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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 08:49

En ce moment il n’est pas rare de voir se multiplier les jeunes dans la rue, nez en l’air et pochette remplie de CV à la main, en train de chercher l’enseigne qui les acceptera pour cet été.

 

Certains cherchent l’impossible : un boulot pas trop chiant et pas trop prenant juste pour le mois de juillet, et qui rapporterait assez pour se faire un road trip en Inde au mois d’Août. Leur but est de récolter assez d’argent de poche pour passer un bon moment faisant fis de leur employeurs et les plantant le 31 juillet car on ne va tout de même pas se gâcher son été pour un vulgaire emploi.

 

D’autres passent leurs 2 voire 3 mois d’été à travailler à un rythme soutenu pour pourvoir récolter assez d’argent pour tenir jusqu’en décembre, les prochaines vacances où ils pourront retrouver du travail. Ils finissent leur été blanc comme un linge et fatigués mais fier d’avoir tenu bon.

 

Dans ces deux cas, pour les parents, les petits boulots d’été sont un excellent moyen de débrider leurs mômes et de leur inculquer la fameuse valeur travail. « Moi Théo il travaille chez McHamburger cet été, il travaille beaucoup et faits les soirs, on est très content pour lui ».

Ils sont fiers que Théo soit assez dégourdi pour faire ce qu’on lui demande sans se faire virer au bout de deux jours.

Reposons leur la question lorsque Théo après avoir terminé son master 2 de sociologie retournera chez son ancien employeur pour se payer son loyer. « Théo ? Roh, ce glandeur, même pas fichu de trouver un travail dans sa voie, il travaille chez McHamburger parce qu’il n’a pas le courage de trouver autre chose ».

Donc que Théo fasse ça pour l’été c’est classe qu’il continue à travailler là-bas, c’est un instable glandeur. La valeur travail change selon le contexte.

 

Pour d’autres parents un travail est un travail quel que soit le contexte. « Julie, pourquoi continuer tes études d’économie, ils veulent te garder chez McHamburger, avec le taux de chômage et la crise, ce serait un luxe de refuser, les gens mangent des hamburgers toute l’année, c’est un travail sûr ».

Je vous laisse deviner dans quel cas le vaillant étudiant serait retenu comme glandeur.

 

Lorsque je vois ces jeunes distribuer leurs cv, je me dis que les raisons qui les poussent à le faire ne sont pas les mêmes et que selon la valeur travail qu’on leur à inculquée, cet expérience n’aura pas le même impact chez l’un ou chez l’autre.

 

Certains penseront que la facilité d'être embauché dans des petits boulots permet de gagner rapidement sa vie. D’autres se diront que jamais ô grand jamais je ne travaillerais toute ma vie comme ça.

 

Je suis un mix de Théo et Julie, avec quelques années de plus, pour qui un boulot d’été aurait un peu trop duré …

Heureusement que je ne suis pas restée bloquée sur les vendanges.

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commentaires

Gossip Boy 03/06/2009 16:40

Coucou La Brune,

Comme je te comprends, je suis resté "coincé" avec mon boulot d'été pendant 12 ans!!! ;-) Le pire c'est que je pourrais encore l'avoir ce job, mais j'ai eu ma dose de baby-sitting.

Bisous, bisous,

XO

Gossip Boy.

La Brune 03/06/2009 23:32


Les nounous professionnelles sont très demandées!


Flav 02/06/2009 16:57

Ah les petits boulots d'été, un passage obligé pour beaucoup, qui se révèle très instructif. Comme tu le dis, la difficulté est de s'en éloigner une fois les études finies... Pas toujours évident, mais mieux vaut un petit boulot que rien du tout !

La Brune 03/06/2009 23:37


C'est vrai, mais ça ne devrait pas dépasser les 3 ou 4 mois maxi!