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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:06

Vous vous rappelez du jour du bulletin ? Le jour du bulletin c’est celui où l’on passe plus de temps que de coutume devant la porte de la maison, la boule au ventre, imaginant des plans d’évasion, loin, à 10 kilomètres au moins, le temps que tout le monde s’inquiète et oublie le 9/20 en math.

Je me rappelle d’un jour du bulletin, le pire de mon histoire de collégienne, où je me payais un 0 en grammaire. Un 0. Sur un bulletin. Je digérais ma colique devant la porte, trempant le bulletin de mes mains moites. Je songeais à ce que je pourrais faire pour détourner l’attention du 0. Les autres notes, un peu au dessus de la moyenne, ne feraient pas le poids. Le pouvoir du zéro est quelque chose de très fort. Je serrais mon bulletin très fort dans ma main, avec un peu de chance, la sueur effacerait l’encre.

Je pourrais sinon déchirer la partie concernée, mentionnant que j’avais croisé Marc Dutroux sur mon trajet, qu’il avait voulu m’enlever mais que je m’étais bien défendue, oh ça oui. Et que malheureusement, le bulletin s’est trouvé amputé dans la bagarre. Quel dommage.

Je pouvais aussi la jouer psychologue, que le 0 en grammaire venait peut-être du fait que ma propre grand-mère avait refusé de me donner un bonbon l’été 1990.

Ou bien dire que de toute façon, j’étais une matheuse, que je comptais devenir médecin, et que vu que je sauverai des vies mon 0 en grammaire hein bon.

Mais la seule solution possible était de pousser la poignée, tendre mon bulletin et serrer les dents, lorsqu’à la lecture de la deuxième ligne, le 0 viendrait occulter toutes les autres notes et appréciations. Je baisserai la tête et oscillerai des « oui oui » lorsque mon père me dirait que désormais le samedi après midi, je le passerai le nez dans le livre, un zéro, non mais.

Tout ça, c’est un peu ce que j’ai ressenti la semaine dernière devant la porte du bureau de mon boss alors que je m’apprêtais à lui annoncer quelque chose. Stressée par le « comment va-t-il le prendre ? Annoncer ça au bout de 6 mois à peine … »

Et puis je me suis dit que de toute façon, je lui annoncerai tôt ou tard alors autant faire cesser le mal de ventre tout de suite.

 « Boss, je pars m’installer à Montréal » dis-je sans tourner autour du pot.

Changement de vie donc.

Mais j’aurais bien le temps de vous en reparler, vu que vendredi j’arrête de travailler et que j'aurais tout le temps du monde pour tout vous raconter…

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:58

Je travaille au 5ème et dernier étage d’un immeuble tout entier réservé aux entreprises. Personne ne se connaît évidemment et le seul moment où l’on partage une petite intimité est le voyage en ascenseur.

L'ascenseur, c'est un peu le territoire international appartenant à tous. Sans règles et sans lois. Là où les conversations continuent loin des oreilles indiscrètes du bureau.
 
L'avantage de le prendre à partir du dernier étage c'est que l'on est témoin de tout ce qui se passe et surtout que l'on peut en profiter un peu seul. Moi par exemple lorsque je m’en vais et que les portes de l'ascenseur se referment sur moi je me retourne illico vers le miroir et vérifie à la lumière du néon blafard si je n’ai pas un truc coincé entre les dents ou une crotte qui dépasserait du nez.
 
Petite parenthèse : il y a un gros malaise dans notre société qui empêche les gens de dire "t’as une crotte qui te sort du nez » et on préfère laisser tout le monde baigner dans un léger malaise en attendant que le malheureux veuille bien s’en rendre compte. Fin de la parenthèse.
 
L'ascenseur c'est un peu le café du commerce, où les personnes qui montent en groupe ragotent en allant fumer sur ceux qui sont encore au bureau. Et moi j'aime profiter du voyage.
5ème étage, je check ma mine blafarde en remerciant les lumières de me montrer à quoi je ressemblerai si j’étais un zombie. Je tente de me recoiffer avec les doigts tant bien que mal avant que l’ascenseur ne s’arrête au 4ème. Entre un homme ni jeune ni vieux ni beau ni laid. Comme on est poli on se dit « Bonjour », je lui dit « ah, pardon » et me dégage du passage pour qu’il puisse s’installer confortablement lui et sa mallette en cuir. Le temps de me demander si c’est du vrai cuir qu’on arrive au 3ème étage. On continue le voyage avec ce que j’imagine être Janine et Michelle de la compta qui cancanent sur Martine ça c’est sûr parce que « Rhô t’as vu quand même elle est pas chié d’avoir terminé le café  sans en refaire couler». Pas le temps de me dire qu’elles n’ont pas dit « Bonjour » qu’on arrive au 2ème et que monte une connaissance de pause cloppe de Janine et Michelle car elles se saluent gaiment « tu vas fumer, ça tombe bien nous aussi ». Je me dit que je suis bien contente de pas fumer quand l’ascenseur s’ouvre au 1er pour laisser rentrer la feignasse qui aurait pu descendre à pied tout de même. Echo de Bonjour. Puis rez-de chaussée, et le groupe se disperse, les plus polis disant « au-revoir », les autres s’allumant leurs cigarettes dans le hall.
J’aime bien l’ascenseur.

 

Edit : Un grand merci à JC qui m'a fait découvrir le skecth de l'ascenseur de Pierre Désproges que je vous invite à voir ici.

Aiga_elevator.gif

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 12:49

Est-ce que vous aussi quand vous étiez petits vous rêviez de porter des lunettes ?

Je me souviens qu’à l’âge de 4 ans je chipais les lunettes de ma mère, et, observant le monde à travers sa myopie, lui disais à quel point elle avait de la chance.

Ainsi soit-il, 2 ans plus tard on me détectait un astigmatisme qui m’obligeait à porter des lunettes. Avec ma paire de lunettes rose je faisais moins la maligne à devoir les porter tous les jours alors que mes copines n’avaient les leurs que pour lire et regarder la télé.

Une fois affublée de mes lunettes, je commençais à lorgner sur mes camarades qui avaient des appareils dentaires ou une jambe plâtrée. Le comble de la classe était alors de porter un appareil dentaire (celui avec le palais qui s’enlève pour dégouter tout le monde à table) et un plâtre, ce qui me ferait au moins oublier que je portais des lunettes. J’avais à l’époque une vision du bonheur assez particulière, mais je me serais bien cassé un truc histoire d’avoir un plâtre sur lequel tout le monde aurait pu écrire.

Le sort m’a épargné en ce qui concerne le plâtre, et pour l’appareil dentaire, c’est mon compte en banque qui m’en préserve alors que je reçois tous les 6 mois l’appel de mon orthodontiste qui me demande si oui ou non je suis enfin prête pour qu’elle me passe la bague aux dents.

Je n’ai pas la possibilité de l’enlever à table ? Alors non.

Il y a 3 ans, alors que je travaillais debout en boutique, je ne rêvais que d’une chose c’était de travailler dans un bureau. Le cul posé dans un fauteuil à roulette, la souris dans la main droite et un mug dans la main gauche. Je rêvais de faire claquer mes talons dans les couloirs avec un dossier sous le bras.

Ainsi soit-il je travaille aujourd’hui le cul posé dans une chaise à roulette une souris dans la main droite un mug dans la main gauche. Maintenant que mon rêve de bureaucrate est exaucé, je marche sur la pointe des pieds dans les couloirs me reliant des toilettes à ma chaise à roulettes. Le bruit des talons qui veut dire « je vais pisser », « j’ai fini de pisser » et «vu le temps que ça a duré c’était bien plus qu’un simple pipi » très peu pour moi. Je fais aussi moins la belle quand à 16 h je commence à m’étirer dans tous les sens, au bord de la raideur cadavérique. Je ne supporte pas d’être assise si longtemps, j’ai l’impression que mes fesses rentrent à l’intérieur et que mes bras vont rester pliés en angle droit toute la vie.

On rêve toujours de ce que l’on n’a pas. Normal une fois qu’on l’a atteint c’est plus un rêve mais une réalité. Ou alors je suis juste qu’une grosse chieuse…

Et vous, avez-vous des rêves bizarres que vous avez atteint … ou pas ?


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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 08:00

Aujourd’hui j’ai 28 ans. Chaque anniversaire est pour moi l’occasion de faire un retour sur moi-même purement égocentrique histoire de voir le chemin parcouru. Un peu comme lorsque l’on dessine au stylo sur un plan  le trajet que l’on vient de faire en se disant « ouah quand même ». Cela fait un peu plus d’1 an que j’ai arrêté les petits boulots. A 26 ans et des brouettes j’étais encore en train de régler des bretelles de soutiens gorge à des femmes pas toujours bien fraîches en rêvant de jours meilleurs.  Aujourd’hui j’ai un job qui me plait mais j’ai pris goût à tester de nouveaux jobs et comptent bien multiplier les expériences jusqu’à ma retraite à 80 ans.

Si je devrais résumer quelques faits « marquants » pouvant expliquer ce que je suis j’énumèrerais la liste ci-dessous.

5 ans et demi : J’apprends à lire grâce à l’émission « des chiffres et des lettres » et devient l’exception à la règle comme quoi la télé rend con.

10 ans : J’écris son premier livre avec ma meilleure amie. 15 pages avec illustrations aux feutres succès mondial dans ma classe de CM1.

14 ans : Je vis l’âge difficile où on a envie de rouler sa première galoche, d’être danseuse, d’arrêter de porter des lunettes et de rencontrer les Wolds Appart.

15 ans : Je rate mon brevet des collèges et me dis que je suis quand même mal barrée. Et puis je n’ai encore pas roulé de galoche.

15 ans et demi : je commence à mettre un pied dans le monde fascinant du travail en étant employé deux étés de suite à l’usine d’œufs.

16 ans  : je redouble la seconde et me dis que j’ai dû péter un miroir l’année dernière. Merde 7 ans dans la mouise, ça fait long. Ceci-dit, entre temps je l’ai roulé cette galoche !

19 ans : J’ai mon bac sans mention. A moi Montpellier, ses Cité U et la vie étudiante ! J’étais rassuré je n’avais finalement pas pété de miroir.

23 ans : j’obtiens ma licence et me dis que ça ne sers un peu à rien tout ça. Je file vivre à Barcelone.

23-25 ans : Les petits boulots ne sont plus réservés aux 2 mois d’étés et deviennent mon pain quotidien.

25 ans : Je quitte Barcelone pour Toulouse non par envie mais parce que j’ai rencontré un garçon et parce que je souhaite reprendre ma « vie en main ».

25-27 ans : Pour la « vie en main » on repassera et on repart pour 2 ans de petits jobs. J’ouvre un blog pour en rire et parce que je me dis que ça m’aidera peut-être à me trouver du boulot.

27 ans : Je suis contactée par l'adorable rédactrice en chef de maviepro pour écrire des chroniques sur la recherche d'emploi. Je rencontre dans la foulée la première personne qui me fait confiance et qui m’embauche pour un CDD de 3 mois. Mon CV devient crédible et je trouve un domaine qui me plait … grâce à mon blog.

28 ans : Maintenant que je ne me préoccupe plus de mon boulot je me préoccupe d’un tas d’autre trucs comme l’envie de faire le tour du monde, les 30 ans qui se rapprochent, le fait que je ne sache toujours pas négocier mon salaire etc.

Il y a bien d’autres faits marquants mais ils n’ont pas leurs places ici (genre première règle, tout ça …). J’entends au fond de la salle qu’on me demande ce que je souhaite pour mon anniversaire ?

Un petit commentaire ou un chèque.




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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 19:26

« Bon et tu fais quoi maintenant comme boulot ? » Depuis mes jeunes années j'ai habitué ma mère à des changements furtifs d'emploi, l'informant à chaque appel de ma nouvelle situation professionnelle : « ah ce boulot ? Noooon j'ai laissé tombé, maintenant je suis téléopératrice mais cette fois-ci je vends des fiches de cuisine ».

Lorsque j'étais étudiante j'avais toujours le droit à un : « tu fais quelle études déjà ? » parce que arts du spectacle on a un peu de mal à y croire. Je ne sais pas si c'est parce que j'explique mal ou parce que l'intitulé de mes études faisait très bling bling, toujours est-il que ma mère s'était mis dans la tête que je voulais devenir actrice et que j'avais choisi les études dans ce but. Dans le village de mon enfance, les informations se répandent comme une traînée de poudre, j'imagine comment la nouvelle devait résonner dans la tête des gens qui me connaissent comme une ado trop maigre avec de grosses lunettes.

De mon temps, les lunettes à la Camélia Jordana étaient loin d'être à la mode bien au contraire.

Lorsque ma mère me demandait dernièrement « et tu travailles dans quoi là ? » je pris une longue inspiration afin de trouver facilement les mots pour expliquer ce qu'était un community manager. Pour situer, ma mère fait partie des gens n'ayant encore ni ordinateur, ni téléphone portable et donc bien loin des réseaux sociaux. Je décidais de lui répondre le plus clairement possible,tenant à ma réputation et ne voulant pas que tout le monde me pense que j'étais « hackeuse » ou « créatrice de facebook ».

Car si je ne fais pas attention à la manière dont j'explique mon métier, tout le village croira ma mère quand elle dira « ma fille fait de l'informatique, elle a créé fessebouc pour des marques et fais des trucs pas bien clairs pour leurs attirer des visites ».

Je me devais d'être bien claire. « Alors tu vois, il y a des personnes qui se retrouvent sur internet sur des espaces que l'on appelle réseaux sociaux ... sur ces réseaux sociaux il y a plein de consommateurs, et ces gens là passent beaucoup de temps dessus à espionner les autres et à dire ce qu'ils font… Oui c'est vrai c'est un peu bizarre moi j'adore (hum, ne brouille pas les pistes tiens-toi en au fait). Nous alors on travaille pour des marques et on est aussi dessus... C'est un peu comme quand on lis un magazine et qu'il y a des pubs. En fait c'est comme si les pubs, elles te parlaient pendant que tu lis ton magazines et que tu pouvais parler avec elles. (Ou là je m'avance sur un terrain dangeureux du type « ma fille est folle » trouves une autre comparaison) … en fait on représente le visage humain des marques. Tu vois, une basket, par exemple, et bien, il y a des gens derrière, et on veut pas que les consommateurs nous voit juste comme une basket tu vois, mais plus comme une basket qui a du coeur  (Non non non la tu t'enfonces ma pauvre...). Et puis on organise des concours pour que les gens nous trouvent cool et sympas. Enfin voilà quoi. Comme ça les gens, ils savent qu'on est proche d'eux et ils viennent visiter le site internet où on vend des trucs et dans le meilleur des cas ils achètent. Voilà quoi …

- Oui oui je vois, je vois …euh ... et sinon tes chats vont bien ? »

Je laissais ma mère sceptique et préoccupée par la santé mentale de sa fille. Soyons réaliste, j'explique très mal ce que je fais. Je peux dire adieu à ma réputation, au mieux j'aurais le droit à « ma fille elle croit qu'elle fait parler les pubs sur internet, pour que les gens la trouve cool. Elle a l'air en mal d'affection, j'ai toujours su qu'elle était bizarre. De toute manière quand on veut devenir actrice ... »

J'aurais au moins essayé.

 

 

P.S. : Maman, j'exagère un peu hein tu le sais ...

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:58

Il y a une raison toute simple qui fait que je n'écris plus depuis l'annonce de mon départ en vacances : l'annonce de mon départ en vacance.

Voir "en vacance" écrit en haut de page me donnerait presque l'impression d'y être encore. Je n'ai pas changé non plus mon annonce de répondeur qui envoie paitre les gens qui m'appelle "je reviens le 12 juin donc ne me laissez pas de message car je ne les écouterais pas".

 

Mon banquier peut penser que j'ai quitté les lieux jusqu'au mois de juin 2011 ce qui n'est pas plus mal.

 

Le Québec est une région merveilleuse pas seulement parce que l'on peut s'y goinffrer de Poutine mais aussi parce que les habitants sont détendus et incroyablement gentils. Et ce même si ils distribuent des bourrelets à tours de plats...

Donc voilà je suis de retour.

 

 

poutine.jpg

 

 

Donc voilà, je suis de retour même si je ne me suis jamais complètement remise du repas ci-dessus ...

 

 

 

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 11:39


Rappelez-vous pour ceux qui ont le courage de me lire depuis le début "levez la main …. 1 ….2 peut-être 3 au fond non? " j'ai commencé mon blog par un post du même titre. Je ne sautais pas de ligne et je faisais plein de fautes aussi.

A l'époque j'étais paumée, désabusée et j'avais une sainte horreur de cette question.
Je faisais aussi 3 kilos de moins ce qui fait que je ne pense pas à cette période sans ressentir une once de nostalgie.

Cette question "tu fais quoi dans la vie ?" est un peu de la même race du "tu viens souvent ici ?" prononcé par le mec en boîte qui ne sait pas comment entamer la conversation. Eh beh cette question (la première hein, l'autre on s'en fout) on la pose tous un moment où à un autre. Lorsque je la pose, ce n'est jamais dans les premières minutes de la rencontre, c'est seulement lorsque je trouve la personne tellement agréable que j'ai envie de savoir ce qu'elle fait quand elle n'est pas avec moi. J'aime connaître le parcours des gens.

En tout cas ce n'est jamais pour cataloguer la personne dans les cases "servira" " servira pas".

La dernière fois que j'ai posé cette question, la personne commence à me répondre bredouillante "Oh… tu sais… pas grand-chose de super … je travaille …enfin tu vois …"

On aurait dit moi. Je voulais l'aider en lui disant "N'ais pas honte tu vois ces mains et bien elle ont débouché des toilettes pleine de crottes dans un fast food"? Mais je la laissais formuler la chose à sa manière. Et bon appétit aussi.


Elle mis du temps mais elle finit par me dire : "Je fais du conditionnement dans une usine alimentaire". Là où des personnes auraient tourné le dos en allant se resservir un verre du vin, j'ai tout de suite accroché en lui posant une tonne de questions sur son boulot. Je voulais tout savoir : l'ambiance, les tâches qu'elle faisait … elle a du me prendre pour la sœur de son boss prête à investiguer sur la motivation des employés.

Lorsque l'on a un petit job on a plein de choses à raconter je voulais donc qu'elle me raconte les siennes. Elle m'en a raconté quelques une avec le sourire, ça m'a fait plaisir et à elle aussi.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 21:33


J'ai toujours été aussi photogénique qu'un poil de cul. Lorsque je regarde des photos de moi je pousse des argh et des bâââââ en entendant mes amis confirmer en silence qu'effectivement j'ai encore une fois gâché les photos de groupe. Les yeux fermés, la bouche tordue, la position inconcevable, c'est mon truc. (Je viens de mettre une photo pour illustrer mes propos mais finalement je n'assume pas !)

 

Et puis, en photo, je préfère faire la neuneu, car lorsque j'essaie de poser j'ai l'air con. Alors entre avoir l'air moche et avoir l'air con j'ai choisi mon camps.

Hormis à l'heure de mettre une photo sur mon CV. Je rêve d'un monde où je n'aurais plus la peine de mettre une photo sur un CV mais je me suis toujours dit que pour manque d'expérience autant combler avec la sympathie visuelle. Je cherche toujours LA photo où je n'aurais pas trop l'air d'avoir picolé et où je me trouve sympa. Je cherche pas à avoir l'air bonne juste à avoir une bonne tête. C'est totalement subjectif vu que mon brun jette toujours un œil sur les photos pour me dire « nan pas celle là t'es moche ».

Merci mon cœur.

En même temps si je l'écoutais, je mettrais en tête de mon CV les photos où j'ai l'air d'une pouf. C'est d'ailleurs lui qui a choisi ma photo de profil de twitter. La brune à mèche moi je l'assume pas. J'assume beaucoup plus les photos où j'ai l'air con mais sympa. C'est tellement plus facile de surprendre les gens une fois qu'on les a en face.
Lorsque à la boutique de collant nous recevions des cv, je ne regardais que ceux avec une photo. La photo c'est ce que l'on regarde en premier et c'est aussi ce que l'on repère le mieux à l'heure de demander « tu me passes le CV de la petite brune sympa ». C'est aussi ce qui est le plus sujet à dérision.

A l'époque on prenait les photos d'identité au photomaton pour le CV. Je me souviens en faire des photocopie pour en avoir plein en stock. Mais les photomatons ne laissent pas trop le choix d'étudier la mine qui nous fera avoir l'air sympa... Avec eux, c'est tout ou rien et vu le prix on est tout de suite plus indulgent avec soi-même. Je ne parle pas des photos des papiers officiels. J'espère qu'ils n'appliqueront jamais les mêmes horrible règles strictes pour les photos de cv.  Trop de mèche, trop souriant, pas assez d'épaule, trop d'épaule. Arrrrrrghhhhh. De toute façon j'aurais l'air d'une terroriste alors finissons-en. Tout ça pour avoir l'air d'une morte vivante sur la photo que l'on va garder 10 ans sur son passeport.

Je me souviens un jour avoir eu envie de mettre une photo un peu décalée sur mon CV lorsque je cherchais encore du travail. J'avais fait un petit sondage sur twitter, et fut assez surprise des réponses, les personnes étant moyennement convaincue par le fait de mettre une photo « qui change ».

Et vous quelle type de photo avez-vous sur votre cv ?








 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 12:18

Ci ce blog sent le renfermé depuis quelques semaines jours c'est que :

a) Je suis parti en retraite spirituelle en Inde ce qui fait que l'on m'appelle maintenant Brunhiva, que j'ai pleins de poils sous les bras et que internet est pour moi un synonyme de vie superficielle et sans intérêt.

b) J'ai enfin réussi à convaincre mon brun de faire un ménage à trois avec John Krasinski
(série "The Office" mais si vous connaissez et sinon vous devriez) ce qui fait que maintenant que je suis à la tête d'un harem je n'ai plus le temps de toucher à un ordinateur.

c) Je suis devenu aveugle à force de passer trop de temps derrière mon ordinateur. Et j'attends une greffe des yeux avant de reprendre mon blog. J'accepte des yeux vert ou des yeux bleus d'ailleurs comme ça pour changer.

d) Y a pas de raison je suis juste une petite feignasse.

Si vous donnez la bonne réponse je reviens avec un post très vite !

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 19:23

On lis souvent des articles intitulés « comment trouver un travail grâce à son blog » ...mais il y a une problématique beaucoup moins abordée : une fois le boulot dégoté, comment continuer à alimenter son blog.

Mon blog je l'aime, même si au moment où j'écris ses mots je trouve ça super culcul tendance un peu pathétique. Mais c'est vrai, il m'a ouvert des opportunités et m'a donné confiance en moi.

Je ne ferais pas de psychologie de comptoir rassurez vous même si j'adore ça.

Depuis que j'ai ouvert ce blog je n'ai eu que de courtes durées de chômage et durant mes périodes actives je n'ai jamais cessé de bloguer. Sauf depuis quelques semaines. Là je bloque, je n'arrive pas à m'assoir 5 minutes sur mon ordinateur personnel si ce n'est pour balancer de la musique. Et pourtant à l'époque je trouvais tout les stratagèmes possible pour écrire mes posts.

Lorsque je travaillais chez Standartel je bloguais pendant les appels et pendant les heures creuses, ayant toujours une page Word ouverte. N'ayant pas de place attitrée,  je laissais ainsi des vestiges de mes brouillons de post sur tous les ordinateurs que j'occupais. Ne pensant jamais à mettre mes fichiers à la poubelle une fois la note publiée, il n'était pas rare que je laisse sur les bureaux d'une vingtaine de pc des « post 1 », « post modif 1-bis » lorsque ce n'étais pas les différentes versions de mes CV qui étaient à la vue de toute l'entreprise.

A la boutique lorsque je n'avais pas la chance d'avoir accès au net depuis l'ordinateur central alors je la jouais moyen-âgeuse en écrivant mon post à la main au crayon et au papier et le recopais en arrivant chez moi. Je faisais tout cela quand j'étais seule bien sur et appréciais moyennement d'être dérangée par une cliente pendant l'écriture d'une idée très inspirée. C'est ainsi que lorsque j'ai croisé à l'ouverture un samedi matin une énorme substance maronnasse directement issue du fion d'un chien ayant probablement mangé des flageolets avarié juste devant la porte, j'ai pu écrire en direct live mes émotions.

J'ai toujours aimé bloguer au travail. Mais rassure-toi boss si tu lis ces lignes, je ne le fais pas du travail actuel. Non. Je réservais ça au boulo où je n'avais pas peur de me faire licencier.

Il me reste plus que la solution de bloguer à domicile. Mais lorsque j'arrive chez moi, j'ai toujours des choses à faire comme des trucs de ménagères pas très glamour et des tas de trucs qui peuvent pas se faire tout seul comme claquer une somme indécente à l'épicerie d'en bas parce que j'ai eu la flemme de claquer 2 fois moins au lidl qui est pourtant sur le chemin.

J'ai une vie passionnante.

Et vous vous bloguez au boulot ?

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