Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Je pensais pouvoir vous dire cette semaine : « ça y est je change de job ! Et je vais renommer mon blog qui s’intitulera désormais : Mon formidable boulot ».
J’y croyais, et je préparais depuis 15 jours le post de ma renaissance, de ma fierté, de la fin de ma misère financière.
Ca avait pourtant bien commencé.
Un jour morne en boutique, je découvre un appel manqué et un message sur mon répondeur. « Brune je suis le monsieur dont tu attends l’appel depuis longtemps. Une place se libère, j’ai pensé à vous ».
Il ne m’en a fallu pas moins pour que je mette une affichette sur la porte de la boutique « à jamais » et que je m’en aille donner un tour de clé dans la serrure pour rappeler mon futur employeur sans avoir à prêter une oreille aux clientes qui me demanderaient un collant couleur chair.
Le contact au téléphone passe bien, il se souvient de moi, je me montre enthousiaste en freinant les sons aigüs de ma voix signes de mon émotion.
Ses consignes sont simples : je lui renvoie mon cv et mes motivations, et le rencontrerais le même jour que mes concurrents : le lundi 27 juillet.
C’est dans un état de tranquillité inouïe que j’ai servi les clientes jusqu’à la fin de la journée. De toute façon dans un mois, je ne les croiserais que dans la rue et elles ne seraient pour moi qu’un lointain souvenir associé à des culottes gainantes et des soutiens-gorge à coque.
Je sors du travail et là j’anticipe. J’annonce à mes amis que je ne partirai pas avec eux en vacances, en parle à ma famille, à la terre entière.
Je vais changer de job ...
... enfin peut-être.
Je poste le mail devant concrétiser mon embauche le lendemain et j’attends qu’il me recontacte pour me fixer un rendez-vous.
Nous sommes le 30 juillet.
J’attends encore.
Au pire je partirai en vacances au Portugal.