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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:12
Lorsque l’on est vendeuse, on n’est pas seulement là pour présenter des produits et faire la potiche, il faut surtout faire du chiffre.
La bête noire d’une vendeuse c’est les jours de pluie, de tempête, de guerre nucléaire…

... et pire que tout : les jours du mois d’août.

Il y a deux ans je trouvais un boulot de dépannage comme vendeuse dans une boutique en liquidation. C’était une boutique de prêt-à-porter et j’allais pour la toute première fois expérimenter la vente de vêtements.
Ma patronne avait stipulé lors de l’entretien que je resterais seule tout le mois d’août car elle partirait en vacances au soleil.

Ben tiens!

Travailler seule, je l’ai souvent fait à la boutique de déco à Barcelone, où il y avait toujours quelque chose à faire pour s’occuper : faire la poussière qui s’accumule, redisposer les objets pour que ce soit plus vendeur…
De toute façon vu que j’étais observée il valait mieux que je m’active un minimum.

Quand on travaille dans une boutique de vêtements en liquidation seule en plein mois d’août c’est beaucoup moins rigolo. Les premiers jours de disette humaine, il fallait bien que je trouve des choses à faire pour m’occuper. Au début, je regardais une à une toutes les étiquettes des vêtements afin d’être incollable sur leurs compositions et vendre plus à la cliente qui passerait peut-être par là. Je sautais donc sur chaque personne qui rentrait avec la ferme intention de leur vendre la boutique.
Une fois les pourcentages de soie et de coton appris par cœur, je continuais à m’occuper en pliant et dépliant sans fin les vêtements sur les étagères.

Petite parenthèse : j’ai du plier 2000 fringues dans ma vie et je plie toujours aussi mal…

Voyant ma santé mentale affectée par ces tâches infligées et répétitives je cessais toute obsession du rangement et décidais de me mettre à la lecture.
Je me suis ramenée « Les Bienveillantes ». Certes il y a mieux comme lecture de détente mais ce gros pavé me permettrait de passer le temps tout en évitant de m’endormir.
De toute façon s’endormir sur un tabouret est naturellement assez difficile.

Je passais des heures entières à lire et à attendre patiemment mes 3 clientes quotidienne. Sauf que je les accueillais à demi-mot, ramollie par ma lecture et par la chaleur de l’été.
Il devait faire 35 degrés dans la boutique car je déteste la clim et les spots ça chauffe.
Les rares fois où les clientes s’intéressaient à un modèle, il ne restait bien sûr pas leurs tailles, ni la couleur qu’elles souhaitaient.

Puis arriva cette fameuse journée où le livre terminé, les piles de vêtements 500 fois pliées/dépliées, je perdai ma nonchalance.

18h30! Je n’ai toujours rien vendu. J’ai pourtant fini mon livre. C’est horrible… le bruit doit courir dans toute la ville que je lis des livres en boutiques et que je ne vends que des pantalons taille 48. Personnes ne rentre… Acheter moi-même une pièce serait une folie il n’y a rien à moins de 100 euros!

J’avais tellement de bouffées de chaleur que j’ai du mettre la clim ce jour là.

J’ai terminé à 19h à 0 euros.

Ma patronne rentrait le lendemain et m’appela le week-end pour me dire de ne pas revenir le lundi.

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commentaires

aymeric 08/02/2009 18:44

c'était où cette histoire?

Brune 09/02/2009 09:44


Il y a deux ans à mon arrivée ici.


Petite Audrey 07/02/2009 20:38

Mouais bah en même temps t'as rien à te reprocher hein, t'allais pas non plus faire un strip tease devant le magasin pour attirer les clients...

Brune 09/02/2009 09:43


Le problème c'est que je ne faisais même plus d'effort avec les clientes qui entraient.