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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 08:32

Hier j'étais tranquillement assise à mon bureau en verre, à me dire que tout de même le verre et le cuir sont des matières peu pratique pour du mobilier : froid l'hiver et sale à cause des traces de doigts tout au long de l'année, et pour le cuir, sauna de surface l'été, et doté d'un grinçant douteux dés que l'on s'assoie dessus. Qui n'a jamais dit un « c'est pas moi » alors qu'il se repositionnait juste pour être plus à l'aise sur un canapé de cuir ?

Bref, je tergiversais gaiment sur les matières au lieu de faire mon CV. J'avais pourtant Open office ouvert, et j'avais même fait la démarche de télécharger des CV qui m'inspiraient. Bref j'étais sur les starting-block. J'avais commencé à m'inscrire sur Linkedin, sur Monster, j'avais réuni tous mes papiers pour mon rendez-vous du pôle-emploi le 14, bref, j'étais résignée.

Ca c'était jusqu'à ce sur mon téléphone sonne. Un message sur le répondeur « J'appelle pour vous donner la réponse pour l'entretien, j'espère que le poste vous plait toujours car c'est vous que nous avons choisi ».
Et là comme dans un dessin animé, je me suis téléportée dans un autre monde, celui où les fleurs tourbillonnent, où les souris parlent, où il y a des notes de musiques qui virevoltent, j'étais en apesanteur dans mon bonheur, le sourire collé aux lèvres.
J'ai ensuite entrepris d'imiter la chorégraphie de Beyoncé dans mon salon mais en pantalon de jogging ça faisait plutôt danse des chômeurs que hip hop chic.

Voilà je vais travailler à partir de janvier à temps plein comme chargée de communication/référencement pour une boutique en ligne de déco, stickers et plein d'autres choses sympa. Le monde du référencement m'est encore inconnu mais je vais être formée et l'idée d'apprendre plein de choses me fait bien plaisir.
Vous vous souvenez de cette annonce que j'avais postée ? Beh c'est pour ce poste que j'ai été embauchée. Car l'annonce était tellement sympa que bien sûr j'ai postulé.
Hihi.

P.S : Merci à tous vos gentils messages sur Twitter hier
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:54

Pas la peine de faire des « tadam ! » car vous y êtes déjà dessus, mais je suis très fière de vous présenter le nouveau blog, plus joli que son aîné n'est-ce pas?

Ça faisait longtemps que je voulais changer quelque chose : changer de plateforme ? N'oublions pas que j'ai le brun qui travaille chez Overblog et que on ne passe pas chez Wordpress si facilement ! Et puis Overblog c'est simple, clair et les designs sont de plus en plus jolis et modifiables, donc bon …

Je parlais d'arguments de vente hier ...

Il y a une personne que je voulais remercier particulièrement aujourd'hui c'est The Fox. Il est adorable et a proposé de m'aider pour la bannière. Non seulement il m'a aidé mais la bannière est son entière création, j'ai juste fourni la matière première qui se trouve dans les ronds.
Je trouve la bannière extra et le remercie encore et encore !
Alors pour aller voir son blog, son travail, ses vidéos et ses textes rigolos c'est par ici !

Je tiens ensuite à remercier Hadrien sans qui la bannière n'aurait pas pu rentrer dans le design sélectionné !
Je remercie évidemment mon brun, le photographe, qui a tout de même beaucoup soupiré quand je lui demandais d'en refaire une. Grâce à lui le choix n'a pas été cornélien pour choisir parmi les photos au moins.  Merci mon Nico.

Je tiens ensuite à remercier Aurélie, ma voisine, propriétaire de l'appareil photo, car en bonne galérienne que je suis, je n'ai bien sur pas d'appareil photo. En parlant de ça on me souffle à l'oreille que c'est bientôt noël d'ailleurs tiens donc.

Alors voilà, j'espère que ce nouveau design vous plaira et que le contenu vous plait toujours aussi.

En tout cas eh bien moi je suis bien contente ! Clap clap clap pour tout le monde.
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 18:41
Bon c'est vrai il fait froid, mais ce post ne sera pas une élucubration sur ma chair de poule et mes gros pulls en laine. De toutes façon je n'ai pas de pulls en laine et je déteste le chauffage et les gros pyjama chaud. Donc si j'ai froid et que je devient bleuâtre j'assume en silence.
Aujourd'hui je parlerais plutôt de ma frilosité à me lancer sur mes propres projets.

Lorsque l'on a plus de boulot, on en vient à se dire : cool je vais enfin pouvoir avancer sur mes idées de boites.
Car des idées de boites j'en ai. Plein. Trop même, tant est que ce n'est plus naturel.

Avec mon brun nous avons lancés plein d'entreprises imaginaires qui ont eu beaucoup de succès. Dans nos pensées, le marché nous attendait et le public nous adorait. On devenait riche et une grosse boite rachèterait notre petite boite et on deviendrait encore plus riche.

Ça c'est dans la théorie délirante. Dans la pratique, nous ne sommes ni foutu de créer un site internet, ni assez organisés pour monter quoi que ce soit de cohérent ensemble.
J'ai toujours pensé que si nous avions un développeur de poche, nous serions les rois du pétrole.

Monter sa boite ce n'est pas dur si l'on en croit les témoignages des auto-entrepreneur : « j'ai crée ma boite c'est nickel », « je réalise mon rêve et continue à être salarié en même temps c'est le top ». Alors comme beaucoup de personnes je n'ai pas beaucoup réfléchi et je me lui suis créée moi aussi … ce statut d'auto-entrepreneur.

J'aime bien m'inclure dans un groupe d'imbécile, je me sens moins bête.

Attention! Je suis allée à la Chambre de Commerce et tout et tout, j'ai assisté à des réunions d'informations, j'ai lu beaucoup de trucs sur le net. Et puis à force de parler à des gens qui savent pas trop et puis de toute façon ça mange pas de pain et ça coute rien et bien je me suis lancée.

Enfin j'ai crée mon statut quoi. Après ma boite elle existe en théorie, mais je n'ai toujours rien mis en œuvre pour la faire vivre. Mon idée était simple : créer des sites internet pour les artisans. Les artisans ne pipent rien à internet ( je ne généralise pas même si ça en à l'air ) et moi je comprends et je sais expliquer simplement les choses. Donc entre les artisans et moi, ce pourrait être le début d'une grande histoire d'amour.

Ceux qui auront bien lu le début de ce post relèveront que je ne sais absolument pas créer de site internet. Mais un blog, c'est simple d'utilisation et c'est un site internet non? Donc voilà, mon idée était d'ouvrir des blogs pour les artisans, de les alimenter et les mettre en jours quand bon leur semblerait. Et de fournir un service pas cher bien sur, car je ne me serais pas trop cassé le cul.

J'ai déjà deux clients potentiels, car j'ai pas mal d'artisans dans mon entourage, et des gens très intéressés par mon idée qui sont prêt à m'aider. Bien sur c'est une idée que plein de monde a déjà eu, mais mes amis artisans me disent qu'être sollicité par téléphone par des téléopératrices qui leurs proposent des sites internet tout en en ayant rien à faire n'était pas la solution. Et eux pourtant ils ont drôlement besoin d'une vitrine sur le net.

Pourquoi ne me suis-je pas véritablement lancée? Pour des raisons aussi diverses que non valables.

Alors lorsque je reçois un monticule de courrier d'annonceurs chez moi sautant sur l'occasion de proposer leurs service à la « chef d'entreprise » que je suis et bien j'ai un pincement au cœur. Car il ne suffit pas d'avoir des idées pour être chef d'entreprise, il faut aussi des couilles.
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 09:49
Quand je ne travaille pas il y a une chose que j'aime bien faire le matin : regarder « les maternelles » sur la 5. Je n'ai pas d'enfant et ne suis pas prête d'en avoir mais j'aime cette émission. Je pousse des « oh » et des « ah » à chaque fois que j'apprends quelque chose et suis incollable sur les doudous, les siestes et l'alimentation des 4-5 ans.

Au moins si un jour j'ai des gamins, je serais presque formée.

L'émission de ce matin m'a rappelé une épisode de ma propre enfance : j'ai refusé de sauter une classe.
La conne.
En effet il fut un temps où j'étais la tronche de la classe. En arrivant au CP je savais déjà lire. Ayant l'air de m'ennuyer en cours, l'instituteur convoqua ma mère et me fit rester à la fin de la classe.
« Pourquoi m'ennuyais-je ? » me demande-t-on? « Beh parce que je sais déjà ».

On confirma mes dires en me sortant un livre, et j'ai dû prouver mon savoir en suivant des yeux l'index de mon instituteur qui avançait au fur et à mesure que je lui lisais les mots.
Ma mère écarquilla les yeux : j'étais l'enfant prodige.

Pour l'anecdote, l'enfant prodige n'était pas collée aux encyclopédies comme on aurait pu le croire, mais il avait juste eu la chance d'être tous les jours devant la télévision à l'heure des « chiffres et des lettres ». J'ai appris les lettres et les mots comme ça.
Qui a dit que la télévision rendait bête?
Ce petit abus télévisuel m'a aussi valu de porter toute mon enfance deux magnifiques hublots me servant de lunettes, du style de celles de Camelia Jordana, mais qui sur une enfant de 6 ans le font beaucoup moins.

Une fois découvert mon talent précoce, l'instituteur posa très vite la question de sauter une classe : l'année venait de commencer, je pouvais donc passe en CE1.
Ma mère me demanda ce que j'en pensais.

Mes copines étaient toutes au CP voilà ce que j'en pensais.

Mon père s'étrangla en apprenant que je ne voulais pas passer au niveau supérieur, mais l'enfant prodige a décidé, on le laisse s'épanouir avec ses congénères.

Que ce serait-il passé si j'avais sauté une classe : je n'aurais pas eu les mêmes amis, ni le même parcours. Peut-être aurais-je été une élève brillante toujours considérée comme surdouée, peut-être m'aurait-on entretenu dans l'apprentissage poussé, peut-être que j'aurais été toujours première de la classe.

Je ne le saurais jamais, et je m'en fout un peu aussi.

Toujours est-il que le gars des maternelles ce matin à la question posé par une maman soucieuse « mon enfant sait lire avant le CP, dois-je lui faire sauter une classe ? », il a répondu « surtout pas, ce n'est pas parce qu'il sait lire qu'il s'épanouira plus au niveau supérieur ».
J'avais donc pris la bonne décision.

Et puis quel gamin accepterai de passer du rang de meilleur de sa classe, au rang de plus mauvais en sautant une classe?
Et puis la partie chiffres de l'emission en me passionnant pas autant que les lettres, je n'aurais jamais pu tenir le coup en étant aussi nulle en maths ...

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 08:20
Ce matin je suis ravie.
Le fait que j'ai marché pieds nus dans non pas un, mais deux vomis de chat ce matin et que j'ai pris le bus le plus rempli de toute l'histoire des bus n'y changeront rien.

Ce matin j'ai ma première chronique qui est sorti sur maviepro.

Maviepro c'est quoi? C'est un site sur la vie professionnelle des femmes.




Le site se divise en deux parties : la partie le travail, vos droit qui répondra aux questions pratiques que vous pouvez vous poser. Des fiches conseils sont mises à votre disposition pour cela.
Ensuite vous trouverez la partie magazine qui, entre le journalisme et le blogging, vous informera de façon pratique et distrayante, de la vie professionnelle des femmes. C'est dans cette partie que vous trouverez ma chronique et celles des autres participantes. Les chroniques traitent des aspects de la vie professionnelle : l'entreprenariat, la vie en entreprise ... on trouve même une chronique de l'Homme ! Je m'occuperais en ce qui me concerne de la partie chronique "recherche d'emploi" !

Je trouve ce site vraiment bien fait, pratique et clair, on peut y glâner toutes sortes d'informations interessantes et utiles donc je vous invite chaudement à aller y faire un tour et vous y référer quand vous en aurez besoin.

Pour la chronique c'est ici elle paraîtra normalement tout les mardi. J'ai choisi de conserver mon prénom car tout de même je l'aime bien. En fouillant bien vous pourrez même trouver une photo mais prise avec l'Iphone un beau jour de sale tronche donc je ne m'étendrais pas sur le sujet :)

Longue vie à ma vie pro !




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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:46
Lorsque je travaillais en boutique il y a une chose qui me manquait beaucoup c’était la vie de bureau. Je l’ai expérimenté dans les différents centres d’appels où j’ai postulé ainsi qu’à la banque où j’ai travaillé.
J’aime bien la vie de bureau.

Tout d’abord parce que l’on va « au bureau » et que ça déjà c’est top. Dans l’imaginaire des gens ça fait vrai boulot, même si « au bureau » veut aussi dire « je vais vendre des slips par téléphone ».

Il y a plusieurs éléments qui caractérisent la vie de bureau. Tout d’abord la moquette. Il y en a partout par terre, véritable bouillon de culture vu le nombre de chaussures qui la piétinent depuis des années … mais elle est douce. Et on peut donc délicatement laisser les ballerines de côté pour travailler en chaussettes sans avoir froid aux pieds. Les panards cachés entre la table et la tour de l’ordi, les doigts de pieds en éventail c’est quand même la classe.
Sauf lorsque l’on oubli de remettre ses pompes avant de faire signer un papier à son boss.

Ensuite au bureau on ne survit pas sans boissons chaudes. Depuis que j’ai réintégré la vie en bureau je bois du thé et du café comme je n’en avais jamais bu auparavant. Je me suis attribué un mug avec un joli paysage dessus et je vais régulièrement à la bouilloire me resservir en eau chaude pour y tremper dedans toutes sortes de sachet de thé ou de sticks de café. A la fin de la journée je tremble et j’ai la vessie qui a atteint la taille d’un fétus de 6 mois mais au moins je suis hydratée.

La vie au bureau c’est aussi passer de longues heures assise. C’est dur. Autant je n’aime pas rester debout toute la journée autant je n’aime pas non plus rester assise indéfiniment. Vu que je ne descends pas griller ma clope en bas il faut trouver des subterfuges pour laisser le sang circuler dans les jambes et ralentir l’arrivée des varices. Alors je m’étire. Beaucoup. J’étire tous mes membres chaque 10 minutes environs. D’un point de vue extérieur ça doit être bizarre, mais d’un point de vue intérieur ça soulage.

Je pourrais aussi me mettre à fumer c’est pas faute d’avoir essayé mais je n’aime pas ça.

Un bureau sans collègues c’est comme du pain sans fromage. On se passerait bien des fromages qui puent mais au fond c’est aussi eux qui donnent de la vie. Alors on se parle, on ragote, on se déteste.
Mais on mange des gâteaux et des croissants à chaque anniversaire aussi et une petite trêve gastronomique dans la cuisine à bablater parfois ça permet de faire connaissance avec les autres.

La vie de bureau c’est bien. Pour un temps. Parce que l’on prend vite de sales petites habitudes de secrétaire feignasse qui pète un câble dés qu’il n’y a plus de Petit Beurre dans le placard ou qui laisse un gilet sur le dossier de sa chaise « au cas où la clim serait trop forte ».

Il n’est pas improbable que d’ici quelques mois j’ai envie de réintégrer un boulot physique où le seul mouvement de la journée ne consiste pas à s’étirer et à aller à la cuisine mais pour l’instant eh bien la vie de bureau … ça me plaît.
 
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 18:14


Il y a un sujet de conversation qui revient souvent avec mes amis, c'est le fait que le milieu d'où on vient nous conditionne beaucoup dans notre vie professionnelle.
Vous pouvez considérer que l'on pousse des portes déjà ouvertes voire carrément démontées et vous aurez raison.
Toujours est-il que c'est une discussion qui nous passionne.

Je tiens à préciser que tout ce qui va suivre est seulement mon opinion et que je me base sur mon expérience. Je n'ai pas en moi la science infuse de la sociologie cela va de soi.

Je détestais lorsqu'en cours de sciences sociales, mon professeur pro-Bourdieu nous bassinait avec  l'habitus, le fait que l'individu, par son expérience sociale, intègre une manière de penser et d'agir qui lui seront durables.

Venant d'un milieu ouvrier et rural, ces concepts comme quoi on allait être figé par le comportement du milieu d'où l'on vient me faisait bondir sur ma chaise.
J'ai longtemps essayé de me dépatouiller de tout ça mais je dois bien me rendre compte que mon milieu social me conditionne à l'heure de penser à ma vie professionnelle. Je ne m'en suis jamais rendue compte avant car je vivais selon les possibilités de ma famille mais je ne m'aperçois aujourd'hui que certaines filières ne s'ouvraient pas à moi à cause de ma condition sociale.
Et elles ne m'étaient même pas proposées.

Tout d'abord, je n'ai jamais pu intégrer une grande école. N'ayant pas les moyens de payer les frais d'inscriptions, l'appartement et tous les autres « frais de vie » c'est une éventualité qui n'a jamais été soulevée.
Peut-être parce que personne de ma famille n'a fait de grande école mais jamais nous n'avons eu de discussion sur mon avenir en tant que Normalienne ou diplômée de Sciences-Po.
J'ai donc intégrée la fac comme me le permettaient les bourses. Encore avais-je assez de « chances » que mes parents n'ai pas assez les moyens pour bénéficier de l'échelon 5 et d'une place de choix en cité U. Certains des parents de mes copines qui gagnaient « trop mais pas assez » n'avaient pas accès à cela et ils devaient se saigner aux quatre veines pour leurs payer un appart et le reste.

Ensuite vient l'heure où l'on doit bosser. Les étudiants qui bossent pendant leurs études sont nombreux. Mais moi je parle de ceux qui bossent pour vivre et pas juste pour se faire de l'argent de poche. Je ne les blâme pas et j'aurais aimé avoir la possibilité de bosser pour de l'argent de poche plutôt que de tout mettre dans le loyer et les factures.
Appréhender les cours et les exams lorsque l'on bosse 28 heures par semaine. C'est dur.

C'est possible.
Mais c'est dur.
Bien que ayant étudié les arts du spectacle je n'ai pas trop à me plaindre.

Puis vient le fait que vu que l'on a besoin d'argent eh bien on choisit ses boulots dans l'urgence car on a pas toujours le temps d'attendre. Et donc on se retrouve à avoir fait plein de petits jobs qui certes allongent le CV, mais lui donne à chaque nouvelle expérience une nouvelle incohérence.
Bosser parce que l'on on a besoin de fric n'est pas assez honorable et fait perdre du temps au moment  d'accumuler l'expérience grâce à des stages non-rémunérés.

Je ne généralise pas mais je rencontre de plus en plus de personnes venant d'un milieu aisés et c'est vrai que leurs boulots maintenant, c'est médecin, notaire, ingénieur ...
Les autres, ceux qui font partie de ma catégorie sont encore un peu dans les études, beaucoup dans les boulots et un peu dans la recherche de formation efficace.

Il y a bien la solution des prêts bancaire. Mais encore faut-il des garants. Il y a bien certaines grandes écoles gratuites mais la concurrence est rude et encore faut-il pouvoir assumer une prépa.

Alors quand j'ai un ou une ami(e) qui arrive à ses fins et trouve un vrai travail, bien placé et bien payé malgré un parcours étudiant galère et bien ça me donne le sourire. Un grand sourire.

C'est possible.
C'est dur.
Mais c'est possible.

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 12:31

Dans deux jours c’est mon anniversaire.

27 ans.

Bordel.

 

Je ne suis pas du genre à complexer sur la vieillesse car de toutes façons, on a beau complexer, on n’y changera rien. Donc mieux vaut dépenser son énergie à focaliser sur autre chose.

 

La cellulite qui s’installe par exemple.

Et ne me dites surtout pas qu’on ne peut rien y changer ! Je préfère pour  ça écouter les publicités mensongères de crèmes miracle.

 

Avoir 27 ans dans deux jours me fait prendre peur car chaque année qui passe est une année où une concurrence massive arrive.

Cette année encore, des jeunes filles de 20 ans ou pas beaucoup plus, directement sorties de l’école arrivent, disponibles et pimpantes avec un CV encore à écrire.

Avec des connaissances fraîchement mémorisées elles ont une longueur d’avance sur les « femmes » de 27 ans qui recherchent, elles aussi, un job.

 

Paradoxalement oui.

Pourquoi ?

 

Les femmes de 27 ans ont oubliées des connaissances scolaires pour en acquérir d’autres sans intérêts. Elles ont relégués cours et TD au rang de souvenirs lointains et ne se souviennent de la fac que l’adresse des bons bars où l’on allait se détendre entre deux cours.

Me dire que le seul domaine où je suis véritablement incollable aujourd’hui est le collant me fait tout de même mal au cœur.

 

Les femmes de 27 ans ont plus d’eau qui a coulé sous les ponts de leurs CV. Parfois il en reste un souvenir d’eau croupie, d’expériences mal digérées qui reviennent dans les entretiens d’embauche comme un leitmotiv plombant. « Oh vous savez moi on me la fait pas,  les employeurs malhonnête je les connais ! ».

 

Les femmes de 27 ans ont 27 ans, donc hypothétiquement, c’est l’âge pour les employeurs où  elles vont commencer à avoir envie de créer une famille, de se marier bref, de penser à tout sauf au boulot pour lequel elles postulent.

Ce qui est faux bien sûr. Enfin du moins pour toutes celles qui se sentent incapable de garder un bébé dans les bras plus de 1 minute sans stresser.

 

Les femmes de 27 ans ont besoin de sous. Les familles loin derrière, les chèques reçus pour les anniversaires et noël se sont transformés en couvert en argent, en machine à pain et autres choses fort utiles lorsque l’on vit dans un petit appart.

Alors le besoin de sous fait qu’elle doit travailler et peu importe ce que l’on trouve, on n’a pas toujours le temps d’attendre mieux.

 

A cause de tout ça et bien les femmes de 27 ans ont un CV incohérent avec tout plein d’expérience si on regarde bien. Mais l’employeur il va plus se concentrer sur le CV d’une fille de 20 ans, propre comme un sous neuf où les dernières expériences de stagiaire sont évidemment en accord avec le poste.

 

Je vous aime bien jeunes filles de 20 ans aux cuisses fermes et aux lendemains de cuites faciles, mais vous formez pour moi une concurrence redoutable.

 

Jalouse, moi?

Pfffffffff

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 13:00


 

On relance le débat sur le CV anonyme depuis hier. Un CV où il n’y aurait ni adresse, ni nationalité, ni nom, ni photo moi je dis oui. Bien que j’ai un prénom bien français et un nom de famille un peu espagnol qui ne dérange pas trop, je trouve que le CV anonyme est ce qui a été dit de mieux sur le CV depuis longtemps.

 

Pourquoi ? Mettons nous en situation : Imaginez un employeur qui reçoit mon CV. Il  le tiens en main, et se dit « Oh ! Qu’il est beau » et « Oh ! Il y a même une lettre de motivation manuscrite » et puis il commence sa lecture par le coin à gauche, là où apparaît le nom. Et là il s’étrangle. Il remarque une espagnolade (mon nom de famille donc) qui lui rappelle tant de souvenirs. Cela peut être une rupture douloureuse avec Marie-Paz, son ex, ou encore une paella mal digérée, mais toujours est-il que mon CV terminera en boule dans la corbeille à papier. Si tant est qu’il soit arrivé à la fin de sa lecture et qu’en plus il a remarqué que j’ai vécu en Espagne, et mon CV finit en substitut de papier hygiénique.

 

Et puis un CV anonyme c’est bien aussi car on n’aura plus besoin de mettre de photos. Et croyez moi pour quelqu’un d’aussi peu photogénique que moi c’est un grand pas. Ne disposant pas d’appareil photo, ni de web cam et encore moins d’imprimante je fais les photos à l’ancienne, dans un photomaton ou chez un photographe. Inutile de vous dire que vu le prix, les clichés de ma tronche crispée, je choisis sur quels CV je les colle et à quels employeurs je les distribue ! C’est limite si une fois la réponse de refus reçue je ne demanderais pas à l’employeur de me la retourner « parce que hein bon vous savez c’est la crise ». Et puis ça éviterait de faire partie malgré soi du concours de la photo la plus ridicule de candidat.

 

Si si je suis sûre que ça existe.

 

Et puis il y a l’adresse aussi. Dans sa forme actuelle, en plus de mentionner l’endroit où l’on se trouve en poste et de en plus de mentionner si on est une bonasse ou pas le CV indique aussi à ce cher monsieur où l’on crèche.

Ca fait peut-être un peu beaucoup non ?

Vous imaginez le sosie de Melissa Theuriau qui travaille comme serveuse au lolo bar et qui en plus habite à deux pas et bien moi je vous dis, il vaut mieux qu’elle ferme sa porte à clés !

 

Mais plus sérieusement le CV anonyme ne va pas définitivement rabaisser le caquet des patrons trop portés sur l’uniformité, mais au moins il évitera de casser le moral des personnes qui postulent. Envoyer une centaine de cv pour aucune réponse, au bout d’un moment ça doit quand même titiller les glandes lacrymales. Alors que si on se fait refouler à l’entretien au moins on peut clairement se soulager de ne pas avoir à travailler avec un con pareil.

 

Voilà entre paranoïa et réalité ce que je pense du CV anonyme. Même si tout le monde s’en fout !

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:44
On a tous eu affaire à lui un moment ou à un autre. Les plus chanceux s’en sont sortis et le considère comme un mauvais et lointain souvenir. D’autres sont encore en contact avec lui et frémissent à l’idée de l’être pour longtemps. Plus ou moins rude selon les pays, on se positionne tous par rapport à lui.

J’ai nommé : le SMIC
Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance
Ou le Salaire Minimum Amélioration de Coquillettes

Mais là ça s’appellerait le SMAC. C’est plus joli mais là n’est pas la question.

Avoir un boulot qui plaise c’est le top, mais s’éloigner un peu du smic en vu de ne pas trop songer à son compte en banque à partir du 15 de chaque mois, c’est mieux.
C’est vrai, à presque 27 ans j’ai tout de même envie de toucher plus.

"Presque", c'est jusqu'au 12 novembre, et je si dis que mon flacon de « for her » de Narciso Rodriguez est vide et qu’un de mes rêves est d’avoir un tourne-disques,
c'est comme ça, en l’air.

Bref.

Une fois dans ma vie, j’ai touché plus que le SMIC : c’est lorsque je vivais en Espagne où il avoisine les malheureux 700 euros pour 40 heures de travail par semaine.  Avec des loyers frisants les tarifs parisiens , j’avais juste envie de m’étrangler avec mon CV lorsque je cherchais du travail et que l’on m’annonçait la rétribution associée.

J’ai réussi à trouver un travail à 800 par mois  :  pas le Pérou, mais c’est aussi un chiffre à partir duquel on ne peut plus se plaindre.

Lorsque j’en parle autour de moi, j’ai l’impression que les autres touchent toujours plus que le SMIC,  de 1500 à 2000 euros pour 35 heures et pas de responsabilités énormes pour autant. Alors, tandis que je trouve des parades pour arriver péniblement à 200 euros en plus, (parades aléatoires et incertaines comme travailler le dimanche et le soir, emballer des livres à noël dans une librairie, atteindre les objectifs commerciaux pour avoir une très vague prime), et bien je me pose des questions :

Hormis savoir négocier au moment de l’entretien, on fait comment pour que le SMIC arrête de nous coller aux basques ?

Ceci dit heureusement qu'il existe, sinon je n'ose imaginer combien les employeurs seraient prêt à nous payer ...
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