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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 13:00

Je ressens beaucoup d'empathie pour les gens. Et croyez moi que c'est pas de tout repos tous les jours. Je me tords l'estomac à chaque fois que je vois une scène ridicule dans un film ou encore je me plombe le moral si je passe devant un chien à 3 pattes. C'est limite si je ne me mets pas à boiter à mon tour.

De part mes diverses expérience, je suis régulièrement en contact avec les corps de métiers que j'ai côtoyés : boutique, fast food, standard téléphonique … Et tout cela donne lieu à des comportements un peu bizarre de ma part.

Mes contacts avec les vendeuses : ayant été vendeuse pendant trop longtemps et dans diverses boutiques, je peux oser dire que j'ai fait le tour du métier. Journées interminables, mal de dos à force de rester debout, cartons à déballer, ou clientes horribles, je sais ce qui fait le bonheur et le malheur d'une vendeuse. Ce qui fait que je n'arrive pas à me comporter normalement avec elles. D'abord je dis toujours un bonjour. Ca peut paraître normal mais croyez-moi ça ne l'est pas pour les trois quarts de la planète. Ensuite je ne la réprimande pas si elle est d'une humeur de merde. C'est son choix, elle doit bien avoir ses raisons de vendeuse pour faire la tronche comme ça. Si je la sens vraiment très énervée ou fatiguée je ressors et la laisse se reposer jusqu'à la prochaine cliente moins compréhensive.

Je l'aide aussi en me comportant comme si je faisais partie des employées pendant les 10 minutes de ma ballade. Je remets les cintres droits, je range ce qui dépasse, et je complimente les clientes en cabine. Et surtout je ramasse les fringues par terre. Je les secoue pour enlever la saleté, les défroisse, les remets sur les cintres. Je ne défais non plus jamais les piles de pantalon sur les tables. Inutile de vous dire que je ne rentre plus chez Zara en période de solde sinon je passe mon temps au ras du sol.

A cause de tout ça, je n'achète jamais rien dans les magasins car je ne trouve jamais ma taille ou je n'ose pas importuner la vendeuse en plein appel téléphonique avec sa meilleure pote.

La pauvre.

Les fast food. Ca pue la fritte, tout ce qui compose le lieu est recouvert d'une couche de graisse et les employés sont affublés de tenue atroce. Ils méritent donc le respect pour ne pas nous avoir écrasé notre sunday sur la tête. Quand j'arrive je sais toujours ce que je vais prendre et la regarde droit dans les yeux pour lui déclamer mon envie de double cheese. Vous n'avez jamais remarqué que les clients regardent toujours les menus affichés au dessus de la caisse lorsqu'il parle ?

Ensuite lorsque je débarrasse toujours mon plateau et si la poubelle est pleine, je fais tout le tour de la salle pour en trouver une relativement vide pour éviter d'entasser les ordures. Ainsi le prochain employé qui devra fermer le sac sera bien content de ne pas se retrouver recouvert de frites et de reste de coca.

Je ne savoure jamais mon repas (si tant est que l'on puisse savourer un hamburger) et souffre avec eux des heures qui leurs manquent à travailler avant de retrouver la liberté. L'empathie, c'est bon pour la ligne.

Troisième situation : le téléphone. Lorsque je tombe sur une plateforme et que l'on met du temps à prendre mon appel, je commence à angoisser "Ils sont dans le rouge !" "Ils doivent être débordés de boulot !" "J'appelle au même moment que les autres je vais peut-être être l'appel de trop !". L'appel de trop c'est celui qui termine une longue série d'appels et qui se solde par les larmes, la nervosité accrue ou la démission de la téléopératrice. Alors lorsque la personne décroche, je prépare toujours mon numéro client et épelle mon nom avant qu'elle ne me le demande afin d'être l'appel le plus court de sa journée. Mon but et qu'elle économise sa salive. Si je sens qu'elle lit un script ou qu'elle coupe le micro pour parler à sa copine, je laisse faire, la pauvre ça va la détendre.

Je raccroche toujours sans avoir eu le renseignement que je souhaitais car voulant bien faire je suis resté au téléphone 1m30.

Alors pour vous l'empathie envers ses anciens confrères, c'est du respect ou de la foutaise ?

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 15:58
A chaque fois que je passe devant mon blog depuis quelques semaines j'y vois des toiles d'araignées. Je passe rapidement l'air de rien hop hop personne n'a rien vu, car je repousse le moment d'enlever les toiles.

Et puis les araignées ça me fait un peu peur.

Alors aujourd'hui je dis STOP au virus de la flemme qui consiste à dire comme chaque dimanche "je vais écrire trois post d'un coup et les publier cette semaine parce que bon ! " ...

Et de ne publier au final que 3 post par mois.

Je n'écris pas par obligation mais le problème c'est que j'ai envie de m'y remettre sérieusement. Il faut que le blog revienne dans ma vie quotidienne comme le sport fait partie de mes pauses de midi. Certes avoir des fesses fermes est une motivation supplémentaire mais je veux reprendre le temps de poster régulièrement.

Alors je vous demande humblement de me mettre un bon coup de pied au cul virtuel pour faire tourner la machine.




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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 21:47


Lorsque l'on aime vivre dangereusement, on décide que son banquier ne sera pas le deuxième homme de notre vie mais juste une lointaine connaissance vaguement relou qui nous appelle un matin sur deux à partir du 25.


Mon banquier, je le vois pour les grandes occasions seulement : pour l'ouverture du compte, pour mes 25 ans où je perds tous mes privilèges, et lorsqu'il me fait croire qu'il veut me faire bénéficier d'une belle offre alors qu'il veut juste me vendre une carte de crédit.


Il connait pourtant ma situation l'inconscient.

Passons.


Je ne fais pas partie des personnes allergiques à tout ce qui porte des costards mais je ne cherche pas à nouer une tendre relation avec mon banquier. Nos communications par téléphone chaque fin de mois se résumeraient ainsi :

Mlle Brune la situation est catastrophique !

- Je mets un chèque demain.


Au moment où je prononce ces mots je ne sais pas où je vais trouver l'hypothétique chèque sachant que je ne peux me faire de chèque à moi même malheureusement.


Il y a deux types de clients dans une banque : ceux qui sont là pour faire de la figuration et ceux qui rapportent. Ceux qui rapportent sont les gros clients qui placent et les autres sont ceux qui sont tout le temps à découvert. Alors il suffirait que je menace de retirer mon compte de la banque et ils verraient tous les beaux petits agios partir vers d'autres contrées.

Le minimum syndical de ma part suffit donc à tempérer la situation.


Mais il y a une chose qui me terrorise, je ne sais pas si c'est un mythe mais c'est un peu mon loup garou à moi : la banque de France.


Tadam.

Brrrrr.


Si j'y suis inscrite un jour, j'aurais une visa électron et plus de chéquier...... et jamais plus je n'aurais le droit de faire un emprunt ….

Cette menace réussi à me calmer quelque temps et j'appelle moi même mon banquier pour savoir si tout va bien.

"Et la famille ça va, et mon compte en banque ça va ?"


Puis je passe devant une vitrine qui contient des bottes. Puis je me dis que 95 euros de plus ou de moins … et il faut que je les achète vite avant qu'il bloque la carte. Et puis c'était noël il y a 15 jours.

C'est en général le moment où il déterre la hache de guerre et où je lui parle de chèques hypothétiques.


Mon banquier et moi c'est la guerre froide dans le sud ouest.


C'est pas si horrible une visa électron non ?


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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 11:15

 

En ce moment j'écris beaucoup. Certes je n'écris pas beaucoup sur ce blog même si j'adorerais le faire  mais par contre la pulpe de mes index est en contact permanent avec le clavier d'un pc.

 

Oui je n'écris qu'avec deux doigts et je trouve que l'on devrait féliciter cet exploit au lieu de se moquer.

 

J'écris beaucoup de communiqué de presse tout d'abord. Les sites de communiqué de presse ce sont des sites où les référenceurs vont insérer leurs mots clés qu'ils habillent avec un texte autour. Je rebaptiserai bien ça "communiqué de mots clés" car je pense que le milieu de la presse se tape bien de nos tergiversations synonymiques pour éviter d'écrire 50 fois la même chose tout en disant 50 fois les mêmes trucs.

Le but n'est pas d'être lu, la prose peut donc être un peu moins poussée. C'est étrange d'écrire différemment, j'écris beaucoup comme un camelot qui vendrait ses produits sur un marché mais j'aime bien ça. L'important est de ne pas s'habituer à ce style sinon mes petits boulots deviendraient vite un aperçu de ça :

 

Je me souviens d'un de ces boulots qui a constitué pour moi une expérience professionnelle formidable. La boutique de collant présentant sa nouvelle collection 2010 et bla bla bla bla

 

En fait écrire comme cela c'est écrire beaucoup pour les robots et peu pour les humains qui passeraient là par hasard.

 

J'écris aussi pour maviepro. Vous avez du vois que chaque mardi ou presque je postais un lien vers ma chronique du jour. Je vais faire cela tous les mardis, car je n'écris pas pour les robots et les sujets restent dans la thématique de ce blog. C'est agréable et difficile d'écrire dans la thématique de son blog. Agréable car l'on parle de ce dont on aime et difficile car on est limité dans le nombre de caractère et parfois on aimerait bien se laisser aller plus loin. Cette semaine je remonte encore le temps en me remémorant les anecdotes lorsque j'étais en recherche de boulot.


C'est un chouette défi d'écrire pour les autres, et puis il faut faire vraiment attention à ses fautes d'orthographe chose que je ne fais pas toujours sur ce blog ...




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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 19:25

Je lui aurait bien mis un gnon. Mais avant je lui aurais écris une lettre.

Cher Paul,

Lors de notre dernier rendez-vous tu as été très conventionnel. Je n'en attendais pas moins de ta part, tu n'es pas vraiment connu pour ton excentricité, mais je pensais néanmoins recevoir quelque chose en retour.
En retour de ma venue. Oui car si je suis venu c'est pour quelque chose de précis : l'argent.
Tu crois que les gens qui viennent te voir sont là pour une autre raison ? On a compris depuis longtemps que tu nous ne donnerais pas autre chose.

C'est donc sans autre attente particulière que je suis venu te voir ce matin là.
Il neigeait et je suis venu en vélo donc je me félicite toute seule de cette performance, car Paul, tu habite toujours loin même lorsque tu déménages.

J'étais sereine, persuadée d'être traitée comme les autres. Je l'ai été : attente, courtoisie forcée, banalités, tu m'as tout fait.
J'ai néanmoins été surprise lorsque tu m'as dit qu'il me manquait un papier justificatif. Quand j'ai répondu que je te l'amènerais dans la semaine tu m'as dit que non il fallait que je reprenne tout mes papiers car tu préférais avoir tout en même temps. Non mais.

Je lorgnais les grandes étagères à rangement à moitié vides derrière toi et ne cherchais pas à comprendre, tu devais bien avoir tes raisons aussi ridicules soient-elles.
Lorsque tu m'as vu repartir avec les justificatifs de ce que tu me devais sous le bras je suis sûre que tu as été soulagé, « une de moins » sans soute as-tu pensé ?

Beh non, je t'ai envoyé par courrier tous les papiers ensemble comme tu le voulais. Pour que tu les classe tous en même temps et que ça ne te donne pas trop de boulot.

Depuis plus de réponse.

Paul que se passe-t-il ?

Heureusement que je me suis renseigné de plus près  et j'apprends que le courrier n'est pas dans le casier où il devrait être. Ça alors, David Copperfield serait-il un copain à toi ?
Oses me dire que j'aurais pu me bouger les fesses pour te les apporter en main propre et je te fais bouffer ton logo.

Et puis j'aurais du me douter que l'on ne pouvait faire confiance à deux service public sur la même tâche.

Bref c'est du passé, j'ai bien compris que je n'aurais pas mon argent ce mois-ci car je dois retourner au quatre coin de la ville revoir mes employeurs pour récupérer de nouveaux papiers.

J'ai envie de te dire en fait : Paul tu n'es qu'un con.

C'est ironique surtout que je parlais il y a peu de détours et d'anciens employeurs que l'on a pas envie de voir ...


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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 19:00

Il est un fait assez bizarre lorsque l'on quitte un job : la géographie de la ville change.

Elle ne change pas vraiment pour de vrai, mais les itinéraires que l'on prenait à l'époque ne sont plus les mêmes, comme si il avait poussé des murs en brique sur les anciennes voies que l'on empruntait.


C'est ce que j'appelle : le détour.


Le détour en fait c'est lorsque l'on emprunte l'itinéraire bis car on ne veut pas passer devant la porte de son ancien travail.

Que ceux qui ne l'ont jamais fait lèvent la main. Que ceux qui ont levé la main me confirment qu'ils ont plus de 18 ans et l'âge de travailler.


Pour des raisons un peu étranges on en vient à se rallonger le chemin de 2 kilomètres pour éviter de passer devant LA porte.


- On ne veut pas avoir à sprinter quelques portes avant pour avoir assez d'élan afin d'être invisible. Car sprinter en talon, c'est risqué. Sprinter quand on est chargé, c'est pas sprinter. Et sprinter quand on a oublié de sprinter à temps et que l'on démarre trop tard sa course, c'est ridicule.

Je passe sur l'échauffement nécessaire si l'on ne veut pas se faire un claquage d'un muscle jambier bien senti qui nous obligerait alors à s'arrêter devant LA porte ce qui est l'inverse de ce que l'on souhaite évidemment.


- On ne veut pas avoir à feindre l'ignorance. C'est vrai c'est stupide de faire comme si on n'avait pas vu que « oh tiens ne serais-ce pas mon ancien travail ? » Parfois cette méthode est nécessaire lorsque l'on s'est aperçu trop tard que l'on s'engageait dans la mauvaise rue. Si l'on est avec des amis on peut toujours ruser et regarder avec passion celui qui est à l'opposé nous raconter la fin de son panari au pouce.


- On a pas envie de rencontrer ses collègues ou son ancien boss, car on ne veut pas qu'ils sentent que l'on est parti sur un coup de tête et que si l'on aurait su on aurait bien bu une bouteille d'eau de javel au lieu de démissionner.


- On ne veut pas s'obliger à rentrer car c'est poli et se retrouver à faire planton à côté de ceux qui travaillent. Car une fois les « ça fait plaisir comment ça va ? » on n'a pas grand chose à leurs dire … et eux non plus. Alors c'est le moment en général où l'on se sent mal à l'aise, où l'on regarde 4 fois si l'on aurait pas reçu un appel et où l'on dit « bon beh j'vous laisse travailler, j'y vais ». Là fois d'après le détour en général, on le fait.


Voilà les quelques raisons qui en dehors du simple plaisir de la marche, me poussent à faire des kilomètres pour ne pas passer devant mes anciens boulots.


Et vous pour quelles raisons étranges vous vous rallongez le chemin ?

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 23:02

Il était une fois une princesse au cheveux brun (je n'allais pas non plus m'attribuer le personnage d'une sorcière). On l'appelait communément dans son royaume Brunola. La princesse Brunola sans histoire aucune, passait tranquillement son chemin en faisant fis de ses détracteurs qui la trouvaient trop gentille (oh ça va hein).

Elle traçait sa route quoi.

Fort inspirée de son cousin lointain Robin des Bois, elle décidait en ce mois froid de décembre à réchauffer les cœurs des siens en préparant pour noël victuailles et cadeaux divers délicatement posés sous le sapin. Sapin préalablement coupé de sa forêt à coup de hache et affublé de boules dorées et de guirlande brillantes pour l'occasion.

Les cadeaux ainsi entassés, elle pouvait dîner tranquille et apprécier le foie gras accompagné de sa confiture d'oignons et de sa feuille scarole décorative avant de se lancer dans la distribution d'offrandes.

Sourires enjoués et fortes embrassades lui firent comprendre qu'elle avait bien réussi son coup la bougresse.

Fort contente et la peau du ventre bien tendue (très bien tendue même) elle alla se coucher du sommeil du sage qui a répandu le bien autour de lui.

Deux jours après avoir digéré son foie gras, princesse Brunola arriva à sortir de sa léthargie pour lire un petit message apporté par un oiseau messagé (les sms n'existant pas il fallait bien trouver une parade ) :

Vous êtes débitrice de nombreux écus
Veuillez nous contacter au plus vite sans quoi …
… vous serez ridiculisée en collant bas de gamme sur la place du marché.

Signé : Créditoli Agricultis


Poussant un cri d'horreur face à se message menaçant, la princesse s'en alla compter combien d'écus il lui restait dans ses bourses.
Elle en arriva a un chiffre assez négatif pour songer un instant à récupérer les offrandes laissées à ses proches afin de les revendre sur Prince Ministre.

C'est en chemin vers le premier cadeau qu'elle fit un terrible constat : au fond la situation n'était point pire que les autres mois, elle l'était tout autant.

Rassurée par cette idée, elle sourit et rebroussa chemin pour s'en aller déguster le reste de foie gras qu'il restait dans une petite assiette enrobée de film plastique.

C'est ce que l'on appelle la magie des comptes de noël.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 19:57

Je poste peu en ce moment !


Entre les grèves de métro, faire la sardine dans les bus, décongeler mes pieds, vivre mes premiers jours de boulots, la fin de la saison de Dexter, et les gros dodos, je n'ai le temps de rien...


J'ai tout de même concocté plein de post dans ma tête et j'ai même fait des annotations sur des billets de trains, sur des tickets de métro, sur ma main pour penser à tout.


Alors lundi je vous attends avec plein d'anecdotes et une semaine mieux gérée.

A lundi !

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 19:13

Ce matin, je suis allée au pôle emploi de mon quartier. J'ai trouvé un boulot, mais j'aimerais bien savoir si j'ai le droit à quelque chose pour le temps où je suis restée inactive. Et à part du temps je n'avais rien à perdre à me rendre à ma convocation.

Le fait que j'ai mal compris le remboursement de mes lunettes lorsque j'ai appelé la mutuelle il y a trois semaine n'a rien à voir la dedans. Enfin presque. Se faire plaisir avec une belle paire de lunettes que l'on ne met jamais et qui se révèleront au final à moitié remboursées est stupide mais j'assume.

Je fais partie des gens qui ont toujours peur qu'on leurs dise : « le chômage, mais vous n'avez pas le droit ! » pour une raison ou pour une autre.
J'y suis donc allée un peu sceptique, persuadée que je me ferais refouler à coup de balai car je ne m'étais jamais présentée à ma dernière convocation, datant d'il y a plus d'un an, avant que je ne travaille à la boutique.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque l'on me reçu avec le sourire dans les algeco qui leur tiennent de lieu de travail. Ils ne me tenaient pas rigueur de mon lapin, c'était déjà une bonne chose.

J'ai eu mon rendez-vous et comme d'habitude il y a un truc qui n'allait pas car il me manquait un papier. Je n'ai donc pu « ouvrir mes droits ». Le fait que je sois auto-entrepreneur ne me rend pas service non plus, car à entendre mon statut de « chef d'entreprise », la conseillère à ouvert de gros yeux ronds et s'en est allée voir sa collègue de l'algeco d'à côté voir si j'avais le droit à quelque chose. J'étais tout de même un « patron », je n'avais pas les mêmes droits que les autres non? Que j'insiste pour lui dire que je n'avais jamais gagné 1 centime avec ce foutu statut n'y changea rien, septique elle était, septique elle restera.

Je suis donc repartie de là sans savoir si j'allais pouvoir payer mes lunettes avec l'argent du chômage ou en vendant un organe.

C'est à ce moment là que j'ai reçu sur le bonnet mes premiers flocons de neige. Chaque fois qu'il neige, je marche en tirant la langue car j'aime gober les flocons.
Fin de la parenthèse hivernale.

C'est sous la neige que je me suis rendue à mon nouveau travail. Je commence réellement mes fonctions début janvier mais je travaille jusqu'à la fin du mois pour les dépanner au service client.
Je travaille en free lance. Au moins mon statut d'auto-entrepreneur m'aura servi à quelque chose.

Je reviendrais plus tard sur mes premiers jours mais pour aujourd'hui je n'ai qu'une chose à dire : ça fait du bien de reprendre la vie active.

J'ai l'impression de rentrer dans une nouvelle ère. C'est pompeux comme pas deux mais c'est l'impression que j'ai.J'ai même fait ma première soupe ce soir, excellente recette trouvée sur le très bon blog de Marie.

J'ai même acheté un aspirateur.
On arrête pas le progrès.
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 09:09

C’est vrai que j’ai été community manager. Bon seulement 3 mois et au début d’un projet mais bon, on peut dire que j’ai été community manager.
Je n’ai jamais beaucoup parlé de mon expérience et de mes impressions, et aujourd’hui j’ai eu envie de le faire.

Lorsque je suis rentrée dans ma précédente entreprise, je ne savais que de près ou de loin ce que faisaistun community manager. J’ai bien été obligée de prendre le mode d’emploi. Alors je me suis mise à beaucoup lire. Il y a des tas de personnes qui tiennent des blogs spéciaux sur le sujet, très bien écrits et avec plein d’infos et de conseils sympas dedans. Ils sont archi-passionnés et pointus, ce qui fait que je ne me lancerais pas dans de grande théorie sur le community management ici car il y en a qui font ça mieux que moi.

Et  puis je n’ai pas envie de m’attirer des commentaires genre « nan mais t’as rien compris » et je n’ai pas envie de théoriser, ça m’ennuie.

En trois mois de CDD je n’ai pas vraiment eu le temps de rentrer dans le vif du sujet, vu que l’on cherchait aussi à augmenter le nombre d’inscrits histoire d’en avoir une de communauté à manager.

C’est maintenant avec le recul que je fais une constatation, en fait le community management je l’ai déjà fait.
Comment parmi toutes ces expériences aussi petites qu’insignifiantes ai-je pu avoir à manager une communauté ?
A la boutique de collants tiens.
Lorsque l’on travaille en boutique et que l’on tient un fichier client, je m’avance à dire que c’est du community management. On intègre les clientes dans une communauté d’acheteuses spéciales, qui est identifiée par la boutique. Elles sont privilégiées d’être par exemple « une cliente aubade », sont stimulées pour venir acheter et pour se sentir encore plus en appartenance au monde de la marque. On organise des tombolas, des cocktails, elles reçoivent des cadeaux. C’est une communauté que l’on doit sans cesse stimuler pour la faire revenir, pour la faire acheter, pour la faire parler de la marque. Si conflit intra-muros il y a, par exemple un collant qui taille trop petit, on gère ça avec diplomatie pour éviter que l’élément perturbateur face une mauvaise publicité en sortant. S’il y a un réel défaut de fabrication, on fait remonter cela aux dirigeants pour que ce soit arrangé.

La seule différence (oh il doit bien y en avoir d’autres) est que l’on ne peut contrôler ou bien surveiller ce qui se dit de la marque sorti des murs de la boutique. Ah et on voit les personnes physiquement aussi. Ca fait donc deux différences trouvées.

Donc vendeuse, vendeur, vous gérez un fichier client, vous êtes un peu community manager sur les bords.


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