Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Septembre c'est en général le mois du double emploi pour moi. Que ce soit les vendanges, ou une mission d'intérim, en général je travaille plus pour combler le cratères financier des vacances.
Cette année ne déroge pas à la règle.
L'année dernière et celle d'avant, j'arrondissais ma rentrée en travaillant le soir sur un festival de piano.
Il est un peu tard pour leur faire de la pub mais il est vrai que dans la ville rose est organisé en septembre un chouette festival de piano dans un cloitre magnifique. Ceux qui peuvent aller à un concert sans pogoter y trouveront leur bonheur, les autres (comme moi) … n'y allez pas.
J'avoue à demi-mot n'être jamais resté pour les concerts même si le fait que j'y travaille m'exemptait de payer la place. J'ai un peu honte parce que la culture, le piano et blablabla mais bon je m'ennuie vite si je ne remue pas.
Vous vous doutez bien que ma mission sur ce festival n'était pas de jouer du piano, ni de l'organiser. Non, on sait très bien que malgré mes études toute mes tentatives de rentrer dans l'organisation culturelle ont échouées en stages et en petits boulots.
Ma mission consistait à placer les riches, les institutionnels et les passionnés aux premiers rangs. Avec tout un tas d'autres jeunes embauchés pour l'occasion.
Il y a un public de premiers rangs très hétéroclites pour ce genre de concert. Il y a ceux qui y vont pour se faire voir, puis d'autres qui sont là car ils n'ont pas su refuser l'invitation d'untel. Ceux-ci ont naturellement les meilleures places. Il y a ensuite les passionnés, qui n'ont pu acheter leurs places qu'une fois celles de la première catégorie vendues et qui ce retrouve donc du mauvais côté du piano ou derrière une colonne du cloitre.
Ces incohérences donnaient souvent lieu à des grumeaux de gens se battant pour échanger leurs places tout en restant en groupes : les invités dormant derrière la colonne et les passionnés pouvant apprécier le spectacle.
Ce qui me plaisait le plus dans ce travail c'est d'être tout le temps sur mon 31. Il fallait être à la hauteur du lieu et de l'évènement, nous étions donc prié d'être zappé en conséquence. S'habiller trop-la-classe ce n'est pas mon genre mais quand on me prie de le faire ça m'amuse.
Cette année je n'ai pu y travailler car mes horaires ne me le permettait plus … et parce que j'avais un peu la flemme aussi.
Je ne pourrais donc pas rattraper mon retard en concert de piano. Si je ne suis pas devenu férue de piano grâce à cette expérience j'ai, par contre, acquis une autre compétence et pas des moindre : je sais marcher en talons haut sur des pavés comme personne.