Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Je n’ai jamais fait ni serveuse ni coiffeuse, mais dans mes petits boulots j’ai été amenée parfois à recevoir une petite pièce.
Je tiens à préciser que le fait de m'être fait toute seule un horrible dégradé à l'âge de 10 ans ne fait pas de moi une coiffeuse.
J’ai donc eu moi aussi le droit à ma petite pièce. La première fois c’était au festival de piano dont je n’ai d’ailleurs toujours pas parlé. Ma mission consistant à faire asseoir les gens à leur place, il n’était pas rare (mais pas très fréquent non plus, faut pas déconner c’est la crise et puis la place coûte cher) de recevoir 1 ou 2 euros.
Au début je me sentais obligée de refuser poliment mais bon j’ai vite arrêté de faire des salamalecs quand on m’a tendu un billet de 5 euros.
Et puis on ne leur met pas le couteau sous la gorge non plus.
N’étant vêtue pour le festival que d’une robe noire sans poche et de talons, j’empilais les pièces dans mes escarpins, ce qui me valais à la fin de la soirée une démarche qui ferait pâlir d'envie Quasimodo .
Le deuxième (et dernier) emploi où j’ai eut l’occasion d’augmenter mon smic fut pour les papiers cadeaux à noël à la librairie. On me donnait régulièrement 1 ou 2 euros, parce que c’était noël et que je faisais peine à voir le dos courbé et le regard las.
Toute comparaison entre un Quasimodo sonneur de cloche et une Brune vendeuse de collant s’arrête là.
Un remerciement chaleureux me touche tout autant mais je dois admettre qu’un remerciement ne paie pas des bières.
Pour la pérennité des bars : laisser une petite pièce à la personne qui vous sert.