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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 12:40


S’il y a une chose que j'ai appris de mes différents petits jobs c'est savoir partir à l'heure. Par partir à l’heure, j’entends être sur mon vélo 15 minutes après l’heure de fin inscrite sur mon contrat. Et vu que je tiens à ce que les éventuels employeurs lisent ce post jusqu'au bout avant de me prendre pour une branleuse je précise : en arrivant toujours à l'heure le matin.

Y compris les lendemains d’anniversaires ou de fêtes de la musique.

Sauf que je me rends compte que partir à l’heure n’est plus vraiment dans la normalité de nos jours…

« Eh oh tu prends ton après midi ? » Qui n'a jamais entendu cette phrase très à la mode dans les open space lorsque l'on commencer à ranger ses affaires alors qu’il fait à peine nuit ? C'est tout nouveau pour moi cette « pression » de rester après l'heure. Et puis rester pour faire quoi?

Lorsque j'étais téléopératrice, on devait se « loguer » à son téléphone dès son arrivée, c'est à dire rentrer son code attribué (« je ne suis pas un numéro ») sur le clavier pour dire que oui, c'était bien moi, le 1273, qui était là pour vous vendre des fiches de cuisine et vous énerver à l'heure du fromage. Il fallait donc se loguer à l'heure pile sans quoi on se prenait des réflexions voire des avertissements. Autant dire que si on ne tolérait aucun retard en amont alors je ne tolérais aucun retard en aval. Venue l'heure de la délivrance, je me déloguais en tapotant le même code perso suivi d’un dièse, en utilisant mes 5 doigts aussi rapidement qu’Uma Turman pour faire passer l'arme à gauche au vieux Bill.

Vous n’avez pas vu Kill Bill ? Beh désolé, il meurt à la fin oui. En même temps c’était dans le titre non ?

En résumé quand on me répète que « l'heure c'est l'heure » ça ne tombe pas dans l'oreille d'une sourde.

Quand je travaillais en boutique, pareil. Il était impensable d’arriver en retard, il fallait ouvrir les portes à 10 heures pétantes ce qui supposait aussi d’arriver en avance  le temps de mettre ma tenue de femme fatale obligatoire.

Autant dire qu'après avoir fait essayer des culottes gainantes et vendu des collants toute la journée, à 18h30 le processus de fermeture commençait à s’enclencher automatiquement : vider la poubelle, remettre les cintres en ordre, compter la caisse. Bref, tout ce qui pouvait me permettre d’être dehors à 19h01.

Pour dissuader les clientes tardives, je lançais un regard menaçant à quiconque s'aventurait à pousser la porte. Pour info, les clientes de 19h, ne sont là que pour flâner jusqu'à 19h15, le temps que leur mari vienne les récupérer à l'angle avec le Porsche Cayenne. Au mieux elles achèteront le truc le moins cher et le paieront par carte, au pire, elles essaieront toute la boutique, choisiront le truc le moins cher, le paieront avec un billet, exigeront la monnaie en pièce de 2 euros et de 1 cts pour la boulangerie. Ce qui nous obligera à recompter la caisse pour vérifier que tout tombe juste.

Vous avez déjà vu dans les boutiques les vendeuses qui vous disent passé une certaine heure « ah par contre je ne prends que la carte bleu ». C'est juste qu'elle a compté sa caisse et qu'elle préfère perdre une vente et plutôt que de tout recompter, risquer de faire une erreur, re-recompter, et finalement laisser sa lettre de démission sur le comptoir.

Sauf de sombres exceptions, je suis toujours partie à l'heure.

Je pensais que j'associais envie de partir à l'heure à petits boulots, mais en fait non. C'est juste que j'ai appris à savoir m'arrêter de bosser. Mon boulot à beau me plaire, j'éprouve le besoin de dire « stop ». Et si ce besoin correspond avec le moment où j'arrête d'être payée ne doit pas être un hasard non plus. Mais toujours est-il que je fais mes tâches de la journée dans le temps escompté, sans bâcler, et que je ne pars jamais en laissant un collègue dans la merde.

Je précise à tous employeurs qui seraient arrivé jusqu'ici que s’il y a vraiment du boulot, des trucs urgents à faire, je reste le temps qu'il faut. Mais tout ce qui concerne le travail n’est pas forcément une urgence. Il y a toujours des trucs à faire, il faut juste savoir en garder pour la journée qui suit.

Le boulot c'est bien, mais ce qui compte le plus pour moi c'est ma deuxième journée, celle qui commence autour d'une bonne bière ou lors d'un cours de sport. Je n'apprécierais pas autant ces moments si je ne travaillais pas mais je n'apprécierais pas autant mon travail si je ne les avais pas.

Rassurez-moi, il y a des gens comme moi parmi vous ou ne suis-je qu'une petite branleuse ?

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Published by La Brune - dans L'agence
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commentaires

Franck61 25/02/2011 11:23


Vous avez une expérience de 8 ans à la fois en agence et chez le client ? Vous êtes dotés d'une bonne connaissance du web ? Vous maîtrisez tant à l'oral qu'à l'écrit le français et l'anglais ? Vous
possédez bien entendu un compte Facebook ? Ce poste est peut-être pour vous ! http://minu.me/3ur7


Gossip Boy 17/02/2011 18:48


Coucou La Brune,

Je suis également comme ça dans ma vie professionnelle. Je ne sais pas pourquoi travailler "pour la gloire" de travailler gratuitement et d'offrir des heures supplémentaires inutiles ne m'attire
pas.

Je n'ai rien contre ceux qui travaillent tard le soir dans le but de ne pas rentrer tôt chez eux, mais que font-ils pendant la journée? ^^

Bisous, bisous,

XO

Gossip Boy.

PS : Ton attitude, moi j'appelle ça du professionnalisme.


La Brune 10/03/2011 16:44



Ca n'est pas une attitude du goût de tout le monde ... je suis contente de voir que certains partagent tout de même mon point de vue :)



Animality 17/02/2011 14:55


Je suis comme ça aussi.
J'arrive à l'heure, donc je pars à l'heure. Finito de se ronger pour absolument finir un truc.


Spookymic 17/02/2011 14:10


Un billet plein de bon sens...
Je me permets juste une petite correction.
Dans ton avant dernier paragraphe, écris plutôt:
"si je ne travaillais pas..."
Bravo pour ton blog plein d'humour, et de bon sens (encore une fois ;) )


La Brune 10/03/2011 16:46



C'est corrigé :)


Merci :)



Bôôh 17/02/2011 14:08


En Europe du nord, il est fréquemment considéré que quelqu'un qui ne part pas à l'heure n'est pas assez performant pour faire ce qui lui incombe dans les temps impartis. Je trouve ça plus sain que
le concours de celui qui partira le dernier pour montrer que "moi je bosse". Pour ma part, j'ai une excellent règle : l'horaire du train. Bien sur je peux me laisser déborder, ou être appelé par un
client alors que je suis en train de plier bagage, mais vu que le train suivant est une heure après, je ne m'y amuse pas trop...