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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 08:38
Mon petit boulot actuel c’est vendeuse. Mais vendeuse dans une boutique bien sympa et puis il faut bien se nourrir.

Les vendeuses. On se retrouve face à elles plusieurs fois par semaine selon  son degré de shopping. Il y a l’insupportable vendeuse pot-de-colle-je-veux-mes-primes, celle qui veut vous vendre jusqu'au présentoir "si je vous jure avec la couleur de vos cheveux il irait très bien". Beh moi je suis l'extrême opposé de ces filles, l’antithèse de la vendeuse enjouée et motivée. Je me demande même pourquoi on m'embauche vu mon incapacité à me vendre moi même pour commencer.

Mes entretiens d'embauche sont pitoyables, je perds tout mes moyens, et résiste à me recroqueviller en boule quand on commence à me parler chiffres d'affaires et compagnie. Mais à la question "quelles sont vos qualités?" je réponds toujours "honnête". Je pense que ça fait pas mal pencher la balance par rapport à la non-attitude commerciale que je renvoie, et ça leur montre que moi ,au moins ,je n’irai pas piquer dans la caisse. Je n'oserais pas dire qu'accepter le salaire le plus bas fait AUSSI pencher la balance.

Lors de mon dernier entretien pour mon petit boulot actuel, j'ai du détailler mes précédentes expériences de vendeuse ( car non je n'en suis pas à mon coup d'essai ) mon interlocutrice s'attardant  surtout sur l'expérience d'un job d'été qui s'était particulièrement mal passé : mon ex-boss ayant encore de travers le fait que je fasse la tête à toto de chiffre d'affaire deux jours dans la même semaine. Elle me posa donc la question sur l'éventualité d'un appel à celle-ci pour savoir ce qu'elle pensait de notre expérience ensemble. Me doutant bien qu'elle n'en pensait pas plus que lors de nos échanges de regards froids et furtifs lorsque nous nous croisons dans la rue, je lui répondis que l'expérience en plein mois d'août dans une boutique en liquidation où les tailles restantes sont le 48 et le 52 ne valait pas cette peine.

J'ai eu le temps de lire "les bienveillantes" en une semaine sur mes heures de travail.
J'omis cette précision et je me suis faite embauchée : l'honnêteté vous dis-je.

Comme à chaque fois que je commence un nouveau travail, je m'autorise une période d'adaptation de deux mois, où je décourage mon employeur de compter sur moi pour lui augmenter son chiffre mais où je me rends indispensable. Je reste donc par mon attitude dévouée et serviable au possible, et ma capacité à savoir tout faire… en passant je suis bien contente de n'avoir pas encore eu de patron masculin.





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commentaires

Sen 21/05/2010 21:45


je confirme : on a décidément une paire de points communs! Moi non plus je ne suis pas bien brillante aux entretiens d'embauche (auxquels je suis d'ailleurs rarement conviée!) et souffre d'une
incapacité à "me vendre", rien que l'expression me donne mal au coeur! Mais pourquoi faut-il toujours tout rapporter au commerce, au "bankable"? Et l'humain dans tout ça, hein?? :-s


rocepe 08/01/2009 16:24

Pourquoi vends-tu ton honnêteté alors que tu pourrais facilement (et bien plus efficacement à mon avis) vendre ta beauté naturelle et ton humilité?

Brune 08/01/2009 20:07


Ma beauté les irradie déjà tellement que je ne me permettrais pas de faire doublon en en parlant (à prendre à un degré trés
lointain). Je préfère alors vendre ma sincérité et ma simplicité, qui m'ont fermé pas mal de porte, certains employeurs préférant quelqu'un qui joue un rôle à quelqu'un qui soit trop lui-même dans
son travail.