Lundi 14 décembre 2009 1 14 12 2009 20:13

Ce matin, je suis allée au pôle emploi de mon quartier. J'ai trouvé un boulot, mais j'aimerais bien savoir si j'ai le droit à quelque chose pour le temps où je suis restée inactive. Et à part du temps je n'avais rien à perdre à me rendre à ma convocation.

Le fait que j'ai mal compris le remboursement de mes lunettes lorsque j'ai appelé la mutuelle il y a trois semaine n'a rien à voir la dedans. Enfin presque. Se faire plaisir avec une belle paire de lunettes que l'on ne met jamais et qui se révèleront au final à moitié remboursées est stupide mais j'assume.

Je fais partie des gens qui ont toujours peur qu'on leurs disent : « le chômage, mais vous n'y avait pas le droit ! » pour une raison ou pour une autre.
J'y suis donc allée un peu septique, persuadée que je me ferais refouler à coup de balai car je ne m'étais jamais présentée à ma dernière convocation, datant d'il y a plus d'un an, avant que je ne travaille à la boutique.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque l'on me reçu avec le sourire dans les algeco qui leur tient de lieu de travail. Ils ne me tenaient pas rigueur de mon lapin, c'était déjà une bonne chose.

J'ai eu mon rendez-vous et comme d'habitude il y a un truc qui n'allait pas car il me manquait un papier. Je n'ai donc pu « ouvrir mes droits ». Le fait que je sois auto-entrepreneur ne me rend pas service non plus, car à entendre mon statut de « chef d'entreprise », la conseillère à ouvert de gros yeux ronds et s'en est allée voir sa collègue de l'algeco d'à côté voir si j'avais le droit à quelque chose. J'étais tout de même un « patron », je n'avais pas les mêmes droits que les autres non? Que j'insiste pour lui dire que je n'avais jamais gagné 1 centime avec ce foutu statut n'y changea rien, septique elle était, septique elle restera.

Je suis donc repartie de là sans savoir si j'allais pouvoir payer mes lunettes avec l'argent du chômage ou en vendant un organe.

C'est à ce moment là que j'ai reçu sur le bonnet mes premiers flocons de neige. Chaque fois qu'il neige, je marche en tirant la langue car j'aime gober les flocons.
Fin de la parenthèse hivernale.

C'est sous la neige que je me suis rendue à mon nouveau travail. Je commence réellement mes fonctions début janvier mais je travaille jusqu'à la fin du mois pour les dépanner au service client.
Je travaille en free lance. Au moins mon statut d'auto-entrepreneur m'aura servi à quelque chose.

Je reviendrais plus tard sur mes premiers jours mais pour aujourd'hui je n'ai qu'une chose à dire : ça fait du bien de reprendre la vie active.

J'ai l'impression de rentrer dans une nouvelle ère. C'est pompeux comme pas deux mais c'est l'impression que j'ai.J'ai même fait ma première soupe ce soir, excellente recette trouvée sur le très bon blog de Marie.

J'ai même acheté un aspirateur.
On arrête pas le progrès.
Par La Brune - Publié dans : Humeur
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 12 2009 10:09

C’est vrai que j’ai été community manager. Bon seulement 3 mois et au début d’un projet mais bon, on peut dire que j’ai été community manager.
Je n’ai jamais beaucoup parlé de mon expérience et de mes impressions, et aujourd’hui j’ai eu envie de le faire.

Lorsque je suis rentrée dans ma précédente entreprise, je ne savais que de près ou de loin ce que faisaistun community manager. J’ai bien été obligée de prendre le mode d’emploi. Alors je me suis mise à beaucoup lire. Il y a des tas de personnes qui tiennent des blogs spéciaux sur le sujet, très bien écrits et avec plein d’infos et de conseils sympas dedans. Ils sont archi-passionnés et pointus, ce qui fait que je ne me lancerais pas dans de grande théorie sur le community management ici car il y en a qui font ça mieux que moi.

Et  puis je n’ai pas envie de m’attirer des commentaires genre « nan mais t’as rien compris » et je n’ai pas envie de théoriser, ça m’ennuie.

En trois mois de CDD je n’ai pas vraiment eu le temps de rentrer dans le vif du sujet, vu que l’on cherchait aussi à augmenter le nombre d’inscrits histoire d’en avoir une de communauté à manager.

C’est maintenant avec le recul que je fais une constatation, en fait le community management je l’ai déjà fait.
Comment parmi toutes ces expériences aussi petites qu’insignifiantes ai-je pu avoir à manager une communauté ?
A la boutique de collants tiens.
Lorsque l’on travaille en boutique et que l’on tient un fichier client, je m’avance à dire que c’est du community management. On intègre les clientes dans une communauté d’acheteuses spéciales, qui est identifiée par la boutique. Elles sont privilégiées d’être par exemple « une cliente aubade », sont stimulées pour venir acheter et pour se sentir encore plus en appartenance au monde de la marque. On organise des tombolas, des cocktails, elles reçoivent des cadeaux. C’est une communauté que l’on doit sans cesse stimuler pour la faire revenir, pour la faire acheter, pour la faire parler de la marque. Si conflit intra-muros il y a, par exemple un collant qui taille trop petit, on gère ça avec diplomatie pour éviter que l’élément perturbateur face une mauvaise publicité en sortant. S’il y a un réel défaut de fabrication, on fait remonter cela aux dirigeants pour que ce soit arrangé.

La seule différence (oh il doit bien y en avoir d’autres) est que l’on ne peut contrôler ou bien surveiller ce qui se dit de la marque sorti des murs de la boutique. Ah et on voit les personnes physiquement aussi. Ca fait donc deux différences trouvées.

Donc vendeuse, vendeur, vous gérez un fichier client, vous êtes un peu community manager sur les bords.


Par La Brune - Publié dans : Humeur
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 09:32

Hier j'étais tranquillement assise à mon bureau en verre, à me dire que tout de même le verre et le cuir sont des matières peu pratique pour du mobilier : froid l'hiver et sale à cause des traces de doigts tout au long de l'année, et pour le cuir, sauna de surface l'été, et doté d'un grinçant douteux dés que l'on s'assoie dessus. Qui n'a jamais dit un « c'est pas moi » alors qu'il se repositionnait juste pour être plus à l'aise sur un canapé de cuir ?

Bref, je tergiversais gaiment sur les matières au lieu de faire mon CV. J'avais pourtant Open office ouvert, et j'avais même fait la démarche de télécharger des CV qui m'inspiraient. Bref j'étais sur les starting-block. J'avais commencé à m'inscrire sur Linkedin, sur Monster, j'avais réuni tous mes papiers pour mon rendez-vous du pôle-emploi le 14, bref, j'étais résignée.

Ca c'était jusqu'à ce sur mon téléphone sonne. Un message sur le répondeur « J'appelle pour vous donner la réponse pour l'entretien, j'espère que le poste vous plait toujours car c'est vous que nous avons choisi ».
Et là comme dans un dessin animé, je me suis téléportée dans un autre monde, celui où les fleurs tourbillonnent, où les souris parlent, où il y a des notes de musiques qui virevoltent, j'étais en apesanteur dans mon bonheur, le sourire collé aux lèvres.
J'ai ensuite entrepris d'imiter la chorégraphie de Beyoncé dans mon salon mais en pantalon de jogging ça faisait plutôt danse des chômeurs que hip hop chic.

Voilà je vais travailler à partir de janvier à temps plein comme chargée de communication/référencement pour une boutique en ligne de déco, stickers et plein d'autres choses sympa. Le monde du référencement m'est encore inconnu mais je vais être formée et l'idée d'apprendre plein de choses me fait bien plaisir.
Vous vous souvenez de cette annonce que j'avais postée ? Beh c'est pour ce poste que j'ai été embauchée. Car l'annonce était tellement sympa que bien sûr j'ai postulé.
Hihi.

P.S : Merci à tous vos gentils messages sur Twitter hier
Par La Brune - Publié dans : Humeur
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 09:54

Pas la peine de faire des « tadam ! » car vous y êtes déjà dessus, mais je suis très fière de vous présenter le nouveau blog, plus joli que son aîné n'est-ce pas?

Ça faisait longtemps que je voulais changer quelque chose : changer de plateforme ? N'oublions pas que j'ai le brun qui travaille chez Overblog et que on ne passe pas chez Wordpress si facilement ! Et puis Overblog c'est simple, clair et les designs sont de plus en plus jolis et modifiables, donc bon …

Je parlais d'arguments de vente hier ...

Il y a une personne que je voulais remercier particulièrement aujourd'hui c'est The Fox. Il est adorable et a proposé de m'aider pour la bannière. Non seulement il m'a aidé mais la bannière est son entière création, j'ai juste fourni la matière première qui se trouve dans les ronds.
Je trouve la bannière extra et le remercie encore et encore !
Alors pour aller voir son blog, son travail, ses vidéos et ses textes rigolos c'est par ici !

Je tiens ensuite à remercier Hadrien sans qui la bannière n'aurait pas pu rentrer dans le design sélectionné !
Je remercie évidemment mon brun, le photographe, qui a tout de même beaucoup soupiré quand je lui demandais d'en refaire une. Grâce à lui le choix n'a pas été cornélien pour choisir parmi les photos au moins.  Merci mon Nico.

Je tiens ensuite à remercier Aurélie, ma voisine, propriétaire de l'appareil photo, car en bonne galérienne que je suis, je n'ai bien sur pas d'appareil photo. En parlant de ça on me souffle à l'oreille que c'est bientôt noël d'ailleurs tiens donc.

Alors voilà, j'espère que ce nouveau design vous plaira et que le contenu vous plait toujours aussi.

En tout cas eh bien moi je suis bien contente ! Clap clap clap pour tout le monde.
Par La Brune - Publié dans : Humeur
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 12 2009 10:54

 

Le monde des commerçants est divisé en deux mondes : celui des vendeurs, des vrais et celui de vulgaires imposteurs.

Je vous laisse me répartir dans la catégorie que je mérite. Pour ceux qui sèchent vous trouverez la réponse ici.


La vente, on se dit que ce n'est pourtant pas compliqué quand on y regarde de plus près : il suffit de bien connaître son produit, de savoir argumenter et parer aux objections en n'utilisant que des termes positifs avec pleins de points d'exclamations.


Des arguments ? Lesquels ? Où ? Quand ? Comment ? ... Il y a une formation pour ça.


J'ai appris tout ça lors de mes quelques allées et venues à Paris pour la boutique, lorsque le siège dépensait le budget formation pour faire des vendeuses des killeuses du collant. Il nous fallait pas moins de deux formatrices à chaque fois pour nous apprendre les rudiments nécessaire pour augmenter notre panier moyen.


Dans le jargon, le panier moyen c'est la moyenne de ce que tu vends dans une période donnée.

C'est très important car dans la vente le panier moyen est l'élément référent des réprimandes et des félicitations.


Parmi les deux formatrices il y a avait généralement celle qui est un peu psychologue et celle qui te donne des arguments concrets.

L'intervention de celle un peu psychologue faisait remonter ou froncer les sourcils de l'assistance au fil de ces phrases plus incompréhensibles les unes que les autres « Les filles, si vous rentrez dans le cercle, l'espace vital de l'acheteur, alors vous perdez les chances d'établir le contact nécessaire au bon conduit karmique ».

C'était évidemment l'intervention la plus longue, la moins utile mais à mon goût la plus rigolote.


Ensuite on passait l'après midi à écouter l'autre formatrice, la plus énergique, celle qui te fait penser que tout est possible : « Dîtes leurs aux clientes que le produit est spectaculaire, elles ont la chance de vous rencontrer pour les remettre sur le droit chemin de la consommation, alors profitez-en! »

C'était évidemment l'intervention la plus utile mais aussi celles dont on se souvient le moins face à la cliente. Toujours est-il que je repartais de Paris avec l'impression que j'allais exploser mon panier moyen.


Mais une fois sur place il est très difficile de sortir les arguments de vente d'un air naturel. « Oui ce pull est cher, mais la qualité est tellement hors du commun, que même un somalien échangerez un bol de riz pour l'avoir ».


Mais ce que les clientes adorent par dessus tout c'est la mise en situation. Je ne voulais pas le croire et pourtant ça s'avère être de loin la meilleure technique de vente pour vendre un produit un peu cher. « Cette robe madame, cette robe … imaginez-vous cet été, sur une plage, avec votre mari, c'est le soir, vous allez à un diner, il vous regarde, vous êtes si chic, il fait si chaud ... » Et hop un panier moyen bien rempli !

 

Et si vous n'avez pas conclu la vente vous lui aurez au moins donné un orgasme.


Si j'ai appris une chose lors de mon expérience en vente c'est que tout ces arguments débiles marchent et ce qui fait la différence entre une bonne et une mauvaise vendeuse, c'est la capacité à le dire, et surtout à le faire avec aplomb.


Et vous vendeurs ou consommateurs, des arguments débiles à dévoiler?


Par La Brune - Publié dans : La boutique de collants
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