Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
Il y a parfois des comportements qui ne sont pas cohérents. Non contente de gagner un demi-smic et d’avoir un emploi du temps en gruyère aux trous mal répartis, je me rajoute de temps en temps des missions de bénévolat.
Des petits boulots non payés en somme.
Il y a toujours une bonne raison pour faire du bénévolat : se donner bonne conscience, passer le temps, rencontrer de nouveaux amis ou bien se faire connaître l’air de rien d’un potentiel employeur.
Notez bien que la fille qui pense trouver un potentiel employeur en la personne qui recrute 150 bénévoles pour un festival subventionné par la région n’a pas inventé l’eau tiède.
Je ne me sens absolument pas concernée.
Il y a quelque mois, je sautais sur l’occasion d’intégrer de loin l’équipe d’un festival litteraturo-culturel en rejoignant son staff de bénévoles.
Affublée d’un tee-shirt vert, ma mission serait celle de récupérer les billets des personnes venant voir une lecture, de le déchirer légèrement, et de leur souhaiter une bonne soirée. J’aurais pour avantage de manger gratuit sous les chapiteaux prévus pour l’occasion à condition d’arriver à l’heure et je pourrais même assister aux lectures gratuitement si le cœur m’en disait et surtout à condition qu’il reste des places.
C’est avec conviction que j’arrivais le lendemain sur mon lieu de bénévolat, prête à assumer ma mission avec le plus grand sérieux, participer pour ce festival étant pour moi, la chance de pouvoir mettre un orteil dans la grande famille des actants culturel de la ville.
Je me voyais déjà organiser moi-même le festival l’année d’après, songeant à régler deux ou trois petites choses qui m’avait semblé confuses lors de la réunion de bénévoles lorsque je tombais nez à nez avec d’autres tee-shirt vert attendant eux aussi de déchirer légèrement le billet des 6 spectateurs venus ce soir pour l’occasion.
Après une brève présentation avec mes collègues d’un soir j’appelle l’organisateur et lui fais part de ma surprise de se voir être 5 pour déchirer 6 billets. Il m’informe que ah mince désolé on vous à pas prévenue mais de toute façon on ne savait pas où vous mettre vous être trop nombreux à être bénévoles.
Je grommelais intérieurement que ce n’est pas parce que l’on n’est pas payée qu’il faut nous faire perdre notre temps.
Ce fut ma dernière mission en temps que bénévole.
Quitte à perdre mon temps je préfère être rémunérée.
Le bénévolat, c’est bien.
Ne pas être prise pour une andouille, c’est mieux.