Recrutement, chroniques, CV et 2d degré
A la veille du « plan d’urgence » qui nous sera développé demain par sa royauté, il est bon de se demander ce que c’est qu'avoir 26 ans, bientôt 27 sur le marché du travail en 2009.
Je lis des mesures concernant les apprentis, les moins de 25 ans … Il est certain que l’on ne peut faire des mesures personnalisées pour toutes les tranches d’âges.
Il faut bien même fixer une limite quelque part, "qu'on dit".
Mais lorsque l’on a 26 ans bientôt 27, soit un âge plus que limité pour l’alternance (les entreprises n’ont pas le même avantage à prendre quelqu’un en contrat pro de plus de 26 ans), et que l’on a fait des études, les mesures avantageuses qui pourraient faire qu’une entreprise soit moins frileuse pour miser sur un jeune ne nous concernent pas.
Je me souviens qu’à la sortie de mon stage au petit théâtre*, le responsable voulait m’embaucher à mi-temps à un programme de contrat aidé. Soit un boulot dans ma branche pour lequel je m’étais formée pendant 3 mois dans le cadre d’un stage non rémunéré, et avec la totale approbation de mon presque futur-employeur.
Mais après un rdv avec la conseillère de l'ANPE, on m'informait que je ne réunissais pas toute les conditions idéales pour être éligible au contrat aidé : plus de 25 ans, n’habitant pas un quartier défavorisé, n’étant pas en situation de « difficulté pour trouver un travail ».
Je suis donc aujourd’hui vendeuse dans une boutique.
A la bonne heure.
Est-ce que ce sont ce genre de mesures qui freinent l’emploi des plus de 26 ans, où tout simplement des mesures qui ne sont pas adaptées à ce genre de structure ?
Reste que chercher du boulot en même temps que les moins de 25 ans ne nous avantage pas. Surtout lorsque l’on a son CV rempli d’expériences qui ne veulent rien dire pour l’employeur.
Je pense qu'avant mes 30 ans et alors que j'aurais ajouté quelques lignes à mon CV, je pourrais peut-être passer dans le Guiness des Records pour le CV le plus long du monde ...
Avoir 26 ans, bientôt 27, c'est un peu se demander si l’on peut encore parler de l’égalité des chances ...
Est-on déjà trop « périmé » pour s’en sortir ?
Je vous invite à lire l’article paru sur le monde hier, où l’on constate que ça ne fait pas du bien de se sentir moins seul.