Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Ce post va être un peu trash.
Estomacs sensibles s’abstenir …
Samedi matin. J’arrive pour faire l’ouverture de la boutique à une heure très matinale pour un lendemain de soirée.
Je m’installe tranquillement derrière la caisse face à la grande vitrine donnant sur la rue. C’est là que je le vois, le paquet cadeau laissé là par un chien (enfin j’espère) dont le dernier repas fut probablement composé de croquettes avariées vu l’état de la chose. Juste devant la porte.
Il fallait vraiment être à la masse pour ne pas le remarquer. Je me penchais sur mes pieds et les félicitais d’avoir évité le pire.
J’examine la scène et fais un rapide bilan de la situation. Je ne peux laisser ce petit présent devant la porte, car je suis la vendeuse et que la vendeuse est censé défendre la propreté de sa devanture. Or, l’apéro prolongé de la veille rend ma résistance face à ce genre de problème un peu faiblarde.
Jeter un seau d’eau sur le problème et en répartir les particules le long du trottoir ? Attendre naïvement les employés municipaux un samedi ?
Il me fallait trouver une solution car les passants poussent des cris horrifiés en passant à côté de la chose en me jetant des regards froids à travers la vitre comme si je connaissais le coupable.
Je rempli un seau d’eau. Une fois celui-ci plein, j’ai du me concentrer environ 20 minutes devant la porte avant de réagir : non je ne peux pas, mais il le faut, mais je ne peux pas.
Je l’ai fait.
Encore une victoire de la Brune.