Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Ca y est les soldes sont terminées. C’est le moment pour les magasins de retirer les pouilleries au rabais pour les remplacer par la nouvelle collection. A la boutique, les cinq clientes quotidiennes n’ont pas assez dépensé et l’on se retrouve avec un tas de produits en soldes à ranger, plier et renvoyer.
Jusque là rien de grave, au pire ça nous occupe, au mieux ça m’apprend à savoir plier des fringues.
Si vous aviez une idée de la tronche de mon armoire … même moi je ne me serai pas embauchée pour travailler au contact de tissus.
Mais il y a un hic. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’à la boutique où je travaille, chaque vêtement arrive dans une boîte de petite taille avec une photo du produit que l’on range ensuite dans des tiroirs. Pour faire simple, chaque string, cols roulés en laine, gaine, robe arrivent emballés séparément et sont intégrés tels quels dans l’espace de vente.
Pratique pour le transport et le stockage me direz-vous. Oui. Mais les boîtes en cartons sont aussi pratiques pour la déforestation.
Face à autant d’avantages comment résister au pétage de plombs au moment de présenter les modèles aux clientes.
Vas-y que j’ouvre la boîte, déballe le vêtement du papier de soie, le déplie, songe déjà que vu la moue dédaigneuse de la cliente je vais devoir le replier dans la seconde, lui déballe un autre vêtement, remarque qu’il y a des boîtes partout …
C’est le moment en général où je perds patience et où je loupe ma vente, surtout qu'il est difficile d'avoir envie de tout lui montrer vu les conséquences sur le rangement que je dois m'envoyer après son départ. Le pliage consiste à faire rentrer les vêtements dans les bonnes boîtes en évitant de trop les rouler en boules.
Je m’éclate au boulot hein.
Hier j’ai du replier une bonne centaine d’articles soldés suspendus sur cintres destinés à réintégrer leurs maisonnées de cartons.
Vivement les vacances.