Piston et relation forment une paire inséparable. Pour arriver à multiplier les chances d’être pistonnée, il faut être mondain. Etre là dans les soirées où il « faut » être et parler avec les bonnes personnes, tout en prenant soin de faire passer le message de ses ambitions en priorité dans la conversation.
Si j'étais une de ces personnes, je ne serais pas en train de vendre des collants aujourd’hui.
Non. Moi je suis plutôt dans les soirées où il ne « faut » pas être si je veux trouver un potentiel employeur : accoudée au bar un pichet de Margarita dans la main droite, un verre vide dans la main gauche. Les rares fois où je me suis retrouvée dans des soirées « fréquentées » (c’est fou ce que les guillemets sont présents dans ce post) je passe plus de temps à parler aux traiteurs et à la femme de ménage qu’au directeur truc ou au représentant machin.
Je ne suis pas la fille qui cherche à se faire connaître pour se faire embaucher en fait. Comme au lycée où lorsqu’un garçon me plaisait et qu’il passait dans ma trajectoire à la récréation, je préférais lui tourner le dos et regarder l’exact opposé. Je pensais que comme ça, il remarquerait l’effort que je faisais pour l’éviter et que donc il y avait anguille sous roche ce qui lui mettrait la puce à l’oreille.
Verdict : ma vie amoureuse au lycée était un désert sans puce ni anguille.
Avec les employeurs je reproduis un peu la même technique. Sauf que les rares vernissages où cocktails où je me rends ont remplacés les cours de récré. Mais dans les faits ce n’est pas très différent.
En direct de ma tête:
Tiens mais c’est le directeur de Truc, la boîte où j’aimerais tellement travailler. Il paraît qu’il cherche quelqu’un à partir du mois prochain... je pourrais peut-être me servir du prétexte des petits fours situés juste devant lui pour engager la conversation et me présenter. Après tout, important comme il est, il doit y avoir plein de gens qui viennent le voir, ça ne le choquera pas. Où alors je peux me contorsionner en passant sous la table atterrir de l’autre côté du buffet et atteindre les petits fours sans lui adresser la parole ! Il verra ainsi que j’ai fait tout cela pour l’aborder et me proposera un rendez-vous !
J’aurais choisis la solution la plus adéquate, mon blog s’appellerait plutôt mon incroyable boulot…
Le mot d’ordre de ce premier semestre sera donc OSER et ne pas se cacher derrière le mail d’une timide candidature spontanée mais se présenter directement aux personnes avec assurance, les contournant de face et les ignorants droits dans les yeux…
… comment ça je n’ai rien compris ?