dillenseger, rédactrice en chef et Fanny Bonnin, journaliste et illustratrice du site, car il est certain qu’on entendra à nouveau parler d’elle ! Merci les filles et plein de succès pour 2012 !

Par La Brune - Publié dans : Humeur
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