Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Il est un moment toujours délicat lorsque l’on discute entre amis. C’est lorsque l’un d’entre eux demande l’air de rien : « il y aurait moyen que tu me fasses rentrer là où tu bosses ? ».
Aie. Ouille.
J’ai le choix entre perdre la tranquillité au boulot ou perdre un ami.
Introduire la familiarité sur le lieu de travail déséquilibre la petite bulle de politesse et de saine distance créée avec les autres employés.
Or, comme certains partagent leur pain avec leur prochain, je partage mes bons plans.
Une fois que l'on a marmonné une réponse positive, l’ami me ramène un cv, souvent fait en 3 minutes 52, voire plié en deux et déclare fièrement que ça y est, je peux le faire passer aux ressources humaines.
Croyant sans doute que l’affaire était à moitié dans la poche, il n’a pas jugé bon de faire une super candidature et se doute bien que la lettre de motivation n’est pas nécessaire car je me chargerais bien de faire sa plaidoirie à sa place.
Je me souviens avoir fait passer le CV d’une ancienne amie qui n’avait pas cru nécessaire de préciser son numéro de téléphone, un « tu te fous de ma gueule » des ressources humaines à suffit à avorter la candidature de celle-ci. C’est à partir de là que commence la « décrédibilisation » (barbarisme, oui je sais) auprès de la RH.
... Personne qui ceci-dit détient tout de même les pleins pouvoirs face à notre propre future progression en interne.
Lorsque l’ami(e) est embauché(e), car ça arrive, c’est le moment où il faut le justifier auprès de tous les collègues : « Ah, la nouvelle à la compta c’est ton amie il parait ? », et justifier tout tes collègues auprès d’elle « j’ai vu que tu discutais beaucoup avec l’autre nigaud de l’informatique. Je ne pensais pas que tu t’entendais bien avec ce genre de personne ».
Et puis il arrive que l’ami ai envie de partir en vacances et que n’ayant accumulé que 2 mois dans l’entreprise, il n’a pas de congés, il décide donc de démissionner, car hein, c’est bientôt l’été, et j’ai pris une location à Palavas.
A la bonne heure.
Te voilà catalogué auprès de toute ta boîte comme la personne qui fait rentrer ses potes qui ont besoin d’argent de poche.
Les collègues deviennent rarement des bons amis ...
... les amis deviennent rarement des bons collègues.